‹ Le Jubilé pontifical à l'université Laval [microforme]Chapitre 27 sur 34 · RL LL SL PS PP LÉ SP LL · texte numérisé non relu

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‘“ veau, au nom du Très-Haut, de ne pas dédaigner, en un temps ‘si malheureux, l’aide offerte par l'Eglise ; de s'approcher amicale- “ ment et avec un zèle pareil au Nôtre de cette source de pres- ‘“ tige et de salut, et de se rapprocher d'elle avec les sentiments “ de la charité et de l’obéissance.”

En même temps qu'il travaille à étendre l’œuvre de l'Eglise dans les contrées les plus lointaines, et ne néglige rien, dans son inépuisable sollicitude, pour donner à ces peuples le bénéfice de son travail civilisateur, il veut, au dedans du monde catholique, la fin des luttes intestines. Il prêche l’unité dans la charité, à l'égal de l’unité dans la foi. Il donne des preuves de ses sentiments personnels, en accordant des nominations de cardinaux dans la minorité du conclave. Il encourage l’œuvre de propagande des écrivains de la presse catholique, mais il les met en garde contre les écarts d’un zèle trop violent. Il prêche à l’épiscopat le respect des pouvoirs établis et la tolérance dans les disputes politiques des fidèles de leurs diocèses.

En somme, il veut, à l’intérieur, l'apaisement, la pacification dans l'unité ; à l'extérieur, la pacification, non par l'abandon et le renoncement, mais par la conviction inspirée aux hommes d'Etat qu'on ne se passe pas de l'Eglise pour gouverner les hommes. Voyons quel à été son succès.

En Russie, la persécution s’est calmée, et le Czar Alexandre IIT, qui fait appel au sentiment religieux, a compris que les intérêts religieux sont solidaires, et que la religion catholique x son rôle à jouer, auprès de ses sujets catholiques, pour l’apaisement des esprits et l'amélioration des mœurs sociales.

En Belgique, les relations diplomatiques ont été rétablies ; la loi des écoles a été amendée. La conduite des affaires politiques est aujourd’hui entre des mains catholiques, et le peuple leur conserve la confiance et la majorité.

En Suisse, le gouvernement a été amené à reconnaître qu'il ne pouvait plus longtemps priver les catholiques du ministère de leur religion. La paix est faite, et la victoire morale est restée à l'Eglise.

En France, l’œuvre est peut-être plus difficile que partout ailleurs, et si elle est encore incomplète, qui niera que c’est grâce à Léon XIII et à la sagesse de sa diplomatie si on a réussi à con-

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