Firent lever le siège de Montargis (septembre
Mil. H
rXIRE DU c JOUYENGBL i. 273
prinses, dont il a faictes beaucoup, qui seraient trop longues à racompter ; aussi je n'ay pas congnoissance de tout ; mais je declareray celles dont je puis avoir oognoissance et les plus grosses, dont il a esté chef seul et pour le tout, après que j'auray ung peu parlé de ce bon escuyer Lahyre, qui servit bien le bon roy Charles après la bataille de Yemeuil perdue. Et tellement que, par le bon sens du bon roy Charles, la vallance de Lahyre et des autros, les Anglois furent arrestez, attendant que les jeunes fussent saiges et puissans de servir, dont le Jouvencel fut ung. Et, pour ce, je veul déclarer partie des faiz de mon maistre le Jouvencel et les noms de ceulx qui lui ayderent à conduire ses fais, et les besongnes telles '],-:'' qu'elles ont esté et les lieux, et pour mieulx exposer 'V en bref le livre du Jouvencel.
Vni. — Vray est que les François commencèrent à prendre cueur pour les jeunes qui se faisoient hommes, et le pays qui se repopuloit de gens. En ce temps là, le duc Artus fut faict connestable de France^; et furent conmiis en son absence les sires de Raiz et de Montafillant, le siro de Bueil mon maistre, le sire de Tucé, le sire de Champagne, messire Pierre de Brezé, seigneur de Brissac*, le sire de Bellay' et plusieurs autres chevaliers et escuyers, acompagnez des chevaliers et escuiers d'Anjou et du Hayne et des frontières avec trois ou quatre cens Escossois ;
i. Le 7 mars 1425. — Artur de Richemont ne fut duc de Bre* tagne qu'à la mort de son neveu Pierre II, le 22 septembre 1457.
2. Var. : « Brischesac. » E. F. I. — Pour tou» ces personnages, voyez t. I, p. XV et notes.