Var. : • et n'en furent point joyeux. » Éd. Lenoir
2. Dans une quittance du 26 octobre 1430, Jean de Bueil, c constitué par la reine de Sicille et par monseigneur Charles d'Anjou, capitaine des gens d'armes et de trait establis à Sablé, » prenait le titre de « lieutenant de monseigneur Charles d'Anjou, comte de Mortaing et lieutenant gênerai du roy nostre sire es pais d'Anjou et Maine. » (Bibl. nat. Cabinet des titres, dossier Bueil, I, 108.) C'est pans doute à cette époque de sa vie que Jean de Bueil fait allusion ici. (Voy. Pièces justificatives, à la date.)
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€ ycy. Je vous prie que faciez encores mieulx. » En le prenant par la main et lui disant : c Jouvencel, je pri € à Dieu que ma main vous puisse valoir bonne forc tune. Et adieu! »
Ainsi se despartirent d'une part et d'aultre, et s'en alla ebascun à son affaire, le conte devers le Roy et les aultres à la ville. Et puis chevaucha tant le conte par ses journées qu'il arriva devers le Roy, où il fut grandement repçeu. Et lui dist le Roy : c Beau cousin, vous c avez très bien besongné. Vous soyez le très bien € venu. Gomment le fait-l'en par delà et conunent se € porte tout? » — € Monseigneur, dit le conte, très € bien. J'ay pourveu par le conseil de tous les gens c du païs et de tous les seigneurs que vous aviez c envoyé quant et moy ; c'est assavoir, que j'ay laissé c le Jouvencel, dont avez oy parler, pour moy lieutec nant ou païs. Et nous a semblé à tous qu'il le vaut € bien. » Le Roy dist : c J'ay ouy bien bonne et grande c renommée de lui et suis bien joyeux que y ayez c pourveu de homme qui ayme la guerre et le païz et € justice; et je croy bien que le Jouvencel est bon c homme. Et, se il fist onques bien, je croy qu'il fera c encores mieulx, veu le bien et l'honneur que vous € luy avez fait. » — c Monseigneur, dit le conte, c'est c ung honune d'or pour la guerre ^ , et pleust à Dieu € que vous l'eussiez aussi bien veu sur les champs € comme nous avons; car le aimeriez bien. Mais, € pour ce , monseigneur , que je ne suis que vostre c lieutenant gênerai par delà et que, sans vostre
1. Var. : c C'est ung des suppellatifz hommes de guerre qui soit, f Ëki. Vérard et Lenoir.
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c consentement, je ne puis commettre aultre lieutec nant gênerai en mon lieu, s'il vous plaist, vous ratifc firez et approuverez ce que j'ai fait touchant la lieur € tenance du Jouvencel^. » Ce que le Roy fist très voulentiers pour les grans et bons rapportz qu'il avoit ouy de luy, et de la grande expérience et diligence qui estoient en sa personne.
Et, à brieÊ: motz, tout quanque le conte de Parvanchières fit en ce voyage, fut loué et tenu pour bon et estre bien fait . Aussi en estoit-il digne : car, en tous lieux où il se trouvoit, il faisoit bien et estoit ung très bon preudomme et bon chevalier à merveilles. Mais atant se fault taire de parler du Roy et du conte de Parvanchières, et retournons au Jouvencel, à Crathor, pour ouir et savoir les belles apertises d'armes et subtillitez, dont nous enquerons chascun jour et pour quoy ce présent livre est escript. Et est la fin de ce présent chappitre.
CHAPPITRE XIII.
Comment j estant lieutenant du Roy à Crathor j fut devant lui faitte question d'un gentilhomme qui avoit admsné ung prisonnier en ladiete ville et V avoit mis dedens sans le congié du cappitaine; comment ^ le cas bien debatu^ fut trouvé qu'il estoit acquis au cappitaine.
Quant ^ le Jouvencel fut retourne à Crathor, aprez
i . Var. : a touchant la commission que je lui ay baillée. » G. F. 2. Ms. A en marge : « Bon nota au long, i — Cette mention
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qu'il eust prins congié du conte de Parvanchières, se meust devant luy la question d'ung gentilhomme qui avoit amené ung sien prisonnier à la ville et Tavoit miz dedans sans le congié du cappitaine. Et, avant que faire autre chose, fallut qu'il le ouyst, pour ce qu'il estoit lieutenant du Roy. Les gens du cappitaine et ses officiers prindrent le prisonnier, en disant qu'il estoit leur acquis; sur quoy, le Jouvençel fut bien dolent ; car il n'eust voulu faire chose qui eust despieu au cappitaine, et aussy celluy à qui estoit le prisonnier estoit ung vaillant homme, et aussy de paour de faillir à faire justice juste. Et piteuse chose estoit qu'il deust perdre son prisonnier qu'il avoit bien et loyalment gaigné. Le Jouvençel ne voullut pas faire de lui le jugement et l'envoya devers le Roy et son Grant Conseil. Sur quoy le Roy envoya commissaires sur les lieux pour savoir l'usance de la guerre. Et fut la chose plaidoyée et debatue, d'une part et d'autre, grandement et notablement, ainsi que vous orrez.
Premièrement le gentilhonmie, à qui estoit le prisonnier, debatoit qu'il l'avoit pris à grant dangier de sa vie et qu'il avoit esté pour servir le Roy et la chose publique du royaume ; par quoy lui sembloit, quant il estoit au parti du Roy, il de voit estre seurement lui et ses biens et povoit mener son prisonnier par toute son obéissance, et que autre part ne se povoit-il retraire que es places et es villes de son maistre, et que le cappitaine de Grathor le gaigneroit trop legiè-
iodique que le glossateur du ms. Â avait l'intention de mettre en tête de ce chapitre une note étendue. Mais il n'a pas exécuté son projet. Des mentions de ce genre : « Nota >, a Bon nota > sont mises ainsi à diverses places dans les marges du ms. A.
rement de les gaignier à la ville, et qu'il les savoit bîeD prendre aux diamps. Â quoy le cappitaine de Grathor respondit : € Vrayement , sire, je vous donne vostre € prisonnier et veulx que vous Tayez : car vous Tavez c bien et loyaument gaigné et vaillamment» et seroye € bien courrouchié de le vous faire perdre^. Hais € Tusance est telle qu'il est mien et l'avons toujours € ainsi fait en ceste frontière. » Nonobstant ce, les commissaires du Roy voulurent savoir la venté et firent plaidoyer le contraire ou nom du cappitaine de Grathor ; et fut dit pour le cappitaine que le prisonnier estoit conquiz à lui par les raisons qui s'ensuivent : c'est assavoir, qu'on en avoit usé pour ce que les inconveniens, qui enestoient advenuzetpovoient tous les jours advenir, estoient telz : quant ung prisonnier entre en ville, chastel ou autre fortification, sans le sceu du cappitaine ou de ceulx qui en ont le gouvernement, ce prisonnier peult estre malicieux, homme sedicieux, escheleur, trompeur, sayeur de portes ou de faulces poternes, peut séduire aucuns de la garnison, ou de la ville, ou de la compaignie, sans ce que on eust aucune congnoissance qu'il ne sauroit qui il seroit, et beaucoup d'autres maulx. Et pour ce est-il de nécessité qu'il soit dit à l'entrée de la porte qui il est, et que on ait congié du cappitaine ou de ceulx aïans povoir ad ce faire. Car tel homme pourroit-il estre que pour riens le cappitaine ne se accorderoit qu'il y entrast. Et, posé ores qu'il s'y accordast^, si se prendroit^il garde de lui et lui bailleroit compaignie et garde, par
i . Var. : « De le vous faire perdre n'ay voulenté. » A. 2. Var. : « qu'il y entrast par son accord. » A.
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quoy il ne pourroit nul mal faire, et se garderott l'en de parler devant lui. Car on pourroit dire et faire beaucoup de choses qui vendroient à trop grand préjudice, s'il n'estoit congneu. Pour ce, Tusance a esté telle que, qui met ung ennemy, soit prisonnier, soit à sauf conduit ou à quelque seurté que ce soit, sans le congié du cappitaine et des officiers, qu'il est confisqué à luy. Pour ce dit-on aux saufconduiz qu'ilz n'entreront en ville ne en chasteaulx sans avoir congé des personnes ad ce ayans povoir. Pareillement nul n'y doit mettre son prisonnier sans congié, sinon en deux cas^, c'est assavoir : s'il est de la garnison, il y peult entrer sans congié; mais, en ce faisant, il est tenu, quant il a mis le prisonnier ou prisonniers dedans la ville, d'en envoyer les noms au cler du cappitaine. Aussi, se ung homme estoit chassie ou en danger de ses ennemis, et qu'il n'eust loysir de le demander, en ce cas, il y peult entrer en disant aux portiers : € Vecy ung ennemy, qui est mon prisonnier, que je mets céans pour la haste que j'ay ; allez le dire au cappitaine. » Et seurement il le doit nottifier. Mais le cappitaine ne le doîbt ne peult refuser d'entrer. Et, quant il refuseroit et inconvénient adviendroit au soubdoyer, à qui seroit le prisonnier, le cappitaine seroit tenu et obligé de le lui reparer. Et, se vous vouliez replicquer en ceste matière : c C'est grant pitié ! ung jeune homme, qui viendra en la guerre nouvellement, par faulte de savoir l'usance ou la coustume de la guerre, perdra
1. Var. : c sans avoir le congié du cappitaine ou de ceulx à ce ayans povoir, il est acquis au dit capitaine. Et ne doit-on tenir prisonnier en chastel ou en aultre lieu fort sans le congié du chastelain ou capitaine, sinon en deux cas, etc. » Éd. Lenoir.
1S ÎM JOliVUUL.
•oo bien et loo adrartve! D aora exposé mi à k iBoK pour le prendre et, i Teare q«*i le miroir mb i seoreté, fl Y mon penki ; qui serm à Fadventure pnsoooier kû-metsmes oo soo atinj, et par le moyen do prisoooier il peot raqoiler ku et son aniy. » U eit vraj; mais ui^ bien particoUier o*est pas à preferer à la chose publique. Car, par une ville on par uog cbasteau, <^i se peult perdre par œ cas, se per* droit bien uog royaulme et une monarchie. Et, poor vous baillier exemple en ceste matière, si en ung pe^;e il passe ung marchant qui n^aquite, on confisque tonte sa marchandise. En beaucoup de lieux [ainsi] est-il. Et toutteffoyes il ne fraude que celhii i qui est le péage ou les fermiers ; et, nonobstant, cette peine y est, qui est la destruction d'ung pouvre marchant, ▼oire par adveoture de plusieurs. Et D*en pourra mais le marchant, qui n'y sera n'ouy ne veu; mais Tauront fait ses commis pour obliance ou pour peine d'aller aquiter, ou pour le rober au marchant mrâroes et lui faire acroire qu'ilz a voient aquitté. Toottefioys n'y a-il consideracion nulle qu'il ne le perde, se la faulte y est. Or, regardez doncq une chose de si grant conséquence comme d'ung royaume et d'une chose publique, qui touche à tant de gens, si on la doit bien garder à la lettre, quant on regarde si bien à un seigneur particulier pour lui sauver ses deniers, qui n'est que le prouflit d'ung homme seul. Pour ce, je diz que le prisonnier, comme il me semble, est bien et ioyaument aa|uis au cappitaine de Crathor et que ceste loy ne se doit rompre pour la faveur d'ung homme seul, ne pour prouflSt, ne pour donmiaige qu'il lui en puisse advenir. Et, quant les gens viennent nouvellement
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aux armes, ilz se doibvent enquérir des ordonnances et des usances, telles qu'elles y sont, à leur povoir, et les garder songneusement. Et, pour vous monstrer que ou doist estroitement garder et tenir les ordonnances faictes en guerre, anciennement les Roumains y tenoient telle justice que les infracteurs ne perdoient pas seulement les biens, mais y perdoient le corps. Car, quant aucun estoit rebelle ou contredisant à son chevetain en ordonnance de bataille, il perdoit le chef. Et, se aucun oultre Tordonnance et defience de son chevetain faisoit aucune entreprise, combien qu'il en venist audessus, encores estoit -il estroictement pugny pour la desobéissance. Semblablement, qui frappoit son cappitaine par maltalant, ou qui s'enfîiioit de la bataille et les aultres y demourassent, ou se aucun estoit envoyé en ambassade devers les adversaires, ou pour les espier, et il reveJloit sa Jegacion, il encouroit pareille peine. Et a esté par aucun temps que on l)onchoit les yeulx des prisonniers, quant on les mettoit en une ville. Par quoy on peut congnoistre que les ordonnances faictes en guerre doivent estre plus estroittement gardées et tenues que nulles autres. Car, quant aucun inconvénient y advient, il est irréparable. Et pour ce je dy que le cappitaine de Grathor est bon et gracieux et scet bien que prisonniers coustent : car beaucoup de foys il a essayé et en a prins, qui luy ont cousté bien chier. Pour ce a voulu donner à ce gentilhonune son prisonnier. Mais messeigneurs les conmiissaires déposèrent par sentence que, par les raisons aleguées et par les coustumes et usances de guerre, quiconques met ung prisonnier en lieu fort, sans le congiéde ceubc ayans povoir à ce, il
1& LE JOUYENGEL.
le pert et est confisqué au cappitaine, sinon es cas dessusdits, mais qu'il soit deprié^. Ainsi fine ce xm^ chappitre et s'ensuit le xiy^ chappitre.
CHAPPITRE XIV.
Comment le Jouveneel et sa compaignie allèrent faire une course devant EscalUm et destrousserent bien cent hommes y et, eulx retournés à Crathor^ leur remonstra plusieurs belles doctrines de guerre.
Âprez ceste sentence donnée, le Jouveneel dit à ses compaignons : c Ce procès a beaucoup duré. Et, à la vérité, je croy que ung homme qui fait l'exploit de la guerre ne doit entendre autre part ; car c'est une chose qui se veult tousjours exerciter, et cellui qui l'exercite ne doit avoir autre entendement. Pourquoy je dy qu'il doit avoir gens pour la justice et honmies pour la guerre, et [ne] doit estre une mesme chose. Toutteffoys, je ne dy pas que ung grant prince ne pliisse faire tous deux, car il n'est pas tousjours à l'exercite. Mais, à moy, il me fault faire plus fort : il me fault représenter la personne de monseigneur le comte de Parvanchières ; ainsi, je suis seigneur. Il me fault faire la justice et, se je n'ay du sens, il m'en fault emprunter, c'est à dire que j'aye bon conseil. Et me fault faire l'exploict de la guerre eu personne. Ainsi ce sont trois personnaiges qu'il me fault jouer. Dieu doint que je le sache et puisse bien
1. On voit par ce chapitre que le Jouveneel contient aussi an abrégé du code suivi au xv« siècle pour les contestations entre gens de guerre.
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joœr et faire ! Je croy que nous sommes bien estabfîz de conseil ; monseigneur le conte le m'a laissé bon ; aussi, j'en ay pris en ceste ville ce que je y en ay peu trouver, tant de gens de guerre que de clercs. Je leur en ay laissé le pensement et m'en voys à mon premier mestier serchier mes adventures, ainsi que Dieu me conduira. Quant à faire le seigneur, j'en feray bien la manière, mais que me faciez faire une belle robe. Or ça, je vous pri, pour ouvrir mes espriz, que je me arme demain et que j'aille courrir devant Escallon. » — c Quoy, dea ! dirent les autres ; ce n'est pas le fait d'ung lieutenant de Roy que de chevauchier, s'il ne chevauche par grant arroy et bonne ordonnance. » Le Jouvencel respondit : c Ne vous ay-je pas dit qu'il fault que je face trois choses où ung droit seigneur n'en feroit que deux. Je suis ung seigneur emprunté, et, pour ce, fault que en face trois. Je ne veulx pas oubUer d'aller à la guerre ; car de cela me sont venus les autres. Se je oublioye la guerre, j'ay grant paour que je ne feisse gueres le seigneur, et feroye peu de jugemens ; pour ce, fault que je y aille. Messeigneurs, s'il vous plaist, je yray encore pour ceste foys comme Jouvencel : car dure chose est de laisser les choses acoustumées. Et puis je retourneray, se Dieu plaist, et vous me apprendrez comment je y doys aler comme lieutenant du Roy. »
Tantost s'en partist le Jouvencel et avec luy cent lances, et arriva à quelque demye lieue d'Ëscallon ung peu devant le jour, et non si prez que le guet peust ouyr les chevaulx hennir. Et se mist en une petite vallée au couvert et laissa les grans chemins
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pour y aler et passa landes et boys tellement qu'il ne traversa nul grant chemin, par quoy on sceut riens trouver de son trac, et laissa derrière luy quatre hommes desarmez, affin qu'on ne lui feist point de bruit par darrière qu'il n'en feust adverty. Puis regarda la saillie de son embusche, qu'il n'y eust riens qui lui peust nuyre, qu'il ne peust venir tout serré luy et ses gens pour assaillir ses ennemyz. Puis regarda les chemins ad ce qu'il peust aler le couvert au plus prez d'Escallon qu'il pourroit. Et, ainsi qu'il faisoit ses ordonnances, le jour s'apparust. Si ordonna ses coureurs et leur encbargea aler jusques à la barrière d'Escallon et rebourser le chemin droit à l'abreuvoir pour prendre chevaulx et gens et tout ce que possible leur seroit. Et leur monstra par où ilz se retireroient et par où leur pourroit donner le secours le plus brief . Et, quant les courreurs eurent entendu ce que leur maistre leur commandoit, ilz s'en partirent diligemment, et très grant désir avoient de faire ce qui leur estoit commandé. Aussitost que la porte fut ouverte, ilz arrivèrent devant et rebourserent le chemin, ainsi que chargé leur estoit, et prindrent chevaulx, paiges, gens et ce qu'ilz peurent. Les autres fuioient à la ville en grant bruit en criant : c A l'arme ! » L'eschauguette sonnoit à tout ; chascun crioit pour son cheval ; quelque bon homme de la ville fut priz; les vieilles^ crioient. Que vous diray-je? Avant que les cappitaines fussent levez, les compaignons furent à cheval à la porte, les ungs à doz, les aultres sellez, demy armez et desarmez ; tout sault aux champs et fut la chasse