Var. : « ainsi adviserent. » B. D. £. F
1H LE JOUYENGEL.
c RocquetOD, pour qui je vous prie que faciez tous c pour luy comme pour moy. » Et ilz respondireot tous que si feroient-ilz et qu'il ne leur estoit besoing de plus en savoir. Ainsi le Jouvencel tira à part le sire de Rocqueton et luy demanda : c Monseigneur de Rooc queton, n'avez vous pas voz guides, ainsi que je vous c avoye dit ? > Et le sire de Rocqueton luy respondist : c Oil, Monseigneur, j'en suis saisi, et sont bonnes gens
< et surs, combien que je ne leur ay pas dit la venté c de nostre entreprinse ; mais leur ay donné à entendre c que nous allons mettre une embusche à pié devant c Escallon, ainsi que le m'aviez chargé. Pour ce, bailc lez charge à qui il vous plaira^ et conclurons yd œ c que aurons affaire. »
Le Jouvencel appella quatre hommes de bien entre les autres ; car tous ne dévoient pas savoir l'entreprise; et, avecques ce, deux guides, qui y estoient, en qui il se finit bien ; et leur fit faire serment, puis leur declaira l'entreprise et leur dist : c Vous vous en irez le plus « secrètement que vous pourrez, et gardez que vous c eschevez tous les grans chemins et tous les carre* c fours. Et, quant vous serez en une vallée que je ne c sauroye nommer. . . Monseigneur de Rocqueton, nomc mez la. » — c C'est la Bafferrière, » dist le sire de Rocqueton. Dist le Jouvencel : c Vous dictes vray ; c'est € cela. Quant vous y serez, vous envoyerez quarante
< hommes par dixaines descendre ou fossé ; et^ par le € costé de devers la ville, vous entrerez ou bouUevart; € car il n'y est point cioz ; et prendrez le guet sans
< sonner mot. Vecy quatre crocz de fer, qui sont