‹ Le judaisme avant Jésus-Christ [microform]Chapitre 174 sur 198 · LE TEMPLE DE LÉONTOPOLIS · texte numérisé non relu

LE TEMPLE DE LÉONTOPOLIS

était jaloux de n'avoir pas été nommé, il le revêtit (par fraude) d'une brassière (ou genouillères, «Yy-aX^i) et lui ceignit les reins d'une étoffe frangée (au lieu de la ceinture pontificale), puis il alla dire de lui : voyez, d'après sa tenue, quel singulier vœu il a fait à son épouse, de s'habiller de vêtements , féminins lors de sa nomination à la prêtrise. Pendant qu'on examinait la véracité de son assertion, Onias s'enfuit par le Mont royal vers Alexandrie (pour échapper à la confusion) et fit élever dans cette ville (!) un autel à Dieu. Telle est, dit-on, la version adoptée par R. Méir. Selon R. Juda, au contraire, Simon fût nommé au pontificat, et son frère Nehonia, jaloux de lui, commit à son égard tous les faits précités (1) ». — Il n'y a donc en somme pas d'accord dans le Talmud, sinon sur un travestissement saugrenu. Voilà ce qu'était devenu dans l'esprit des deux plus grands rabbins de la fin du ii* siècle un épisode de ia lutte du judaïsme contre l'hellénisme. Il serait plus honorable pour eux qu'on ne leur imputât pas ces sornettes.

(1) Cf. Menakhoi, 109 ''.

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