‹ Le judaisme avant Jésus-Christ [microform]Chapitre 85 sur 198 · I. — Les débuts (37-27 av. J.-^C · texte numérisé non relu

I. — Les débuts (37-27 av. J.-^C

©ans l'enivrement de la TÎctoire, son alliance avec Mariamme ne semMe v'pas r:avoir gêné. 11 prononça la condamnation à mort de quarante- «inq des plus nobles et des plus riches d-e ses adversaires. Leurs biens furent naturellement confisqués, et comme il fallait satisfaire Antoine, bonjours à court d'argent, leurs cadavres furent fouillés. Josèphe dit même qu'il fit périr tous les sanhédrites, sauf Samaïas (1). Mais les Pharisiens étaient assez nombreux dans le conseil, et Josèphe dit ailleurs, d'après -une source plus sûre, que les pharisiens Pollion et Samaïas furent fort eu lionneur auprès de kd, car pendant le siège de Jérusalem ils avaient conseillé à leurs concitoyens d'ouvrir leurs portes à Hérode (â). Les Pharisieus avaient «ûremeut dans l'ensembie suivi cet avis, et Hérode dut s'appuyer sur eux pour combattre le parti de i'aristocralie et du sacerdoce.

Il obtînt des Parlhes le retour d'Hyrean, son bienfaiteur, pour lui témoi- >gner sa reconnaissance, disait-il, mais afin de s'assurer de sa personne. Le vieillardT moins apte que jamais aux affaires, ne pouvait même pas remplir les fonctions sacerdotales, depuis qu'Antigone lui avait fait couper les oreilles, Hérode, peu soucieux de relever le prestige du sacerdoce, choisit icomme grand prêtre un prêtre obscur (3) qu'il fît venir de Babylone, nommé Ananël. Lui-même, étant étranger, ne pouvait prétendre à cette dignité.

Tout près de lui se trouvait un candidat tout désigne par l'opinion, Aristobule, fils d'Alexandre, peiit-fils d'Aristobuie l"^ et frère de Mariamme. Il lui était loisible d'objecter qu'il était trop jeune, n'ayant que seize ans.

Mais bientôt les récriminations commencèrent. Alexandra, mère d'Aristobule et de Mariamme, prétendait exercer tous les droits d'une reine

(1) Ant^, XIV, IX, 4, d'après une tradition essénienne.

12) Ant.,XY,i, l.

(3) Ant., II, II, 4; il est vrai que dans XV, nr, 1, Josèphe le donne comme étant de àpxtepaTixbv -7ÉV0Ç, ce qui peut s'entendre d'une famille alliée à celles qui araient fourni des grands prêtres, ^mais tombée dans un rang inférieur.

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mère, comme si Hérode tenait ses droits des Asmonéens. Pour le contraindre à nommer Arisfcobule grand prêtre, il suffisait de gagner Antoine, et Antoine suivait aveuglément ses propres caprices. Elle lui envoya donc le portrait de ses deux enfants, espérant qu'il serait séduit par leur bonne raine, et consentirait à ses désirs (1). Cet ignoble calcul lui aurait été suggéré par Q. Dellius, ce qui le rend très vraisemblable, car ce romain, dont Josèpbe ne dit rien, jouait le rôle d'entremetteur auprès d'Antoine, après avoir été d'abord son favori. Dellius jugeait bien Antoine. Alexandra, comme bien des mères, pensa sans doute que la bonne grâ ce de ses enfants suffirait à décider ce soudard à accéder à sa demande, car si Aristobule était parti, il n'eût plus été possible de le nommer grand prêtre. Hérode, plus clairvoyant, refusa à Antoine de lui envoyer son jeune beau-frère, alléguant des raisons politiques; pour couper court à des démarches plus pressantes de son patron et de sa belle-mère, il se résolut à nommer Aristobule grand prêtre. Ce fut certes une de ses bonnes actions, s'il n'avait pas déjà l'arrière pensée de s'en défaire. Josèphe, organe des Pharisiens, lui reproche sévèrement d'avoir enfreint la coutume qui ne permettait pas de déposséder un grand prêtre en charge : le premier exemple de cet abus aurait été donné par Antiochus Épîplmne. Mais Aristobule avait destitué son frère Hyrcan, exclu de nouveau par Antigone. Le scrupule des Pharisiens n'émut pas le peuple, qui témoigna de sa joie en voyant le descendant des Macchabées monter à l'autel.

En dépit d'une réeonciiiation où les reproches s'étaient fondus dans des épanGhements très tendres, Hérode ne se fiait pas à sa belle-mère et la faisait surveiller très étroitement. Qu'on imagine une sultane entourée d'espions dans un sérail, luttant de ruses avec le despote qui n'ose la contraindre ouvertement! Alexandra était en eorrespondance avec Cléopàtre ; elle se plaignit, comme une femme à une femme, de l'odieuse outrecuidance de ce parvenu, trop honoré d'avoir été admis dans sa famille. Gléopâtre, qui avait sonidée, saisit volontiers cette occasion d'intervenir dans les affaires de son voisin. Elle invita Alexandra à la rejoindre avec son fils. Tout était prêt, tout était même en train et les deux fugitifs se croyaient en liberté, quand Hérode, prévenu, fit constater le flagrant délit. Alexandra n'avait rien à craindre tant que Gléopâtre régnait sur Antoine. Elle-même n'était à redouter que par son fils. Cette fois encore on se réconcilia avec effusion. La fête des Tabernacles vint, qui fut un triomphe pour Aristobule. Le peuple lui fit une ovation sans fin, tém:oi-

(1) Ant., XV, II, 6. Révoqué en doute par Otto, parce que k Loi ne penneitait pas les images. Alexandra était-elle si scrupaleuse? Que Majiamme ait été accusée ensuite d'avoir envoyé son portrait (Bell.., I, xxii, 3) c'est un indice que ces sortes de ipelntares aoe ;pacai8saient pas illégales.

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gnant un véritable attachement de cœur pour ce jeune homme si beau, héritier de tant de gloire.

- Durant ces derniers jours d'automne, très doux dans la plaine du Jourdain arrosée d'eaux encore tièdes, la cour était descendue à Jéricho.

Alexandra donna un repas au Roi, sans doute au nom de son fils. Le nouveau grand prêtre fut choyé, on le fît boire ; puis vers la fin du jour, le soleil trop ardent ayant disparu au-dessus de Jérusalem, les jeunes gens se jetèrent dans la piscine située à l'entrée des vallées occidentales dont elle recevait les eaux, Aristobule avec eux. On lutta gaiement dans l'eau, à qui plongerait le mieux. De faux amis tinrent la tête du jeune garçon sous l'eau jusqu'à l'asphyxie (1). 11 avait dix-sept ou dix-huit ans. On était en l'an 36 ou 35.

Hérode affecta une violente douleur, puis rendit le pontificat à Ananël.

Alexandra, jusqu'alors sourdement hostile, ne vécut plus que pour se venger. De nouveau elle s'adressa à Gléopâtre, alors mieux placée pour la servir, puisqu'elle avait rejoint Antoine en Asie, et très disposée à nuire à Hérode, dont elle convoitait les états. La reine d'Egypte, en remontrant au patron d'Hérode l'atroce conduite de son protégé, faisait valoir les droits anciens des Ptolémées sur la Palestine. Arrivé à Laodicée, au printemps de 34 av. J.-C, Antoine enjoignit à Hérode de venir se justifier. Ce fut la première crise redoulable dans les rapports du roi juif avec l'empire. Antoine ne se souciait guère des Asmonéens, ses anciens ennemis, et une exécution un peu sommaire n'importait guère à ce prescripteur. Attaché à la famille d'Antipater, comptant sur Hérode dans une situation encore incertaine, il ne songea pas un instant à lui tenir rigueur. Mais Gléopâtre pressait. 11 lui accorda Jéricho avec sa palmeraie et ses baumiers, uniques au monde.

Hérode se serait mal résigné à perdre cette villégiature d'hiver. Dépouillé de la propriété, il se fit le fermier de son ennemie.

Il loua donc ce district à Gléopâtre pour deux cents talents. Et comme elle s'était fait aussi adjuger une partie du territoire nabatéen, Hérode s'engagea encore à lui en servir le fermage, aimant mieux courir le risque d'être mal remboursé par les Arabes, que d'admettre si près de lui les agents de la reine (2). Gléopâtre fut si satisfaite de ses avances qu'elle lui rendit visite à son retour, se montrant aimable à l'excès. Gaprice amoureux? — Non, mais plutôt redoutable intrigue. Gléopâtre eût souhaité

(1) Ant., XV, III, 3. Dans Bell., I, xxii, 2, Josèphe raconte le fait sans aucun détail et d'une manière un peu différente : « Hérode le fit partir de nuit pour Jéricho, où, sur l'ordre du roi, les Gaulois le plongèrent dans une piscine et Iç noyèrent ». De celle façon, il eût été difficile à Hérode d'affecter d'être étranger à celle mort.

(2) Gléopâtre s'étant fait de plus céder toute la côte, depuis le fleuve Éleulhére jusqu'à l'Égyple, Hérode perdit alors aussi Gaza (Otlo).

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qù'Hérode se déclarât et se compromît pour le perdre irrémédiablement dans l'esprit d'Antoine. Elle fut donc très pressante. Hérode vit le danger, et se demanda à son tour s'il ne profiterait pas de cette occasion pour faire disparaître la reine. Le jeu lui parut trop dangereux. Il la laissa partir comme elle était venue, plus irritée que jamais, et non plus seulement comme reine.

Ce n'est pas tout le drame. Cette comédie avait été précédée d'une tragédie.

Avant son départ, Hérode, inquiet, avait confié Mariamme à son oncle Joseph, qui était aussi son beau-frère, ayant épousé sa sœur Salomé, une autre de ces femmes qui firent sa destinée. Amanfc passionné de son épouse, avec la jalousie frénétique d'un despote oriental, Hérode avait ordonné à Joseph de la tuer s'il apprenait que lui-même avait succombé dans sa démarche auprès d'Antoine.

Précisément le bruit courut à Jérusalem que le roi était tombé en disgrâce et avait été exécuté. Prises de panique les femmes tentèrent de se réfugier auprès de la légion romaine qui séjournait près de Jérusalem afin d'appuyer le pouvoir mal affermi de l'élu des duumvirs et du Sénat. Joseph perdit la tête et avoua à Mariamme la consigne qu'il avait reçue, sans oser l'exécuter.

Salomé crut à une faiblesse de son mari pour Mariamme et l'accusa auprès d'Hérode à son retour. Mariamme protesta de son innocence avec l'accent de la vérité, mais trop assurée d'avoir reconquis son mari, elle lui demanda si l'ordre de la faire tiier était aussi Une marque d'amour. Elle avait donc été avertie par Joseph; ils étaient donc complices I Telle fut la conviction du tyran. Il aimait trop sa femme pour sévir contre elle, mais il fit périr Joseph secrètement et jeta Alexandra en prison (1). Dès lors la dissension intestine s'étendit jusqu'au couple royal. La jalousie ne cessa plus de ronger le cœur d'Hérode.

Cependant leg événements exigeaient toute sa sollicitude. La guerre se préparait entre Octave et Antoine au printemps de l'an 31, et Hérode était nécessairement engagé dans le camp d'Antoine moins par la reconnaissance que par la situation géographique de son état entre l'Asie et l'Egypte de Cléopâtre. Il se disposait donc à joindre ses troupes à celles de son protecteur, s'il n'était même déjà en route (2).

(1) Otlo, après Destinon, relègue au rang des fables l'ordre donné à Joseph, comme un doublet légendaire de ce que nous rencontrerons plus tard, et aussi la dénonciation à Hérode qui en dépend. Il y aurait eu une explosion en faveur dès Asmonéens, que Joseph n'aurait pas su réprimer, d'où sa perle. Mais dans cette hypothèse, comment Alexandra conçut-elle le dessein de se réfugier auprès des Romains? Il faudrait encore nier avec Otto qu'elle ait été mise en prison! Tout se tient dans l'histoire de Josèphe,

(2) Plut., Ant., c. lxi et g 111 : {i7To«5-TpÉiJ;a; 'Hpwîyi;.

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La haine de Cléopâtre cette fois le servit. Craignant qu'il ne se créât de nouveaux titres à la faveur d'Antoine, elle préféra l'écarter. Hérode, ne pouvant plus tolérer le refns des Nabatéens de kii rembourser la redevance que lui-même acquittait en leur nom envers la reine d'Egypte, était sur le point de marcher coutre ces Arabes. Cléopâtre remontra à Antoiue qu'il n'avait nul besoin de leur appui. Qu'il les laisse donc se battre, puisque telle était leur envie! Elle se disait qu'une fois Octave vaincu, il lui serait facile de mettre la main sur les deux royaumes affaiblis, et de lég^^r de Pétra à la Cœlésyrie, où Antoine lui avait permis de s'installer.

Dans la guerre avec les Arabes, Hérode d'abord vaiuqueur près de Biospolis (1), les poursuivit et était au moment d'acbever leur défaite près de Canatba (2), quand l'intervention inattendue d'Autbénion, stratège de Cléopâtre, changea sa victoire en déroute. Un formidable tremblement de terre acheva d'abattre les Juifs. Josèphe prête alors à Hérode un discours d'une éloquence fort médiucre, mais intéressant pour les idées religieuses du temps, et le mélange qui s'en faisait dans l'esprit du demijuif. A propos du massacre de ses envoyés par les Arabes, il relève le rôle de ces messagers : « Les Grecs, en effet, ont déclaré les hérauts sacrés et inviolables ; et, îicus-mèmes, c'est par des envoyés célestes que nous tenons de Dieu nos plus belles doctrines et nos plus saintes lois (3). » Étant le peuple de Dieu, les Juifs sont assurés de son secours, d'autant qu'ils soutiennent une guerre juste : « Là où est Dieu, là sont le nombre et le courage. » Ce qui est d'une piété très optimiste. Et pourquoi s'effrayer du tremblement de terre? « Il n'y a là que de simples accidents, des cataclysmes physiques ». Sur quoi Hérode « ofl'rit les sacrifices selon les rites 3), comme un général grec ou romain i Mais ici Josèphe a peut-être donné au récit cette allure païenne en suivant sa source inconsciemment.

Meilleur stratège qu'orateur, Hérode défit les Arabes dans une suite de combats, et si complètement qu'ils lui reconnurent une sorte de patronage sur leur nation (ii'). De pareils revirements de fortune sont fréquents partout, mais c'est surtout en Orient qu'ils ont toujours amené le remaniement des états, L'énerg'ie et i'habiletéd'Hérode avaient agrandi son prestige au moment où il allait lui être le plus nécessaire.

Le deux septembre de cette même année 31,1a bataille d'Actium donna à Auguste l'empire du monde romain. Hérode le comprit et que les derniers efforts d'Antoine, enchainé à Cléopâtre, seraient vains sans dignité.

Aussitôt il changea de camp, et aida Q. Didius, gouverneur de Syrie,

<1) Ou plutôt ia Tille de Dion dans la bécapoie, car on ne connaît pas de Diospolis dans «elte ïé^on.

^(2) Qamivât.

(3) Ant.^ XV, V, 3 ; cf. Gai. m, 19, cité par le traducteur.

(4) TrpoaTâïï); toO e6vou; (Ant., XV, v, 5).

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à empêcher les gladiaieups d'Antoine de le rejoindre en Egypte (1). Ge petit incident, auquel Josèphe ne fait qu'une allusion obscure, suffit à naettre en suspicion le discours d'Hërode qu'il emprunta sans doute aux Mémoires de ce prince. Dès le printemps de l'an 30, le roi juif rejoignit Auguste à Rhodes. Il se serait fait gloire de son attachement à Antoine, fidèle jusqu'à la fin et clairvoyant, puisqu'il lui avait conseillé de se dépêtrer de Gléopâtre, après quoi il aurait marché avec lui. La fidélité envers l'ami vaincu devait être un gage de celle qu'il promettait au vainqueur.

Auguste était mieux informé et dut sourire lors de l'allusion à Gléopâtre : sur ce point du moins le Juif était sincère. L'intérêt de l'empire, la tradition de Jules Gésar, lui commandaient d'aecepter une amitié si chaude et empressée à prouver sa qualité et sa portée. Il rendit à Hérode le diadème qu'il avait déposé, et accepta son concours. Lorsqu'il passa d'Asie en Egypte, la traversée du désert, toujours épineuse, fut facilitée par la disposition des ravitaillements fournis par les Juifs. Aussi- lorsqu'Hérode l'eut rejoint en Egypte pour le féliciter de son triomphe complet, il lui rendit les territoires que la reine d'Egypte lui avait fait enlever: Jéricho, et, sur la côte, Gaza, Anthédon, Joppé et la tour de Straton. Il y ajouta la Samarie, et parmi les villes de la Décapote enlevées aux Juifs par Pompée, Scythopolis et Gadara. Il s'amusa même à mettre à son service quatre cents Gaulois, choisis parmi les gardes du corps de Gléopâtre. Hérode était comblé. Durant de longues années ses rapports avec Rome ne connurent aucun nuage. Fidèle à la fortune d'Auguste assurée par la politique la plus avisée et vraiment géniale dans sa prudence, il fut toujours traité par lui comme un vassal sur lequel on pouvait compter et dont il fallait seulement surveiller les agissements vis-à-vis de sa propre famille.

C'est là que la crise, heureusement surmontée, eut des suites funestes. Hérode s'était exposé plus dangereusement en se rendant auprès d'Auguste que lorsqull avait été mandé par Antoine à Laodieée. En Judée on le croyait perdu. Le vieil Hyrcan, âgé de soixante-dix ans (2), était incapable de lui nuire, mais il pouvait être un instrument entre les mains de sa fille Alexandra. Josèphe raconte même qu'elle avait, en effet, décidé son père à nouer une intrigue avec Malchos {Malikou), roi des Nabatéens, qui aurait accepté de recevoir chez lui Hyrcan. Mais le vieillard se serait-il décidé à fuir, lui si heureux d'être revenu de chez les Parthes, et l'intérêt d' Alexandra n'étaitrii pas de l'avoir sous la main, à Jérusalem, si l'on apprenait la disgrâce du roi ? Il est donc probable que toutes les pièces de conviction du procès qui allait s'ouvrir furent forgées par Hérode pour

(1) Dion Cassius, LI, 7.

(2) Et non de 80, comme dit Josèphe.

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