GT CEST EE AA LT
dd So de me à
libre, le Créateur a jeté dans le monde le germe des sociétés humaines. Ces sociétés sont perfectibles comme l’homme luimême, et le plus ou moins de force, de civilisation, de perfection de ces sociétés dépend en grande mesure des hommes qui les dirigent.
Or ces hommes, suivant le degré d'intelligence, de volonté, de droiture qu’ils possèdent, et suivant a : i le degré de force mise à leur disposition, font a'’ancer, grandir et se perfectionner les sociétés qu'ils dirigent, (C’est ainsi que les nations se font un rang entre elles, rang qu’elles acquièrent surtout par le énie des hommes d'Etat qu’elles produisent. Un grand homme de guerre peut fonder un royaume par une conquête, un grand financier peut augmenter les richesses d’une nation, de grands génies artistiques peuvent lui donner le lustre des beaux-arts ; mais tout cela n’est que relatif et devient éphémère avec le temps ; seul, l’homme d'Etat consolide les empires, en imprimant aux sociétés la direction saine qu’elles doivent suivre pour rester dans l'harmonie des forces qu’elles développent elles-mêmes dans leur croissance ou qu'elles rencontrent dans leur course. Les bouleversements craduels des empires, comme leurs oscillations et leurs mouvements, tantôt en avant et tantôt rétrogrades, proviennent toujours des périodes d’affaissement ou de régénérescence dans l’action des hommes d'Etat qui les ont gouvernés.
Mais pour être homme d'Etat, il ne suffit pas de connaître ces lois primordiales qui doivent régler la marche des sociétés, il faut encore une haute intelliscence pour les bien saisir et les expliquer, il faut une forte volonté pour les imposer, il faut une grande droiture pour les apprécier et les appliquer, et il faut, avec tout cela, une position éminente qui mette à la disposition de cet homme des forces imposantes, nécessaires pour imprimer à la société le mouvement qu'il veut lui donner dans la direction qu'il a choisie.
Le véritable homme d'Etat est donc celui qui, ayant dans une société une force puissante à sa disposition, emploie cette force avec intelligence, avec droiture et avec vigueur, pour conduire cette société dans une voie compatible avec la perfectibilité et la destinée de ses membres.
Une tradition non interrompue de véritables hommes d'Etat
CPR Le RE
CS
assurerait la perfection et la suprématie universelle de la nation qui les possèderait.
Par exception et temporairement, la force peut dominer le droit, la conquête brutale peut s'imposer avec éclat. Tout cela devra prendre un terme ; les niveaux se rétabliront avec le cours des âges, et le désastre attendra fatalement la société au bout de la voie fausse où des hommes de mauvais gouvernement l’auront engagée.
Quelle profondeur de regard, quel calme de la pensée, quelle solidité du jugement, quelle force de la volonté, quelle droiture de l’âme ne faut-il pas pour constituer un véritable homme d'Etat !
Voilà les qualités précieuses que Léon XIII a manifestées à un si haut degré depuis son avènement au trône pontifical.
Oui, c'est un grand politique, un des plus grands politiques de ce siècle, un des plus grands politiques qu’ait produits la Papauté.
Tout le monde rend hommage à ces grandes qualités. Personne n’en conteste l'existence, mais quelques-uns en ont paru surpris, oubliant que le Pontife-Roï, par la raison qu’il est pontife et roi, n’est pas seulement le dépositaire infaillible de la parole de Dieu, mais qu'il est aussi un pasteur de peuples, et que l'Eglise n’est pas seulement la gardienne immuable du dogme, mais qu'elle est un gouvernement, le plus élevé, le plus difficile de tous, le gouvernement des âmes, et que, comme elle s'adresse aux peuples et aux rois, rien de ce qui concerne l’art de persuader et de convaincre, de triompher des obstacles du temps présent et de préparer un avenir meilleur, ne saurait lui être étranger.
Elle est la vérité et la force, mais elle est aussi l’habileté et la sagesse ; l’habileté éclairée par la charité chrétienne, la sagesse qui sait profiter des circonstances et qui ne perd Jamais de vue le but que la Providence lui a assigné.
Oui, l'Eglise est un gouvernement, le plus grand de tous, puisqu’il s'adresse à l’ensemble du monde civilisé.
Cette admirable unité du monde catholique sous le Pontife romain avait été préparée par une autre unité, nécessaire à son triomphe.
bail Aa a armes san dira a
nation
ner le it cela > COUTS out de auront
sonne pris, ife et le de Eglise mais le de lresse Tsua- EM ps "A
| ètre
té et gesse e vue
puis-
ntife \ son
F4 EE Le | à a] à EE Fæ F4 VS FA LA Fa LS FE LS
als