‹ Le Jubilé pontifical à l'université Laval [microforme]Chapitre 6 sur 34 · PL LL LS LL · texte numérisé non relu

PL LL LS LL

ne

Temples aux vieux piliers, modernes basiliques, Voyez! La foule accourt sous vos sombres arceaux. Le murmure imposant des prières publiques

Fait s’éveiller les morts, tressaillir les Lerceaux.

C’est qu’en ces jours bénis où la terre flétrie Se ressouvient du ciel, le chrétien, consolé

Des deuils de son foyer, des maux de sa patrie, Salue avec transport l’immortel Jubilé.

Tout se tourne vers toi. L’auguste souveraine Qui depuis cinquante ans préside à nos destins, Avec grâce honorant ta majesté sereine,

Devant toi voit courber un de ses ducs hautains.

Comme jadis on vit les bergers et les mages

À l'enfant du miracle apporter leur encens,

O vicillard, en ce jour tu reçois les hommages

Des plus humbles tribus, des rois les plus puissants

Fontaine aux pures eaux, source jamais tarie Où viennent s’abreuver les peuples altérés, La Pologne en lambeaux et l'Irlande meurtrie Ne lèvent que vers toi leurs bras désespérés !

En cet étrange siècle où la force stupide Plane au-dessus du droit, déchirant les traités, Tu fais entendre seul ta parole intrépide,

Seul ton front resplendit des célestes clartés.

Pour maître ayant Dieu seul, libre de tout servagre, Souverain sans armée et toujours obéi,

Tu parles, et l'écho, de rivage en rivage, Répète à l’univers l’Zmmortale Dei.

Page 1