‹ Le JouvencelChapitre 157 sur 184 · II, p · texte numérisé non relu

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Guillaume de Vienne, seigneur de SaintrGeorge$% dont elle eut un enfont unique, Guillaume de Vienne, qui parait au procès et forme, en général associé aux Bueil (qui suivent), la partie opposée aux Bourbons^.

Guillaume de Vienne ne s'était joint que tard à la cause des Bueil, et peu avant la sentence arbitrale de '1 454 . Tout en demandant à bénéflcier de leurs pièces et arguments, ce qui lui Ait accordé, il faisait cependant d'expresses réserves sur ce qu*il était enfant unique de sa mère et demandait à ce titre à hériter de la moitié des biens qui seraient dévolus à leur branche (branche de Sancerre). Cette prétention fut écartée. En outre, Guillaume, qui parait avoir été un plaideur acharné, eut, après partage, de nombreuses contestations avec ses cousins, comme nous le verrons plus bas.

La troisième sœur de Béraud III, Marguerite Dauphine, également issue de Marguerite de Sancerre, avait épousé Jean IV de Bueil ^. Ses trois enfants, Jean V, Louis et Anne (épouse de Pierre de Cbaumont), paraissent au procès; mais, Louis étant mort en ^U7, sans héritiers légitimes, Jean V et sa sœur eurent seuls part à l'héritage. Jean V, lui-même, fut, à ce qu'il semble, très favorisé dans le partage des terres vis-à-vis de sa sœur Anne.

Les Bueil et G. de Vienne réclamaient donc, d'un commun accord, comme descendants de Marguerite de Sancerre, toutes les terres provenant de cette dernière. En outre, en ce qui concernait les biens provenant directement des Dauphins d'Auvergne, ils concédaient un tiers de ces biens aux Bourbons, et réclamaient, comme représentant leurs mères, la possession des

1. V. son contrat de mariage clans Balaze, l. c, II, 408, à la date de 1400.

2. Pour G. de Vienne et sa famille, y. Mémoires (C Olivier de la Marche, 1, p. 188, 311, 335. — Tuetey, les Écorcheurt, I, p. 21, note. — Bcaocoort, Hist. de Charles V7/, III, 171.

3. Nous avons vu plus haut (I, p. y) que ce mariage devait avoir en lieu vers 1401. Voici un document qui montre qu*il était eo tout cas antérieur à U07. En efl'et, en t414, Jean IV de Bueil fait saisir lea terres d'Ardes, Vodables et Soulignât appartenant à son beau-frère Béraud 111, en payement d'une somme de 5000 livre» due depuis sept ant par ce dernier pour le mariage de sa sa*ur Marguerite. — Elirait d*aD arrêt dn 30janv. 1414. Raluze, /. c, p. 410.

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deux autres tiers des terres^ meubles et thiits, le mort sant le vif. Ils se fondaient pour cela sur la coutume générak du royaume et sur les coutumes dWuvergnef Berry, NiTernais et Bourbonnais, qui proscrivaient Tinstitution ou la substituUoo d'héritiers, la succession étant dévolue aux plus proches lignagiers habiles à succéder. Quant au testament de Béraud IK la naissance postérieure de Jeanne Dauphine Tannulait, disaientils, cette dernière ayant succédé à son flrère sans aucune opposition dos Bourbons.

Kn résumé, lo fond du procès reposait sur une disUndion à faire entre les descendants des deux femmes de Béraud II, ei, par suite, entre les biens des Dauphins d^Auvergne et ceux de la famille de Sancerre. Mais la question se compliquait d une distinction à faire entre les terres de droit écrit, oii le tamont de Héraud II était valable, et les terres de droit eoutumier, où il ne 1 était pas.

liC procès avait pour les Bourbons une importanee exeepCîoanollo, surtout en ce qui concernait les biens situés en Auvergne et en Hourlxinnais. Devenus ducs d'Auvergne parle mariagedo dur Jean 'frère du plaidanli avec Marie de Berry, héritière de ce duché, lextinction rie la famille des comtes Dauphins iear offrait une œcasion unique d'augmenter leur puissance dans c^s rontrèrs. Ils n avaient des lors plus en face d'eux que les sei;rn(*urs de la Tour, héritiers par alliance de la branche cadeUe de la ntaison dAuverune et des c«»mtes d'Auvergne et de Bonloi:ne.

nuire les parties que nous venons dVnuroérer, Ton voit encore paraitn* au procès plusieurs personnages, dont deux an moins doivent être moiilionnès.

Kn pr^mitT lieu, Bi*rtrand VI, seigneur de la Tour et de Moutp'iscon. romte dWuverune et de Itoulogne', par sa mère Marie de HuuIoumm*', avait m une sœur, Jeanne de la Tour,

1. lirrlraml l«\ loniiii** roinlr d*Au?erR|M el de Bonlcigne.

». IViiiini* d«! lieilraiid V de U Tour, Marir, liUe UBk|iie àt CuArfwy ilr ltiiul«i|(iif. Ip-ritd, CD «lUtre, |i4r teftlameal, di* m eooiisc Iw ar U. rnnitrsM» d'Aiivirtenr t*l de Bouliiiuie cl vcu%edu eut de BciTf ^-Ariéi

mariée à Béraud III Dauphin et mère de la fameuse Jeanne Dauphine. Bertrand VI prétendait que sa propre mère Marie, ayant survécu à sa petite-ûile Jeanne Dauphine, avait dû forcément en hériter, et lui de sa mère, de par le droit romain. Il réclamait donc, comme héritier de sa mère et de Jeanne Dauphine, toutes les terres situées en pays de droit écrit. Il réclamait, en outre, plus justement, la restitution de la dot de sa sœur Jeanne de la Tour, se montant à 48000 fr. et plus. Il va sans dire que les Bueil, les Vienne el les Bourbons étaient complètement d'accord pour refuser au seigneur de la Tour toute part dans la succession.

Un deuxième personnage, qui joue dans ce procès un rôle assez curieux, c*est le Dauphin de Viennois, Louis, Gis du roi de France Charles VII, plus tard Louis XI, qui s^était foit faire, par Robert Dauphin d'Auvergne, religieux et évêque d^Albi, une donation de tous les biens dont ce dernier se prétendait héritier ^ Robert, ainsi que nous Ta vous vu plus haut, avait recouru jadis à l'appui de Rodrigue de Villandrando pour recouvrer son siège épiscopaP. Il avait alors (UÂH) recours au Dauphin de Viennois pour payer ses dettes. Sans doute, il prévoyait déjà que sa qualité de religieux le ferait exclure de la succession. C'est là ce qui explique cet abandon complet de ses droits de propriété, abandon en retour duquel il espérait conserver, par la puissante intervention du flls du roi, un usufruit avantageux. Le Parlement admit la régularité de l'accord conclu entre Robert et Louis et autorisa ce dernier (en vertu de lettres royales) à se joindre audit Robert, mais ce seulement en tant que touchait au transfert fait au Dauphin.

Le litige fut réglé par deux actes principaux, à savoir : la

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