‹ Le JouvencelChapitre 158 sur 184 · V. plus haut, p. just.y au 23 ocl. U · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. just.y au 23 ocl. U

2. Robert, avant d'être évéque d'AIbi, avait été évéqae de Chartres (1432). Nommé év^ue d'AIbi en 1434, il fut, comme noas l'avons vu, en compétition avec Casilhac, soutenu par le concile. Ce dernier ayant cédé, Robert fut sacré évêque en 1436. Il n^en était pas moins encore en procès avec Casilhac au 12 juillet l'i52 (Arch. nat., XIa t483, fol. 35 V). W monrut en 1461 criblé de dettes. — V. plus haut, vol. I, p. cxlvj et note 1, el vol. II, P. Just.f en 1448. — Duclos, Hist. de Louis .Y/, 1, 74.— i4iijni4i*re- BuUetin de la Société de l'Hist. de France, 1882, p. 277, 279 et 306. — Quicherat. R. de Villandrando. — Gallia chrbtiana.

4ii APPENDICE.

sentence, prononcée par quatre arbitres, le 26 juillet 4454, et la convention de partage, conclue entre les parties, te 26 novembre 4452.

En ce qui concerne le premier de ces documents, nous renvoyons à l'analyse que nous en avons donnée et aux Pièces juS' tificaiives\ nous bornant à en rappeler ici les grandes lignes.

Après avoir préalablement exclu de la possession des biens de la succession religieuses personnes Robert Dauphin et sa sœur Jacquette, les arbitres faisaient quatre parts des biens :

V Les biens de la ligne de Sancerre, adjugés, comme de juste, aux descendants de Marguerite de Sancerre, c'est-à-dire aux Bueil et à Guillaume de Vienne ' ;

2" Ceux des biens de la ligne des Dauphins d'Auvergne qui étaient situés en pays de droit écrit. Ces biens étaient adjugés aux Bourbons, en vertu du testament de Béraud II, substituant à son fils Béraud III les descendants de sa fîlle Anne Dauphine, en cas d'absence d'héritiers mâles ^;

S"* Ceux des biens de la ligne des Dauphins qui étaient situés en pays de droit coutumier, dans lesquels pays rinstitution d'héritiers faite par Béraud II était contraire à la coutume'. Ces derniers biens étaient partagés également en trois tiers, adjugés, par parts égales, aux Bourbons, aux Bueil et à Guillaume de Vienne, comme représentants de leurs trois mères, sœurs de Béraud III;

A"" Les biens de Hugues et Robert Dauphin, chevaliers, ttms

1. A la date du 26 juillet 1451. V. aussi, XIa 4803, 172 y*, les pUidoiries, et 1483, fol. 15 v.

2. V. P.jusi.f à la date du 30 nov. 1451, l'hominage fait aa roi pir liueil pour le comté de Sancerre.

3. Rappelons qu'il existait aussi un testament analogue de Béraud lU, en faTcur des mêmes Bourbons.

4. En vertu de la coutume générale du royaume. Ces biens, aoui bien que ceux de droit écrit, étaient situés en Auvergne, Bourbonnais et Berry, inais régis tantôt par le droit écrit, tantôt par la coutume locale, tantÂt parla coutume générale du ro)aume. Ainsi^ au dire des Bourbons (Sentence du 21 juillet 1451), les biens de Béraud III auraient été régis par la coutume d'Auvergne pour les successions ab intestat, mais par le droit écrit pour l'institution, la substitution et les apanages. Il n'y aTait donc |vis lieu, disaient-ils, d'appliquer la coutume générale du royaame.

de Béraud IP. Bien que situées au pays de droit coutumier^, ces terres furent évidemment, comme les précédentes, partagées en trois tiers. 11 semble probable, en eiïet, que Hugues et Robert Dauphin n'avaient pas, comme Béraud II, fait de testament^ et que, par suite, leurs biens devaient se partager entre tous les héritiers.

Robert Dauphin et Jacquette Dauphine, exclus de la propriété des biens, recevaient la jouissance, leur vie durant^ de certaines terres et rentes^.

Quant à Bertrand de la Tour, comte de Boulogne et d'Auvergne, il fut débouté de ses prétentions à l'héritage, mais remboursé de la dot de sa sœur, mère de Jeanne Dauphine^.

Enfin le Dauphin Louis, qui avait essayé de se substituer aux prétentions de Robert Dauphin, ne recevait rien. En effet, son donateur n'héritait que de simples jouissances, tandis qu'il n^avait cédé au Dauphin Louis que la nue propriété des biens auxquels il prétendait. Aussi le nom du Dauphin n'est-ii pas même mentionné dans le jugement.

Une commission du Parlement fut nommée, au commencement de <452, pour s'informer, par voie d'enquête, des terres appartenant aux Dauphins et en faire trois parts'.

Restait à effectuer le partage des biens des Dauphins situés en pays de droit coutumier et de ceux provenant de la succession de Hugues et Robert Dauphin. Il en résulta une convention de partage conclue entre les Bourbons et les Bueii, le 26 novembre ^452®.

1. Robert el Hugues étaient seigneurs n de Mehera, Verdezuni, Rugnarum, de Aranco, de Chillaco, Sancti-Cirici, cum magna portione terrae Salguerum, etc. • (Y. la sentence du 26 juin 1451), au dire des ButU.

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