I. ÛÉlu
D'abord l'Élu, qui parait seul dans la première des trois paraboles, qui démeure seul pendant plusieurs chapitres, et qui revient à la fin.
Il faut d'abord relever, contre le paradoxe de Messel, que l'Élu n'est pas le peuple d'Israël. Le peuple d'Israël, ce sont les élus, et l'Élu [est plusieurs fois nommé en même temps que les élus (3). Il ne les représente^ donc pas au point de se confondre avec eux. il est l'un d'eux, ou plutôt leur chef, et presque leur type, mais tout en gardant son individualité. On ne saurait en faire un ange, même de plus haut rang, car ces^anges ont des noms : Michel, Raphaël, Phanuël, etc. Un sur-ange n'aurait pas ce nom d'élu qui indique un choix, tel que celui dont les autres élus sont l'objet. C'est le grand élu de l'humanité, celui qui a été choisi, non seulement pour régner avec les autres j mais pour les introduire dans le royaume. Au moment où Hénoch a la vision du ciel, il y est déjà; il est donc caché auprès de Dieu, gardé par lui (4) :
6. Et dans ce lieu, mes yeux \irent l'Élu de justice et de fidélité, et la justica règne dans ses jours (5), et les justes et les élus sont innombrables devant lui, pour les siècles des siècles. 7. Je vis son habitation sous les- ailes du Seigneur des esprits.
(1) XLVr, 1.2; XLVil, 3; XLYJII, 2; LXXI, 10. 13.