‹ Le JouvencelChapitre 88 sur 184 · La Trémoille et ses partisans · texte numérisé non relu

La Trémoille et ses partisans

4. C'est-à-dire une ville ouverte (voyez plus haut, II* partie, ch. XIX, p. 7ÎI et suivantes, et t. 1, p. Lxxxn).

292 GOSfJlEXrAIRE DU c iOUVENGEL ».

Talbot venoit combatrc, il avoit bien douze oenls prisonniers, ausquelz il dist : c Mes amys, allez-Yons c en, excepté Angloys d'Angleterre, gentilzhooniKS c el gens estans en ville clousc tenant le party d'Ao- € gloys. Vous voyez bien que le roy d'Angleterre ne c vous peult garentir que le roy de France, vostre c souverain seigneur et le myen, ne vous envoje c quérir toutes foys que bon luy semblera. Pour œ,

< rendez-vous à tel jour à Dreux de chacune pu^ c roisse ung hoinnie, sur peine d'estre couruz et « d'estre mis à finance comme rebelles et désobéi»-

< sans. > Puis Loys de Bueil, son frère, saillit aux champs avec bon nombre de gens, tant comme moo maistre et la compaignic repaissoient ; car ilz avoieot faict grant traicte. Et ainsi que mondit maistre et la compaignie, comme dit est, repaissoient, Loys de Bueil, son frère, envoya devers lui ung chevaucheur ix très grant dilligence, lui faisant sçavoir que ledit sin^ de Talbot estoit aux champs et chevauchoit pour le venir surprendre à Lovyers, et desjà avoit-il veu son advengarde. Incontinant mon maistre monta à cheval pour aller au secours de son frère. Et, quant il vit venir son secours, il donna avec les gens qu*il avoit dans l'advengarde dudil sire de Talbot et rua jus et destroussa, dont Adam Ilthon estoit chef, qui fut prins prisonnier. Et Talbot se retira à VerneiP à toute dilligence, et les baillit'z de Rouen et de Gisors se retireront droit à Rouen.

X\X. — Le lendemain, Talbot envoya sur une montagne pivs bouviers aucunes gens, que pareille-

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