XI
(3) Ces deux traits ne se trouvent pas dans Baruch, iv, 36-v, 9, et indiquent une surenchère dans le miracle, par conséquent un imitateur. Nous croyons donc (contre Schùrer et Ryle- James) que le Ps. xi est postérieur. Il a pu néanmoins être écrit en hébreu. II est vrai que les termes sont semblables en grec, mais la rencontre la plus frappante sur à^vXiay.ôz n'est pas décisive, puisque le mot se trouve dans Michée, vu, 12. Si le parallélisme du ps. est plus soigné, l'ordre meilleur, les répétitions évitées, c'est plutôt un indice de perfectionnement voulu.
fo8 IX. ÎM MESSlà;NISStB DAVIDIQUE.
p«; VHva'est pas doiiteiix : c'est eelui des. Pharisiens-., Hssonti ennemis de la dynastie asnioiïéenne, et les Pliarisiens ont Fompu. avec elle depuisda fins du règne de Jeaa Hyrcan, ont été pecséeutési eEuellement par Alexanda?e: Janaéev et se; sont: désintéressés des compélitionsï entre les princes,, préfér ranb vivre sons le gouvernement de Bien, avec un grand prêtre; comme: autrefois, qui ne fût pas engagé dans la guerre et la.politiqne (1). Les psaumes attaquent violemment, les crimes des prêtres^ leur négligence dans: lai purification des victimes; et de, leurs propres personnesy ceiqui est bien une; note pharisienne.
D'ailleurs ils; ont eu quelque sorte sigMéi en prenant: le titre de; obioi, qu)e,:nousn« pouvons guère traduire; que; par « les saints »,. et qui signifie proprement « conformes aux lois divines )> (2). G!est donc le ^ termei grec; qm convient le mieux pour une sainteté légale, et c'est; celui qiue; le» Septante ont employé pour rendre les hasidim (3).,, les, dévots, leSr g^ns; pieux;,, le propre; nom- des Âssidéensi que; nous- av^ans: vus devenir les Pharisiens. L'épithète de; <c juste: » ne fait; que compléter la quaMcationi principale;
Le trait essentiel des Pharisiens de l'évangile est déjà trèS; accuse. Ilsi ont conscience de se; ressembler par leur sainteté,, de former ungjBoupe, une; congrégation sainte, — leurs, ennemis: diraient une; secte. — parf aiter ment distincte de la masse des pécheurs..
Ils sont trop imbus de l'enseignement, desi Écritures pour ne pas confesser la miséricorde de Dieu, qui accepte la pénitence, et quine; peut: doncs'exercer que sur des, pécheurs, et ils avouent qu'euix-mémes ont quelque chose à se, reprocher. Mais cet aveu, fait du bout des lèvres, est accom;pagné de cette; protestation; que le; juste,, toujours soucieux: de veiller sur sa. maison,, et par conséquent sur sa conscience, ne laisse; jamais prévaloir lèîpéché. Si on le sonde jusqu'au fond,, on verra qu'ili a pécbé par igmoiranee;, ce qui est certes> plus excusable, et il a sain d'expier cette:; ignorance; par le jeûne :
[II, "■ le juste examine constamment sa maison,
pour ô'ter l'injustice de son manquement.
8 il a expié au sujet de l'ignorance dans le jeûne et rhurailiatioTi de' son âme.
et le Seigneur tient pour pur (4) tout homme saint et sa maison.
(1) C'est sûrement sur le conseil des Pharisiens que « le peuple » demanda à Pompée « à ne pas avoir de rois; caria tradition était, disaient-ils, d'obéir aux prêtres de; Dieu qu'ils honoraient, et ces hommes (Àristobule et Hyrcan) qui descendaient des prêtres, avaient voulu amener le peuple à changer de gouvernement; pour le réduire en servitude » [Ant., XIV,, nij 2),
(2); Ce qu'est le, juste dans l'ordre humain, râaioç.rest par rapport à Dieu : -rà. npbç. tous àvO:pw-TTOus Sixaia xal ta 7rpbç:Toi:»; Ôsoùç ôwa, Polybe,, xxiil, IQ.
(3);Ps. XXIX, 4; XXX, 23; xxxYi, 28; etc.,
(4);xa8ap(Ç£nne doit pas. s'entendre d'une purification, intérieure,, puisque le juste n'a, contEactéi qu'une souillure extérieure par ignorance : il s'en est purifié lui-môme, paK son jeûne..