PARIS LIBRAIRIE À. FRANCK
RUK mCHBLIBU, 67
A I. Ll Um ET A I" LA lAROHNE JAMES DE ROTHSCHILD
Monsieur le baron, Madame la baronne,
Nos sages ont comparé la sainte Thora à un arbre majestueux qui donne la vie à ceux qui le cultivent, et plus encore à ceux qui le font cultiver.
Personne assurément n'a de plus beaux titres à la possession de cet arbre de vie que vous, qui savez si admirablement faire servir les biens temporels à la fécondation des biens spirituels, à Tennoblissement de la charité , à la splendeur du culte , à la propagation de la vérité religieuse» réalisant ainsi la grande pensée de Tun de nos plus illustres pères de la Synagogue, qui donnait au monde pour base les trois colonnes de la Doctrine, du Culte et de la Charité.
La discrétion et la délicatesse dans lesquelles vous aimez à envelopper vos encouragements devraient m'interdire toute expression publique de ma gratitude.
Aussi est-ce bien moins* en mon nom qu'au nom de
rinstruction sacrée que je crois devoir vous l'adresser
Par votre protection noblement offerte, et dont la spontanéité double le prix, vous m'avez mis à même d'aborder la tâche que je me suis imposée, celle de vulgariser les immortels principes qui sont la meilleure part de rhéritage disraél.
Je crains que mes efforts ne restent bien au-dessous d'une tâche aussi considérable et d'un patronage aussi élevé.
Mais je me rappelle que la poignée de farine qui constituait l'offrande du pauvre recevait le meilleur accueil dans le sanctuaire. J'ose en espérer autant d'une œuvre qui, malgré ses lacunes et ses imperfections, n'en est pas moins un témoignage en faveur de la grandeur impérissable du judaïsme.
J'ai l'honneur d'être avec un profond respect, monsieur le baron et madame la baronne , votre très-humble et très-dévoué serviteur,
Michel A. WEILL.
Schlestadt, ce 26 mai 1867.
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