DE I/£TERNITE DE DIEU
Celui qui Ml r«pp«I dei génértUons, c'est noi, TÊimmI;
je mit le premier, je self eusi et eo let itnkn. (Isale, XLI, 4.)
Formule de Maïmonide. — « L*éternitë, c'est la croyance « qae le Diea un, tel que nous Tavons fait connaître, est seul « éternel, et qae tous les autres êtres sont, par rapport à lui, « non éternels ou temporaires. Les textes bibliques à Tappui (c de ce dogme sont nombreux, et il a sa définition précise a dans les dernières paroles de Moïse » où Dieu est appelé le (c Dieu primordial (1). »
Cette formule manque tant soit peu de clarté et de netteté ; elle ne nous dit pas assez comment Maïmonide entend ce dogme de Téternité. Est-ce le principe opposé à Téternité de la matière, comme cela semblerait résulter de la place qu'il lui assigne dans son traité théologique, où il traite simultanément, après les attributs, de Téternité de Dieu et de- la création (2)? Alors nous n'aurions plus à nous en occuper, ayant traité ces questions à propos du premier dogme. Est-ce tout simplement Tattribut de Téternilé? Mais un simple attribut ne saurait constituer un dogme spécial ; il rentrerait plus ou moins dans Texposé du troisième dogme, qui embrasse la généralité des attributs. Mais alors quels en sont la valeur, la portée et le sens précis ? C'est ce que nous allons rechercher en étudiant
(I) DeaUr., XXX111, i7. (ft) Guide, n« pirtie, eh. 13-10, t5-S0.
L'ÉTEnniTé DB DIKU.
1 ôlcrnité dans les documents de la religion, en commençant comme d'habitude par TËcriture.