‹ Le Judaïsme, ses dogmes et sa missionChapitre 13 sur 93 · tO · texte numérisé non relu

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(i) n Sanael, XXHl, f, m^TTat Oi»3 (») » Samuel, 9, 5-13; I Chron., XXII,

(4) Il SuBBêl, Vil, 1.

(«) l SftBoel, XVI, 18. (6) I Chron., XXII, 14-16; XXIX, 1-».

(S) Il Saniel, 6. ' (7) I Chron., XV, 16-14; XVI, 4-7.

tinés à ce sanctuaire, que d'autres mains devaient édifier et consacrer (1).

Voilà des faits constates et enregistrés parTtiistoire; ils nous autorisent donc à dire que la vie du roi David n*est pas autre chose que Tidée dominante du psalmiste traduite en actes.

Aussi, cette belle et harmonieuse ordonnance entre la pensée et Faction, cette ardeur constante à mettre en parfait accord le culte théorique et le culte pratique, cette sollicitude sans relâche portée au perfectionnement des choses saintes, cette thésaurisation vouée à un but religieux et, par conséquent, si différente de celle des rois ordinaires, ce soin incessant d'élever Tadoration du Seigneur à une hauteur inconnue avant lui, ces efforts permanents pour faire pénétrer dans le sein des masses le sentiment de la gloire et la notion de la toute-puissance du Créateur, ici par le prestige du culte public, là par les poétiques accents de sa lyre incomparable ; cet ensemble majestueux où Ton ne sait ce qu'il faut admirer le plus, du précepte ou de l'exemple, de la pensée ou de l'action, constitue l'impérissable monument élevé dans le cœur du peuple à David et à la race davidique.

Oui, cette description est bien faite pour nous expliquer comment la restauration de la maison et du trône de David est devenue pour tout Israël une espérance, une croyance, un culte, un serment prêté par Dieu lui-même (2). David est la plus noble personnification d'Israël; David est ce représentant complet et fidèle qui fait vibrer toutes les cordes nationales ; David résume en lui les qualités, les passions et jusqu'aux défauts de son peuple; David n'est ni incorruptible, ni impeccable; il se laisse plus d'une fois entraîner soit par l'attrait du sens, soit par la colère et la vengeance; mais avec quelle vigueur il sait se relever et réparer ses torls ! David commet plus d'une injustice, plus d'un crime; mais la grandeur de ses écarts est toujours dépassée par celle de l'expiation, de la pénitence et du

(I) I ChroD., XXIX, d. CXXXII, 10-11; Il Samofll, VII, 16;

(t) Pi.» LXXVIII, 70 ; LXXXIX, 91-38 ; I Ghron., VU, U.

retour à Dieu (i). Et c'est ainsi qu'il noas offre la vivante et fidèle image de cette race forte, mais d'humenr inégale ; de ce peuple à la nuque dure, souvent coupable, parfois criminel, mais se fortifiant par ses chutes, mais se retrempant au milieu de ses épreuves avec cette vitalité qui fait les grandes races non moins qae les grands hommes. Gloire étemelle donc à David et à ridée davidique !

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