‹ Le judaisme avant Jésus-Christ [microform]Chapitre 88 sur 198 · X, HÉRODE I · texte numérisé non relu

X, HÉRODE I

> Les anciens rois hellénisés n'avaient pas diésité à s'attribuer les lionneurs divins. Lorsque les Romains furent les plus forts, il parut naturel de diviniser leurs généraux vainqueurs. Dès l'an 196 av. J.>G., les gens de ^Chalcis avaient institué un culteen l'honneur deTitus Quinctus Flaminius (1) . L'impulsion fut plus générale à propos de Jules César, auquel on associa la déesse Rome. Auguste eut son tour, quoiqu'il ne s'y prêtât pas volontiers. Il trouvait bon que les Romains s'associasseijt chez les autres au culte de Rome et du héros César, mais il ne permit qu'aux étrangers de lui «lever des temples à lui-même (2), et d'abord aux habitants de Pergame et de NicoDiédie : on était en l'an 29 av. J.-C. Aussitôt après (27 [?J av. J.-C) Hérode bâtissait un temple à Rome et à Auguste dans Samarie qu'il venait de restaurer sous le nom de Sébaste (3). Dans Gésarée qu'il fonda en l'an 22 près de la tour de Straton en l'honneur de César Auguste, il lui éleva encore un temple, et un autre à Panion, vers l'an 20, aux sources du Jourdain.

^r ces temples n'étaient point simplement des édifices votifs. On y pratirt-quait le culte de César, avec des libations, et des sacrifices, et de M'encens (4). La statue de l'empereur d'après le type du Zens d'Olympie, - celle de Rome à l'instar de l'Héra d'Argos (5), étaient de véritables objets -. du culte, et positivement des idoles. Ces temples mentionnés expresséc ment n'étaient pas les seuls, puisque Josèphe affirme qu 'Hérode en avait ¥?.rempli son territoire avant d'en bâtir ailleurs (6).

cHérode pouvait alléguer que l'entraînement était général (T), mais il fut un des premiers à donner le signal, et il exagérait fortement lorsqu'il présentait aux Juifs comme excuse les exigences formelles des Romains (8). La source de Josè^Dhe, ici peu favorable à Hérode, ajoute qu'il se fai-

(1) PLtiTARQUE, Flam., VI.

(3) LeTfomUes américaines ont retrouvé sous le grand temple romain des traces du temple ^'Hérode remplaçant un ancien temple des Séîeucides.

^4^ L'inscription de Narbonne, 22 sept. 12 av. J.-C. est d'autant plus caractéristique qu'elle rnnsacre comme iours de fête l'anniversaire de la naissance d'Auguste et celui de son avènement, A mini fait écho PauUus Fabius Maximus en 9 av. J.-C, avec le même sentiment de messiani?mP vireilien (cf. L'évangile de J.-C, p. 9), quoiqu'avec moins d'emphase : Pleps Narbo- Ipri^lim aramNarbone in foroposuit, ad quam quotannis VIIII k[alendas] Octobr[es], qua MTpiim saeculi félicitas orbi terrarum rectorem edidit, très équités romani a plèbe et très jiLrtini hostias singulas immolent... VII quoq[ue] idus Ianuar[ias], qua die primum fr^Prlim orbis terrarum auspicatus est, thurevino supplicent et hostias singul[as] immoj^d^rr XX 4333) Sur Virgile, cf. Le prétendu messianisme de Virgile {RB., 1922, p. 552- 572) et le bel ouvrage de M. Carcopiao : Virgile et le mystère de la quatrième églogue; compte rendu dans ItB., 1930, p. 446 ss.

(5) Bell., I, XXI, 7.

(6) Bell., I, XXI, 4. , . 7 j -7

7\ Provinciarum pleraeque super templa et aras ludos quoque quinquennales paeneoppidaiim conslituerunt. Iteges amici atque socii et singuli in sua quisque régna Caesareas urbes condiderunt (Suétone, Aug., LIX).

(8) Ant., XV, IX, 5 : èÇ IvToX^ç xa\ upoffT:aYl».aTWV.

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sait un mérite auprès de César d'instituer son culte en bravant les lois du pays. Elle n'a pas tort de conclure qu'en bon hellénisant Hérode ne se souciait que de lui-même et du grand souvenir qu'il laisserait à la postérité.

Les formes les plus adoucies de ce culte étaient les jeux qu'on célébrait tous les quatre ans; aussi Hérode crut pouvoir les instituer à Jérusalem, ' dès le début de cette seconde période.

Roi hellénistique, Hérode le fut surtout par son goût pour les constructions. Le mouvement était déjà commencé qui allait faire à la Méditerranée une enceinte de villes splendides, ornées de monuments, pourvues de tout ce qui paraissait essentiel à la vie : places publiques, bains, théâtres, amphithéâtres pour les jeux et les batailles des b êtes et des gladiateurs, arènes pour les courses, salles pour les conférences littéraires. A Jérusalem même il construisit un théâtre, un amphithéâtre, un hippodrome. Les principales villes furent décorées dans le même goût, c'est-à-dire dans le style grec que les Romains avaient adopté, et qui fut le triomphe de l'ordre corinthien des colonnes.

La libéralité du roi juif s'étendit jusqu'à des villes situées loin de ses frontières : Tyr et Sidon en Phénicie, Béryte, Laodicée en Syrie, et même jusqu'à Athènes et à Olympie. Tout prince hellénisé tenait à honorer la Grèce, berceau de la civilisation, Athènes surtout, foyer des lettres et des arts, et Athènes lui témoigna deux fois sa gratitude (1).

Hérode se sentait si bien chez lui en Grèce qu'il se fit nommer agonothète ou président des jeux d'Olympie pour une période de quatre ans, •et qu'il les dota de revenus perpétuels (2). C'est par admiration pour Homère qu'il réconcilia avec Agrippa les habitants d'Ilion, et libéra les habitants de File de Chio, qui prétendait être la patrie du poète, de leurs dettes envers les procurateurs de César (3).

Si les Grecs venaient le visiter, comme le Spartiate Euryclès, ils étaient hébergés avec magnificence. Le roi connaissait sûrement très bien le grec, étudiait la littérature, s'entourait de rhéteurs et de panégyristes. C'est seulement vers l'an 14 av. J.-C. qu'il s'assura les services de Nicolas de Damas.' Lui-même écrivit des mémoires, sûrement en grec, qui était la langue officieUe de la cour (4).

Ses monnaies sont l'indice de cette transformation. On ne retrouve plus

(1) Inscriptions citées plus haut, p. 177, n. 1. Une inscription trouvée à Beyrouth. [Comptes rendus de l'Acad. des Inscr. et B. L. 1927, p. 243, par M. Oagnat) mentionne une constructioa importante du roi Héroae, réparée ensuite par Bérénice et Agrippa.

(2) Bell., I, XXI, 12.

(3) Ant., XVI, II, 2.

(4) On peut en alléguer comme preuve le nombre considérable des mots grecs qui ont pénétré -même dans la langue des rabbins; cf. Krauss, Griechische und lateinische Lehmvmer im Talmud, Midrasch und Targum, Berlin, 1898/9.

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nulle part de mots hébreux : on ne sait même pas s'il eut jamais d'autre nom que celui d'Hérode. Comme emblèmes, le large chapeau grec, le bouclier macédonien et l'aigle romaine.

Ainsi Hérode n'avait pas seulement mis son royaume dans ce train de civilisation gréco-romaine qui contribuait si puissamment à favoriser l'emprise de Rome ; il avait dépensé des sommes considérables pour l'embellissement des provinces ; il assurait aussi la paix romaine sur une frontière difficile à garder contre les tribus pillardes du désert.

Auguste le considérait donc comme un fidèle collaborateur et le traitait en ami. Cette faveur était personnelle. Hérode obtint le privilège, généralement refusé aux rois amis et alliés, de désigner lui-même ses successeurs (1) : mais il lui fut retiré par la suite (2). Il était un roi ami et allié, rien de plus ; en fait un vassal.

Auguste fut très libéral en territoires, précisément parce qu'Hérode était un bon gardien. Vers l'an 23 av. J.-C. il lui accorda la Batanée, laTrachonitide et l'Auranitide (3), la, dernière prodigieusement riche en blé.

Au moment de son voyage en Syrie, il y ajouta le pays de Panion, qui formait jusque-là une enclave fâcheuse entre la Batanée et la Galilée.

A cette occasion, Phéroras, le dernier frère d'Hérode, fut nommé tétrarque de la Pérée. On a vu là une précaution d'Auguste contre la trop grande extension du royaume juif. Mais, d'après Josèphe, l'initiative vint d'Hérode, très attaché à ses frères et sœurs, désireux d'assurer une situation sortable à son frère pour le cas où il mourrait avant lui, contre la défaveur de ses propres héritiers. Phéroras n'ayant guère qu'un titre, l'unité de l'état n'en était pas compromise.

Quel contraste avec la situation au temps d'Aristobule et d'Hyrcanf

Tandis que Pompée avait affranchi les villes grecques conquises par Alexandre Jannée, Hérode comptait dans ses domaines Gaza, Anthédon (Agrippeion), Azot, lamnia, Joppë, Apollonia, Gamala, Hippos, Gadara, Abila, Pella, Scythopolis, Canatha, Dium, Gérasa, Philadelphie.

Hérode fut sûrement le roi hellénisé qu'Auguste favorisa le plus. On aimait à dire autour du roi juif qu'Auguste n'avait pas de meilleur ami après Agrippa, et qu'Agrippa, de son côté, l'aimait plus que tout autre après Auguste. Cependant on ne pensa pas à lui donner un autre titre romain que celui de citoyen, que possédait déjà Antipater : Agrippa P' fut le premier inscrit dans l'ordre sénatorial, d'abord prétorien, puis consulaire.

A l'étranger, rien ne manquait donc à la gloire d'Hérode. A l'intérieur du royaume il se comportait, comme les autres rois hellénisés, en maître

(1) Ant., XVI, iv, 1 et 5, en l'an 22.

(2) Probablement en l'an 12; il ne serait pas conciliable avec les faits relatifs à la succession^

(3) Ant., XV, X, 1.

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absolu. Ce despotisme n'était pas absolument nouveau en Judée, car on ne pourrait apprécier autrement le règne d'Alexandre Jannée. Hérode sut même éviter quelques écueils contre lesquels l'Asmonéen se brisa si souvent. Ailleurs un roi était un dieu. En Judée Hérode ne pouvait même pas se donner comme le ministre du Dieu du pays. Il avait bien affecté une origine sacerdotale, mais sa venue de l'Idumée était trop claire pour qu'il osât usurper la qualité de grand pontife. Son pouvoir absolu se manifesta cependant en cela qu'il déposa à son gré les grands prêtres, contre la tradition inviolable dans Israël, et qu'il nomma des grands prêtres sans crédit, et, autant que possible, engagés par leur intérêt à le bien servir.

Nous avons déjà vii comment il avait nommé grand prêtre un Babylonien, Ananël, qu'il avait déposé (1) pour investir le jeune Aristobule, et qu'il avait ensuite remis en charge (2). On ignore comment finit Ananël. Un certain Jésus, fils de Phabi, lui avait succédé, qu'il remplaça par Simon, fils de Boéthos, d'Alexandrie, dont il voulait épouser la fille (3), la seconde Mariamme. Peut-être aussi, en choisissant un Alexandrin avait-il l'intention de faire pénétrer parmi les prêtres la haute culture des Juifs d'Alexandrie (4). Les Boéthosiens conservèrent le sacerdoce, mais Matthias dut céder la place à lozaros, frère de la seconde Mariamme. Cette dernière déposition appartient, il est vrai, à la période finale du règne.

S'il était empêché d'offrir lui-même les sacrifices, Hérode n'en avait pas moins l'administration du Temple et la disposition du trésor sacré, puisque ce soin, même sous la domination romaine, fut conféré aux rois juifs Hérode de Ghalcis (5) et Agrippa II (6). La précaution prise par les Asmonéens de garder les vêtements du grand prêtre dans la tour Baris mettait le sacerdoce à la discrétion du roi, de sorte qu'aucune fonction sacrée ne pouvait s'accomplir sans son consentement.

Dans l'ordre législatif, le pouvoir n'était pas moins absolu que dans l'administration, d'autant qu'on ignorait la distinction des pouvoirs.

Chez les Juifs la législation était codifiée dans un texte sacré irréformable. Hérode se permit cependant d'y porter atteinte. Un voleur par effraction était vendu à l'étranger d'après les coutumes grecques; tandis qu'en Judée, l'esclavage d'un fils d'Israël était familial, et n'était pas

(1) Anl., XV, m, 1..

(2) Ant., XV, m, 3.

(3) AnL, XV, IX, 3. Il est vrai qu'ailleurs c'est la sœur de Simon. La question est inextricable, cf. Dkrenbooug, p. 155, n. 2.

(4) Der., L l. Le mariage eut lieu vers l'an 24 av. J.-C.

(5) AnL, XX, I, 3.

(6) Ant., XX, IX, 7.

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perpétuel (1). C'était donc aggraver la peine que d'adopter le droit grec (2). C'est d'ailleurs la seule dérogation au droit des ancêtres qu'on lui ait reprochée.

Dans le gouvernement de l'État, rien ne limitait son autorité. Au temps d'Hyrcan 1®'' le sanhédrin était une sorte de sénat qui partageait presque avec lui l'autorité suprême, du moins dans l'ordre judiciaire, et spécialement pénal. Dès son avènement Hérode le décima en faisant périr les chefs de l'aristocratie. Ceux qu'il épargna, docteurs appartenant au parti des Pharisiens, étaient sans compétence dans les grandes affaires. Le sanhédrin continua sans doute à se réunir pour régler les menues causes de justice et de police, puisque nous le voyons fonctionner de nouveau plus tard, sans qu'il ait été question d'une réintégration. Mais ce qui prouve bien qu'il ne fut jamais consulté dans les graves affaires de l'État, même comme tribunal de justice, c'est qu'Hérode en référa toujours en pareil cas à une sorte de conseil privé, composé de ses « parents et amis » (3), lorsqu'il lui plut de faire endosser à d'autres la responsabilité des actes auxquels il se décidait seul. Car ce conseil, s'il donnait un avis, se rangeait toujours à celui du roi.

Le pouvoir administratif n'était pas même gêné par les franchises des cités grecques. Leur apanage inaliénable était une certaine autonomie municipale. Et nous voyons qu'elles en usaient. Mais mal en prit au démos de Gadara de protester auprès d'Auguste contre les abus de pouvoir d'Hérode. C'est à lui qu'on donna raison (4). Si les cités grecques gardèrent une certaine franchise pour leurs usages, elles furent sûrement sous la surveillance d'un fonctionnaire royal, qu'on nommerait aujourd'hui un haut commissaire. Par exemple Kostobar était gouverneur de l'idumée et de Gaza (5). A plus forte raison Hérode réglait à son gré même la loi municipale des villes fondées par lui. A Césarée son intention avait été que les Juifs et les Syriens eussent des droits égaux, quoique les Juifs n'en demeurassent pas d'accord (6).

Dans les pays purement juifs, l'ancienne organisation patriarcale s'était maintenue. Aux portes des villages situés sur les collines, au point de

(l). Ex. xxï, 2 5S.

(2) 4«if„ XVJ, I, 1. Contre Otto qui prétend que l'esclavage parmi des personnes connues était plus douloureux. Chez les Grecs, peut-être, mais sûrement pas parmi les Juifs, avec leur sentiment national si fort et leur aversion à vivre dans un milieu païen.

(3) (luyYsvEïç v.%\ çîXoi [Bell., I, xxvm, 2); c'est d'après Otto (p. 83) un titre officiel, de sorte que les ffUYYevsiç ne sont pas nécessairement des parents. Mais alors pourquoi les distinguer des qjfXot? Ce sont sans doute comme des pairs, participant aux privilèges de la famille royale qui faisait en premier lieu partie du conseil privé, nommé oûXXoyoç {Ant.y XV, n, 7); avec eux on tient conseil, BouXiri {Ant., XV, iv, 2) c'est cruvéSptov twv te (pIXwv ocal ouyysvwv [Bell., l, xxix, 2).

(4; Ant., XV, X, 3.

(5) àpjiwv r/j; iSoujjLatai; xat rà!;ïiç [AnU, XV, vil, 9).

(6) Bell.y 11, xiil, 7.

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départ du chemin conduisant à la source, les vieillards tenaient leurs assises, souvent bruyantes, mais pacifiquement terminées, puisqu'ils étaient chargés de maintenir la paix, de rechercher les coupables, de dirimer les menues contestations, d'assurer les devoirs de l'hospitalité (1). Plus d'une fois Jésus et ses disciples se présenteront à cette assemblée de barbea blanches pour qu'on leur indiquât un gîte, pour annoncer en attendant la bonne nouvelle, vivement commentée quand ils n'étaient plus là.

Ces assemblées n'étaient pas de celles qu'Hérode avait interdites (2);' c'étaient plutôt les réunions clandestines, les banquets entre gens influents, où les conversations étaient des critiques et pouvaient devenir des. complots.

La nation n'avait aucun droit à se mêler des affaires publiques. Au temps des Macchabées c'est le peuple juif en corps qui était un ennemi ou un allié. Mais la majesté du peuple romain lui-même ne s'était-elle pas concentrée dans la personne du prince? Le peuple juif figurera encore dans un diplôme de Claude; ce n'est plus que du style de chancellerie (3).

Et cependant Hérode semble s'être appliqué à se maintenir en contact avec la foule. Dans quelques cas il a réuni le peuple pour le haranguer:, On doit se le représenter, du moins dans les circonstances les plus> graves, comme il sera dit d'Archélaûs (4), sur une estrade élevée, assis; sur un trône d'or, tendant les mains vers la foule pour la remercier de ses acclamations, et déroulant peut-être le rouleau de l'orateur romain. Dans une première occasion, aiprès le tremblement de terre et ses échecs dans la guerre arabe, il lui fallut affronter une foule mécontente et découragée, qu'il sut cependant entraîner (5).

La construction du nouveau Temple fut l'occasion d'un discours solennel, qui engageait la parole royale. Le peuple n'était pas invité à délibérer^ et ne sut que dire (6). Lorsqu'Hérode annonça aux habitants de Gésarée' et à une grande foule, venue même de la campagne, le succès de sa démarche pour les Juifs auprès d' Agrippa, et qu'il fît remise du quart de l'impôt de l'année précédente, il va sans dire qu'il fut très applaudi. Mais ces communications étaient de pure condescendance. A son retour de Rome en l'an 12 av. J.-G. il parla du règlement de sa succession, « il fît connaître en détail tous ceux de ses actes dont il jugeait utile d'informer le public (7) ».

(1) Deut., xxr, 4. 6. 19; xxv, 8 etc.

(2) Ant., XV, X, 4.

(3) Ant., XX, I, 2.

(4) Ant., XVïl, vm, 4.

(5) Ant., XV, V, 3 ; ce discours est beaucoup plus dévot que celui de Bell,, I, xix, 4»

(6) Ant., XV, XI, 1.

(7) Ant., XVI, IV, 6.

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