Var. : « Helpy. » E. — « Helphy. • F. I
4. Voyez plus haut, p. 236-241, et t. I, p. Lxvm et suivantes.
290 COMMENTAIRE DU c JOUVECCGEL >.
suivre, et rua jus ledit messire Thomas Kîriel et sa oooi* pagnie et print Matago, que autreffoys il avoît eu entre ses mains. Et, au soir, le conte de Dunoys et le sire de Loyeac, qui estoient audict pont de Meullant, furent joyeulx de l'aventure, comme plus à plain vous voyez^ audict livre du Jauvencel; car maintes entreprinses y sont mises bien au long, et ceste-cy et autres, dont la forme et manière de faire y est escripte. Et, combien qu'elles soient desguisces, si sont -elles mises ainsi qu'elles furent faictes, pour monstrer exemple aux jeunes gens qui ont volenté de suivre les armes, non pas pour donner louenge à ceulx qui Tout faict. Et, pour ce, me sufïist assez déclarer les lieux et oeulx qui ont exécuté les chouses.
XXVI. — Après ces chouses advenues et faictes par mondit maistre le Jouvencel (je les escriptz en gros, atin que chacun sache qui c'est qui les a faictes, et escriptz la vérité à mon povoir), il y a maintes apertisses d'armes que je ne sauroys escripre. Pour ce, je m'en taiz à tant.
XX VU. — Or retournons à parler de Rodigues. Aucuns ne furent pas content de la destrousse dudict Rodigues, conte de Ribedyeux, estans en auctorité autour du Roy, et envoyèrent Poncet de Rivière et Lyon net, capitaines des gens d'armes, courre à Myrebeau, pour ce que le Jouvencel le tenoit. Et là prinJrent beufz, vaches, mulles et tout ce qu'ilz pourent en revanche de la destrousse de Rodigues.
I. Viir. : « vous saurez lousjours. • F. I. — Nous n^avons pu tnmvor dans quoi i»pis«.)de du Jouvencel Jean de Bueil représente cptto di»faiu* ilos Anglais à Etn»papuy. Voyez notre 1. 1, p. lxxiv.
GOMMEirrAIRE DU < JOUVSNGEL ». S91
Ilz estoient grant compagnie et troys foys plus que n'estoit le Jouvencel, qui estoit dedans la ville de Myrebeau. Et, pour ce, faillut qu'il leur laissast faire œ jour-là à leur plaisir. Mais, au lendemain, fut au point du jour à leur lever et recouy t toute leur proye à Bucières près La Haye en Thoraine, et emporta leurs enseignes et estandartz de ceulx qui les y envoyoient * .
XXVIII. — Ung peu après, en la présence du Roy, le sire de Bueil entra dedans Ghinon atout quatrevingts hommes et fit tellement qu'il fut bien content de luy*. Encores fit-il tant pour eulx^ qu'ilz s'en allèrent sûrement et les saulva sans mal avoir. Et, par ce moyen, entra monseigneur du May ne et autres en auctorité par le pourchas de monseigneur mon maistre, qui, puis après, lui pourchassèrent le pis qu'ilz peurent, ainsi que communément il advient que ceulx à qui on faict du bien ont honte de veoir ceulx à qui ilz sont tenus.
XXIX. — De là partit mon maistre et s'en alla à Dreux, où il print Damville d'assault; puis fut vendu aux Angloys. Après vint le sire de Talbot à Louviers, qui pour lors n'estoit que ung vilLige*, pour le cuyder faire prendre et destrousser. Quant il sçut que
1. Voyez t. I, p. L ot li. — La Bussière, dép. de la Vienne, près la Haye-Descartes.
2. Ce paragraphe fait aliusiou à la part que prit Bueil î\ la chuti» de La Trémoille, en 1 433, et au coup de main par lequel celui-ci fut enlevé de Ghinon. Voyez t. I, p. lvi et suivantes.