PASS
Dans l’Extrême Orient, au Japon, en Chine, au Tonkin, l’œuvre des missionnaires se développe, Des cours barbares rendent hommage à la civilisation chrétienne et à la suprématie sociale de la Papauté, Mgr. Ozouf est en train de faire un Japon catholique. L'empereur de Chine est entré en relations directes avec le Souverain Pontife, et si Léon XIII a consenti à conserver néanmoins le protectorat français, l'Eglise est et reste prête à toute éventualité.
En Allemagne, voilà où se trouve le grand triomphe de la politique de Léon XIII. Le ministre qui n’a cédé devant personne, à dû reconnaître qu’il s'était trompé en voulant gouverner contre les intérêts catholiques. L'Homme de fer qui avait dit : “Nous n'irons pas à Canossa,” s’est incliné devant Léon XIII et a mis fin au Kulturkampf. Ce jour-là, le programme du Pape a reçu des événements une éclatante confirmation. Il a dit au gouvernement le plus formidable de l’Europe : “ Vous qui avez “ abandonné l'Eglise, ce n’est pas elle qui a besoin de vous, c'est “vous qui avez besoin d'elle,” et, sans se rendre à Canossa, Bismark n’en a pas moins pris le chemin qui y menait.
En Italie.... hélas ! il y a une ombre au tableau, une note triste dans ce beau concert du monde catholique.
Ce Pape, diplomate quand :! s’agit de questions que la politique peut régler, est le plus intran: #eant de tous les Papes, quand il s'agit des droits de l'Eglise. Tant que la maison de Savoie sera au Quirinal, il n’y à pas de réconciliation possible. Le Pape en souffre doublement dans son cœur de Pontife et dans son cœur d'Italien. Mais qui sait ce que, là aussi, nous réserve l'avenir. Autant Léon XIII à mis de vigueur et de hauteur dans tout ce qui touche à la question des rapports entre le Vatican et le gouvernement italien, autant il s’est montré conciliant, quand la foi italienne et l'honneur de la nation se sont trouvés en jeu.
Avec une mansuétude qui sied toujours si bien à la majesté, avec une intelligence qui ne déparerait pas la réputation des plus grandes gloires de la diplomatie européenne, avec une intensité de patriotisme que tous ont admirée et que les Italiens ont profondément ressentie, le Pontife romain a saisi toutes les occasions qui se sont présentées pour affirmer la plus éminente des vertus de l'Eglise, l'amour des peuples et le désir de rehausser leur gloire en élevant les âmes. 4
rt 0e PR
nus 7 FO Les
RP PR PPS PP RSS PP PP PSP Sd PPPPPIPPPPA LPS So nn a nn nn 2 0 0 0 0 2 2 a nn 2 a 0 2 2 2 2 0 0 0 2 0 0 à
À la veille de la campagne du Soudan et de l’Abyssinie, on distribuait de nouveaux drapeaux à l’armée italienne. La foi s'avive à la veille des campagnes où les moins croyants sont forcés de songer au Dieu des batailles. Le gouvernement italien n'ignorait pas que les plus violents champions de l’unité italienne ont un profond respect pour cette foi religieuse qui s’est incarnée comme un symbole dans les races latines. On dut recourir au pouvoir religieux, beaucoup par calcul politig">, un peu par un reste de respect pour ces traditions séculaires qu’un peuple n'oublie jamais. L'Eglise avait une belle occasion de se venger des persécutions du pouvoir civil Un caractère moins hant placé que Léon XIII aurait opposé un refus, justifiable à tous les titres. Le Saint-Père n’hésita pas, et les armes italiennes eurent à suivre les bannières consacrées par la bénédiction pontificale.
Comment anrès cela se plaindre du refus de Léon XIII de recevoir les cadeaux du roi Humbert, à l’occasion du Jubilé sacerdotal ? Comment le prêtre pouvait-il accepter une offrande du Quirinal, quand la spoliation trône, encore impénitente, dans le palais même du Pontife ?
En attendant, les hommes d'Etat les plus éminents du régime nouveau en sont venus à reconnaître que l'Italie ne peut se passer du Pape, et qu'il ne lui est pas impossible de se passer de Rome. Canossa est peut-être moins loin qu’on ne veut le dire. Dans de telles conditions, d’autres auraient pu exciter les esprits et passionner la lutte. Léon XIII, fidèle à son principe inflexible, n'eût-il fait que ce qu'il a fait, a réservé l'avenir. Il a convaincu ses adversaires eux-mêmes que la résistance de l'Eglise, toute passive qu’elle soit, est invincible.
Voilà l’œuvre immense que ce grand homme d'Etat a pu accomplir en quelques années.
On est ébloui, quand on mesure les hauteurs de cette politique, quand on regarde par la pensée la distance parcourue depuis dix ans.
Un écrivain auquel, du reste, j'ai largement emprunté dans mon travail, établit le contraste entre l’avènement de Léon XIII et l’époque actuelle d’une manière si vive que je ne puis m’empêcher de le citer :
“Il ya aujourd'hui neuf ans, j'assistais dans la Chapelle
AAAAAARAS
ss sont italien Jienne carnée rir ou u par peuple renger s haut ous les eurent ificale, on du r une 1péni-
égime passer Rome.
ins de t pasxible, aincu toute
a pu
tique, s dix
dans
'em-
pelle