‹ Le Jubilé pontifical à l'université Laval [microforme]Chapitre 10 sur 34 · PAPA ARR RP RP RE LP PRE REP PES · texte numérisé non relu

PAPA ARR RP RP RE LP PRE REP PES

A l’Académie des jeunes nobles où il fit des études spéciales, pour se préparer à la carrière diplomatique ; à la Sapience, où il conquit tous les degrés avec facilité, on le trouva toujours au premier rang. Cependant, comme le fait remarquer le plus récent et le plus autorisé de ses biographes, M. O’Reilly, élève du Séminaire de Québec et Docteur de notre Université, il eut pour compagnons d'études des hommes qui tous ont joué depuis un grand rôle dans l'Eglise ou dans la société. Mais un travail opiniàtre, constant et poussé jusqu'aux extrêmes limites qu’une santé faible et périclitante lui imposait, le faisait triompher de tous les obstacles.

Pour mieux le préparer à présider à l'Eglise universelle, la Providence à voulu sans doute qu’il y eût la plus grande variété dans les éléments de ses succès, de même qu’il y ait une sorte d'universalité dans les aptitudes de son intelli sence et dans les ressources de son caractère,

La même intention semble aussi avoir dirigé l’autorité suprême dans le choix des charges qu’elle lui confia.

Gouverneur de Bénévent, délégué papal à Pérouse dans des temps et avec des missions également difficiles, nonce en Belgique, puis bien des années évêque à Pérouse, il était mûr pour le cardinalat longtemps avant de revêtir la pourpre romaine.

La fermeté, la sévérité même qu'il déploya dans ses deux premières missions ; la conciliation, les mesures pratiques qui succédèrent à des rigueurs nécessaires ; l’habileté hors ligne dont il fit preuve à la Cour de Bruxelles, la manière dont il sut se faire estimer à Londres et à Paris en revenant de sa mission ; l’ardeur religieuse, le zèle éclairé, le soin vigilant qu'il prit de toutes choses dans son long épiscopat ; les nombreuses lettres pastorales qui attirèrent l'attention de l'Italie et même celles de l’Europe, et dans lesquelles il traita de toutes les grandes questions du jour, combattant vaillamment et humblement sous la conduite du grand Pontife qu’il devait remplacer, n’était-ce pas les dignes préludes de tout ce qu’il à fait, depuis qu’il occupe la chaire de Saint-Pierre ?

Les réformes importantes qu’il opéra de suite autour de lui et qui firent tant murmurer, ne rappellent-elles point, quoique dans un tout autre genre, la sévérité des mesures répressives qu'il prit à Bénévent et à Pérouse ?

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Les soins qu'il avait donnés à l'instruction publique dans son diocèse, la manière dont il s’occupa de la question des écoles en Belgique, négociant habilement tout ce qui s’y rapportait, présidant à la restauration de l'Université de Louvain et recommandant l'établissement d’un collège belge à Rome, ne présageaientils point ce qu'il a fait depuis pour d'autres pays et particulièrement pour les Etats-Unis et pour le Canada, protégeant notre Université, autorisant la fondation d'un Séminaire canadien à Rome, confié à la vénérable maison de Saint-Sulpice, et encourageant l'établissement d'une nouvelle université catholique dans la grande République voisine ?

C’est peut-être ici le moment, revenant un peu sur nos pas, de rapporter un trait caractéristique qui fait voir les soins vigilants qu'il donnait à son Séminaire de Pérouse.

“ Un jour, raconte un des professeurs, que j'étais en retard et “ que je me rendais en toute hâte, craignant de rencontrer dans “les corridors l’archevêque-évêque, ce qui arrivait souvent, je “fus comme anéanti en le trouvant paisiblement installé dans “ ma tribune et donnant ma leçon à ma place.”

Il y avait là deux leçons, une pour les élèves et une autre, qui n'était pas la moins bonne, pour le professeur.

L'’ami des arts, des lettres, des travaux historiques ne s'est-il pas fait admirer dans sa vaillante vieillesse autant que dans sa studieuse jeunesse ? Surtout en ouvrant plus larges que jamais les portes de la bibliothèque vaticane, et en rendant plus accessibles ses précieux manuscrits, persuadé que l'Eglise a tout à gagner à l'exposition la plus complète de la vérité historique.

Le pieux enfant de Carpineto et de Viterbe ne se retrouve-til pas dans Léon XIII propageant la douce et populaire dévotion du rosaire ?

Le théologien, le disciple de Saint-Thomas d'Aquin ne s'est-il pas affirmé de la manière la plus éclatante par la prééminence qu'il a donnée au grand docteur dans les études philosophiques de tout l’univers catholique ?

Les admirables Encycliques du Vatican ne sont-elles pas la continuation et comme le second volume des Lettres Pastorales de Pérouse ?

Je mentionnerai seulement deux de ces dernières, celle qui

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