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S18 XVIII. TENTATIVES D' ASSIMILATION LITTÉRAIRE

ment, commentée par le lyrisme des chœurs. 11 s'imposait aux Juifs de rimiter, en s'arrêtant aux trimètres ïambiques, et c'est ce que fit un Ézécliiel, assez bien inspiré pour faire de l'Exode le thème d'un drame tragique. S'il se terminait par la délivrance des Hébreux, on trouvait déjà des issues heureuses dans les tragédies grecques, comme dans les Euménides d'Eschyle, le Philoctète de Sophocle, Ylphigénie en Taiiride d'Euripide. Ézécliiel mettait en scène Dieu parlant dans le buisson au pays de Madian. Mais, conformément à la tradition scénique, le passage de la mer Rouge était raconté par un messager.

C'était donc une imitation d'un genre classé, et par conséquent une œuvre factice. On serait très mal avisé de comparer cette dOcte production à cette nouvelle explosion du genre dramatique que furent les mysières du moyen âge. Là tout était vivant, mis en action, émouvant par le sentiment que les acteurs éprouvaient et savaient communiquer, la forme quelque peu abandonnée au génie du poète et aux circonstances.

Le drame à'Ézéchiel fut-il même joué? Cela paraît bien peu probable. Les Gentils n'en auraient pas voulu. Les Juifs aurait craint de profaner les événements sacrés qu'ils commémoraient entre eux par le rite de la Pâque. Ils voulaient seulement prouver aux Grecs qu'ils savaient aussi bien qu'eux cultiver le genre poétique où s'était le mieux exprimé tout leur génie.

§ 6. — La polémique anti-juive à Alexandrie.

Toute cette assimilation dans un but de préséance dépassait la mesure, comme il est souvent arrivé aux Juifs : erreur très grave aux yeux des Grecs, si soucieux de ne pas franchir les limites, hostiles à toute prétention exagérée. Comment se seraient-ils laissé persuader que Moïse avait été le créateur de la civilisation prodigieusement ancienne de l'Egypte, quand les Hébreux eux-mêmes reconnaissaient qu'ils avaient été étrangers dans un coin presque asiatique de la vallée du Nil?

Et ils n'étaient pas mieux disposés à les*regarder comme des maîtres. A juger de la capacité dé leurs ancêtres par celle des Juifs du temps ^ on ne se faisait pas une haute idée de ces ancêtres. Us n'appartenaient à aucune des grandes écoles de philosophie; ce qu'ils nommaient philosophie n'était qu'un culte particulier; ils n'excellaient pas dans les subtilités de la logique de Ghrysippe, n'usaient pas de la dialectique de Platon, ne s'appliquaient pas aux sciences comme les disciples d'Aristote. Alors quelle gageure de faire accroire que les Sages et les philosophes avaient puisé leur doctrine dans une loi qui interdisait de manger du porc, prescrivait la circoncision, cette mutilation du corps humain dont padmiration était pour Socrate le premier échelon vers la Beauté, une

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loi qui réservait chaque semaine un repos d'un jour accordé, pensait-oni à la paresse I Toutes ces- objections se résumaient en deux mots marquant chez les Juifs la carence de ce qui faisait la gloire de la Grèce : ilâ n'avaient pas eu d'hommes illustres, ni créateurs des arts, ni philosophes éminents (1). Comment après cela faire de leur Moïse le maître de Pytha^ gore et de Platon!

Au surplus chacun sentait dans la grande ville, depuis le savant du Musée jusqu'à l'homme de la rue, que les Juifs ne cherchaient pas sincèrement à s'adapter à la civilisation gréco-égyplienne, encore moins à se fondre avec les autres. Les Européens qui émigrent aujourd'hui aux États-Unis d'Amérique sont ie plus souvent vite conquis par une certaine conception de la vie qui est celle de la grande république. A la troisième génération l'assimilation est complète ; les nouveaux venus sont aussi passionnés que les anciens pour les intérêts et l'idéal de tous. Ceux qui s'obstineraient à former des groupes compacts et distincts seraient nécessairement mal notés de la masse : encore tout Je caractère étranger se bornerait-il à la fidélité aux usages de la patrie lointaine : un attachement politique à celte patrie ne serait pas toléré. Les Juifs d'Egypte ne faisaient qu'un cœur et qu'une âme avec leurs compatriotes de Jérusalem. Ils se serraient les uns contre les autres, pratiquaient entre eux une loi qui n était psis seulement religieuse, mais qui réglait toute leur conduite. Leur assimilation littéraire ne parut donc qu'un leurre. On n'y crut pas. Ce qu'on leur reprochait le plus, c'était de résister à toute fusion («[/.i^ta). On savait qu'ils regardaient les autres comme impurs : on leur rétorquait ce reproche. Ils attaquaient les cultes du pays : on concluait qu'ils n'avaient pas de dieu. La plèbe se jetait à son habitude dans d'absurdes calomnies dont les lettrés se faisaient l'écho : on disait que les Juifs adoraient un âne et l'on prétendait en assigner la raison (2) . Grief plus meurtrier : ils auraient immolé chaque année un Grec dont ils mangeaient la chair. Tacite fut seul à leur reprocher une luxure dévergondée (3). Plutarque se demandait si l'abstinence du porc n'était pas l'indice d'un culte rendu à cet animal (4).

Cependant le gouvernement des Ptolémées ne prit pas parti contre les Juifs. Ils formaient une nation organisée qui avait son centre à Jérusalem, mais dans la colonie égyptienne, pleinement soumise, ne donnait aucune

(1) On nous reproche, dit Josèpïie {Contre Apion, ii,, 12) de n'avoir pas eu eau[Aa(ïToùi; avSpaç... oîov tc/yiov tivwv eiipeirài; v] croçiq: Staçspovxaç.

(2) C. Ap. II, 7. Tacite,. Misi, v, 3-4,

(3) Tac, Hist., v, 5 : proiectissima ad libidinem gens... inter se nihil ilUcitum.

(4) Syinp., IV, 5. W. Robertson Smith a renouvelé celte hypothèse; mais l'abstention aurait pour but d'éviter le contact avec un culte où le porc était sacrifié et mangé comme dieu : Cf. De deâ syriâ, g 45. Et, sur les Rel. sém., T éd. p. 150.

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inquiétude au pouvoir royal. Les Juils se montraient même sujets fidèles et empressés. Ils ne pratiquaient leur culte que chez eux (1), à domicile. Ils n'avaient pas de sacerdoce. Leur refus d'adhérer au syncrétisme religieux gréco-égyptien était choquant pour le public, mais n'inquiétait pasTÉiàt. Us n'étaient tentés de faire cause commune ni avec les Égyptiens révoltés, ni avec les Grecs insubordonnés. C'étaient donc d'utiles auxiliaires pour un pouvoir obligé de tenir compte de la sourde hostilité des vaincus, de l'esprit républicain des milices grecques. Aussi étaientils investis de charges importantes, surlout dans l'administration des finances. C'est alors que se déployèrent ces dons de manieurs d'argent qui les rendirent si fameux (2).

On a cependant ^llégué de prétendues persécutions endurées par les Juifs de la part de Ptolémée Philopator d'après le III'' livre dit des Macchabées, d'autres ont prétendu que les Juifs avaient été mal vus de Physcon ou de Ptolémée Lathyre.

Les Juifs en effet se plaignirent d'avoir été persécutés, et d'une manière atroce par un roi égyptien. L'ouvrage dénommé troisième livre des Macchabées indique Ptolémée Philopator (221-204), Josèphe (c. Apion, ir, 51 ss.) nomme Ptolémée Evergète II, surnommé Physcon (145-116). On ne saurait admettre deux persécuteurs, puisque les faits sont bien les mêmes. Y eut-il même un roi persécuteur? La raison d'en douter est que les monuments égyptiens présentent toujours les rois comme favorables aux Juifs, et on n'a trouvé trace d'une persécution que dans Jordanis(3), auteur du sixième siècle, qui peut être l'écho des Juifs. On a même soutenu que le troisième livre des Macchabées n'était qu'une projection dans les temps anciens des troubles excités à Alexandrie par la prétention insensée de Galigula de se faire adorer comme Dieu. Cependant l'opinion de la critique, fondée sur des points précis, ne croit pas l'ouvrage postérieur aux environs de l'an 100 av. J.-C. (4).

(1) Lorsque le temple d'Héliopolis fut construit par Onias, outre qu'il eut peu d'ascendant, les Ptoléraées purent croire politique de le soutenir ou du moins de le tolérer en opposition avec celui de Jérusalem qui appartenait désormais aux Syriens.

(2) BùcHLER, Die Tobiaden und die Oniaden..., Wien, 1899. — Quant à l'usure, qui rendit les Juifs si célèbres au moyen âge, le témoignage le plus ancien est une lettre du 4 août 41, mais il est décisif quoiqu'il ait été contesté. Un certain Sarapion conseille au jeune Héracleidès de s'entendre si possible arec son principal créancier PtoUarion : En tout cas prends garde à ne pas tomber dans les mains des Juifs : pXÉTte aarov (= <Te«yTbv) àub tôv louSaîwv (pour la tournure, cf. Me. viii, 15 et xii, 38); voir la discussion très modérée de Wilcken (Arcliiv. filr Papyrusforschung, iv (1907) p. 567 s.). Contra Dessau {op. l. n, 2, 667) qui prétend que les Juifs, alors persécutés, n'auraient pas prêté d'argenit. Le conflit a sûrement accentué la malveillance, mais la réputation datait de plus loin : les termes sont clairs.

(3) Getica, c. 81.

(4) Emmét dans les Apocrypha de Charles, Heinemann, art. Antisemilismus, dans Pauly- Wissowa, SuppL, v, 1931.

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Il est probable qu'il fait allusion à un fait historique. M. Perdrizet (1) a cru reconnaître un trait caractéristique d'authenticité dans ce détail que les Juifs devaient être marqués au fer rouge d'une feuille de lierre, emblème de Dionysos (IlIMacch., ii, 28-29). Or Philopator fut un dévot passionné de Bacchos- Dionysos. S'il n'introduisit pas ce culte en Egypte, du moins il le favorisa et lui donna une organisation officielle (2).

Toutefois, l'impulsion une fois donnée, un autre Lagide put la poursuivre. Philopator n'est pas indiqué pour le rôle de persécuteur des Juifs. Au moment où ils étaient encore soUs le sceptre des rois égyptiens à Jérusalem comme en Egypte, il eiit été de mauvaise politique de les pousser à se tourner vers la Syrie qui avait commencé son mouvement d'invasion vers le sud.

Physcon, nommé par Josèphe, est désigné par ses démêlés avec les Juifs, qui avaient pris le jDarti de sa mère Gléopâtre (c. Ap., ii, 52). Il serait tout naturel que sa colère fût tombée de préférence sur les Juifs, « qu'il pouvait massacrer sans risquer de déplaire au peuple » (3). Le motif de l'hostilité du roi aurait donc été plus politique que religieux, ce qui n'a rien d'invraisemblable (4).

Le caractère d'une tentative de pousser les Juifs à l'apostasie n'est nullement souligné par Josèphe, tandis que le thème de III Macchabées est de fortifier les Juifs dans la foi.

Qu'un Ptolémée se soit comporté comme Antiochus Épiphane et dans le comble de son exaspération, il faudrait pour l'admettre un autre témoignage que la légende absurde de III Macchabées. Quant au dessein de haute politique que prête M. Perdrizet à Philopator, il n'y en a pas de trace, même dans cette mauvaise pièce. Le roi aurait voulu procurer l'unité de religion dans son empire, et Sarapis n'ayant pas réussi dans le rôle de dieu unique, il aurait donné la préférence à Dionysos. C'était, pense-t-on, faire une avance aux Juifs, car leur dieu Sabaoth était identifié par les païens avec Sabazios, un autre nom de Dionysos.

L'hypothèse est séduisante, et peut-être explique-t-elle pourquoi le séleucide Épiphane a prétendu imposer aux Juifs les rites de Dionysos-

(1) Le fragment de Salyros sur les dèmes d'Alexandrie (dans Revue des études anciennes, 1910, p. 217-247).

(2) C'est le sens que M. P. Roussel donne à l'édlt de Philopator, publié par Schubart, EinjUh rung in die Papyruskunde (Berlin, 1918, p. 352) : « il Institue un culte officiel du jdieu », il ne s'agit donc pas proprement de mystères, et en tout cas le texte de la doctrine sacrée (ô Ispbç ^oyoç) que les initiateurs devaient remettre scellé n'est pas le secret propre d'un mystère, mais •la tradition pieuse dont cependant les prêtres s'attribuaient la transmission (Un édit de Ptolémée Philopator, dans Comptes rendus de l'Académie des Inscr. et B. L., 1919, p. 237-243).

(3) Bouché-Leclercq, Histoire des Lagides, ii, p. 61.

(4) C'est aussi l'opinion de Heinemann {L L, c. 7 s.), mais en supposant comme roi Ptolémée Lathyre, vers 88 av. J.-C. pure hypothèse qui ne s'appuie que sur la date approximative de Jordanis.

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Bacchos, plutôt que ceux d'Apollon, dieu patronymique de sa dynastie.. Mais elle manque complètement de base en Egypte.

Aussi bien un savant juif très bien informé, M. Heinemann (1) a donné d'excellentes raisons de penser que les tumultes entre les Juifs et les populations hellénistiques avaient surtout pour motif l'appréhension que les Juifs ne devinssent trop puissants, s'ils n'étaient pas à l'occasion provoqués par les Juifs eux-mêmes. Leurs prouesses militaires en Judéeet même en Ég-ypte ne permettent pas de se représenter leurs jeunes gens comme les pacifiques étudiants des ghettos de Pologne et de Roumanie au siècle dernier. M. Jh. Reinach cite le cas d'un préfet romain d'Egypte qui « d'accord avec les principaux Alexandrins décida d'enfermer les- Juifs dans un ghetto facile à surveiller, « d'où ils ne pourraient plus à l'improviste se jeter sur l'illustre cité et lui faire la guerre ))(2). A plus forte raison étaient-ils redoutables avant la prise de Jérusalem, quand le Judaïsme nourrissait un peu partout des espérances de domination (3), Quand les Palestiniens se sentirent menacés de la guerre qui aboutit à la ruine, des provocateurs se répandirent au dehors pour créer des sou-v lèvements qui feraient diversion (4).

En fait, quel qu'ait été le provocateur, il n'y eut de Juifs massacrés que lorsqu'ils étaient en force. Assurément le point de départ de ces guerres d'extermination mutuelle (5) était l'impossibilité de fusionner : la religion juive avec ses observances était une barricade. En pareil cas, la guerre s'allume facileaiént, mais n'éclate que pour des intérêts politiques ou sociaux. On sait que les premiers chrétiens n'opposèrent jamais de résistance par la révolte ou à niain armée. Le fait est que lorsque là persécu-» tion se déchaîna contre le christianisme, les Juifs ne furent plus inquiétés.. On a reconnu depuis longtemps que ce fut parce qu'ils formulent un peuple ayant droit à sa religion propre. Ce principe fut toujours admis^ sauf par Antiochus Épiphane et par Caligula. Mais il avait son revers : une religion nationale irréconciliable était un danger plus grand si la nation devenait trop forte. On cessa de s'attaquer aux Juifs lorsqu'ils se retirèrent de leur côté de la barricade, renonçant à un prosélytisme et à des prétentions qui leur avaient coûté si cher.

(1) Art. Antisemitismiis, Pauly-Wissowa, Suppl. v, (1931).

(2) Art. Judée, dans le Dictionnaire des Antiquités, m, 1 p. 622, citant le papyrus 2376 bis du Louvre, col. vi, 15.

(3) Strabon, cité par Jos. Ant., XIV, vu, 2 : « on ne trouverait pas facilement dans la terre habitée un lieu où cette race n'ait été reçue et n'ait acquis la domination « : [jlyiS' èTrixpaTeTxat.

Û7t' aÛTOÛ.

(4) Cf. Heinemann, l. L, c. 18.

(5) Th. Reinach (Z. /., p. 622) : « A Chypre surtout, ce fut une guerre d'extermination : les juifs massacrèrent tous les habitants grecs de Falamine, et, la révolte étouffée, le séjour de l'île fut interdit aux Juifs sous peine de mort », citant Dio7i Gassius, lxviii, 32.

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Nous n'avons pas à insister ici sur un antisémitisme dont lé caractère politique ne doit pas être méconnu, à la condition de tenir compte des préjugés injustes des populations païennes (1).

(1) Sur tous ces points on peut voir Le Messianisme..., p, 267-325. — Willrich. {Das Haus des Heroàes, p. 93 s. et 178 s,), approuvé par Joach. Jeremias {TheoL-LU.-Z., 1931, p. 28 s.), opine que les diflicultés entre les Grecs et les Juiis ont été portées à une sorte de paroxysme à la suite des édits d'Auguste de l'an 6 à 7 av. J.-O., découverts à Cyrène en 1927 (G. Oliverio : La stèle di Augusto rinvenuta neW agora di Cirene, extrait du Notiziario archeologico, IV, 1927, traduction latine dans Rev. arch., 1927, t. XXVI, p. 394 ss.). D'après un édit (le troisième sur cinq, 1. 55-62), les citoyens de Cyrène devenus citoyens romains n'en sont pas moins tenus aux liturgies qu'ils devaient au corps des Grecs, sauf dispense spéciale et soigneusement limitée. Il en résulte seulement que le principe romain : duarum civitatum civis... esse... nemo potest (Cic, pro Balbo, 11, 38) n'avait pas force de loi dans ce cas, et c'est ainsi que l'entend Dessau {op. l., II, p. 593, n. 1). Mais Willrich prétend que, dans la pensée d'Auguste, le droit de citéromalne confère ipso facto le droit de cité à la grecque dans toute son extension, et de plus que cette collation du droit de cité grecque aurait été accordée du môme coup à tous les habitants Juifs devenus citoyens romains. D'où le mécontement des Grecs qui auraient mis les Juifs en demeure, puisqu'ils devenaient citoyens, de s'associer aux cultes de la cité.

Mais le texte d'Auguste ne change rien à la situation antérieure des habitants d'une ville. S'ils étaient tenus déjà aux liturgies comme citoyens, ils n'en sont pas dispensés, rien de plus.

Le premier édit d'Augusle organise un tribunal mixte, de Romains et d'indigènes : un Grec avait le droit de déclarer qu'il le préférait à un tribunal composé de seuls Ilomalns, et le magistrat romain devait juger avec la majorité des juges. Nous ne pensons pas non plus que cet édit ait été applicable à la Judée.

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