CHAPITRE PREMIER Psychologie pénale du peuple français
Nous avons indiqué notre désir d'appliquer les résultats dégagés au cours de la longue étude précédente au cas concret de la France. Il est indéniable que chaque peuple a une façon spéciale de concevoir son organisation judiciaire d’après son développement intellectuel et social, d’après ses goûts, d’après son esprit et son caractère. Cette organisation Judiciaire dépend aussi du degré moral auquel se trouve l’homme moyen du pays considéré. Le relèvement moral des coupables est toujours souhaitable, mais il faut pour cela que la plupart des hommes composant la société aient euxmêmes un niveau moral assez élevé, sans cela la solution durement répressive est la seule qui puisse être considéré comme possible. Seule la peur d’un châtiment considérable réussit à maintenir un ordre social précaire. La recherche du relèvement moral d’un coupable, atteint d’une sorte de mal de siècle collectif, est inutile et nuisible pour une société qui ne peut donner une valeur à ses lois que par la crainte des sanctions. Il faut qu’un ordre strict existe, que la mora-
lité soit élevée chez les individus formant l’armature sociale du pays, pour qu’il puisse être question de redressement moral des coupables et d’une organisation capable d’assurer la réalisation d’une telle œuvre.
Nous devons nous demander si le Français se trouve actuellement dans une situation morale et sociale permettant l’organisation d’un pareil système. Autrefois, la France possédait une organisation. sociale particulièrement solide. Les cadres de la société élaient nettement dessinés avec la base particulièrement ferme de la cellule familiale. Les crimes politiques, les crimes passionnels étaient les prineipales formes d’infractions soumises aux Assises. Les petits délits se présentaient fréquemment aux audiences correctionnelles pour subir une répression sévère que leur gravité ne justifiait point. Il y avait des crimes crapuleux commis presque toujours dans les plus basses classes de la société, et dans l’ensemble on peut dire que les tribunaux répressifs étaient réservés aux classes sociales inférieures. La prison représentait un châtiment terrible pour l’honnête homme, qui méprisait profondément ceux qui avaient été condamnés à des peines de détention. Malheureusement, le progrès d’une part, la guerre et ses répercussions de l’autre, allaient transformer dans des proportions considérables notre société et rendre nécessaire une répression sévère des infractions
commises, pour maintenir un ordre social chancelant. Le relèvement moral des coupables ne pouvait plus être envisagé lorsque celui de la nation entière devenaitindispensable.
On peut se demander quelles sont les causes de cet abaissement de la moralité générale. Nous avons cru pouvoir en distinguer deux sortes, les unes provoquées par la vie moderne et pouvant être considérées comme universelles, les autres provenant spécialement des Français et de leur
esprit particulier. Nous allons tout d’abord envisager les causes générales de la baisse de la moralité et de l’augmenlation du nombre des infractions commises.
Avec la vie moderne, nous assistons à la concentration urbaine, dans laquelle l’homme est exposé à perdre toute personnalité, toute dignité nécessaire. L'homme est perdu dans la foule, ignoré de tous et ne se sent nul besoin de tenir un rang quelconque. Il a quelques amis, ou plus exactement quelques relations lorsqu'il occupe une certaine situation, mais cela ne suffit pas à lui donner le respect de sa personnalité. L’homme de la ville est dans la foule et comme personne ne s'intéresse à lui, ne l’observe, il a une tendance certaine à s’uniformiser inutilement à l’ensemble des individus qui l'entourent. Cette foule grise et morne, dans laquelle chaque individu vit pour lui-même égoïstement, ne permet-elle pas de croire à l'impunité possible dans ce monde où personne ne se connaît? N’empêche-t-elle pas toute résistance aux tentations provoquées par toutes les idées coupables qui n’attendent qu’une occasion pour s’imposer, lorsque l’abdication de toute dignité a réalisé chez les hommes une égale faiblesse morale ? Des changements trop rapides dans les fortunes des individus ont accentué cette tendance vers l’égalité vestimentaire, vers l’égalité de la façon de vivre, vers l’égalité des besoins et des désirs, vers l'égalité dans un égoisme impérieux et desséchant remplaçant tout autre idéal. Dans la ville, les hommes ont perdu toute personnalité qui pouvait leur donner le soutien moral nécessaire pour mener une existence médiocre et honnête; avec la vie moderne des hommes ont vu s’efflondrer leurs ortunes, tandis que d’autres, qui n'étaient ni meilleurs ni plus mauvais, augmenlaient les leurs et ces changements de richesses ont amené les gens à s’effacer de plus en plus dans
la foule anonyme. Les anciens riches désiraient cacher leur gène subite, tandis que les nouveaux montraient avec discrétion une fortune qui ne devait pas toujours son importance au travail. Ces changements donnaient à ceux qui se trouvaient ainsi dépouillés, le sentiment d’une injustice causées par cetle société, dans laquelle ils vivaient. Les rentiers de tous les pays se trouvèrent ruinés par la dépréciation des monnaies résultant des difficultés financières des différents Etats et le malaise moral en augmenta.
Ces habitants des villes, perdus dans la foule, ayant perdu tout désir de tenir le rang social auquel ils avaient droit, pouvaient avoir envie de satisfaire leurs désirs par des procédés malhonnèêtes, s’ils espéraient trouver un refuge suffisant dans la masse anonyme qui les noyait à toute heure du jour. Lorsqu'ils s'estimaient lésés ou même dépouillés par des mesures législatives, ces individus, capables d’être des délinquants par leur état moral, pouvaient même découvrir des justifications à leur conduite honteuse devant leurs consciences. La plupart des individus trouvèrent en eux assez de force morale pour résister aux actions coupables qui se présentaient et cherchèrent dans le travail une autorité qui s’arrêtait à leur usine ou à leur service, mais qui leur apportait la satisfaction morale leur permettant de vivre correctement dans l’ordre de la société. Malheureusement, la crise économique survint, et les individus, après avoir perdu leur personnalité dans la ville, après avoir assisté à la disparition de leur fortune dans une fièvre de spéculation et de malhonnêtelé, ne furent même plus certains de pouvoir travailler pour assurer leur vie et celle de leurs familles. Le chômage provoqué par la crise pouvait être la cause de nombreuses infractions commises par des individus ayant besoin de vivre. Le secours accordé aux chômeurs a empêché l’augmentation
des délinquants de cette espèce, mais la paresse, résultant de la vie sans travail, fut un autre danger qui atteignit sérieusement la moralité de tous ceux qui ne pouvaient plus demander au travail les subsides nécessaires à assurer leur existence.
Get ensemble de faits particuliers à la vie actuelle a créé une mentalité spéciale à l’homme moderne, uniformisée par la ville, vivant au jour le jour, matérialiste dans ses désirs comme dans ses satisfactions, désireux de salisfaire ses besoins par tous les moyens. L’individu se trouvait par ses dispositions tout à fait apte à devenir délinquant et même criminel.
De plus, à toutes ces causes s’ajoutaient : l'influence du cinéma qui montrait trop souveni la réussite de l'intelligence immorale sur la morale bornée et ignorante; le besoin d'argent d'autant plus intense que le goût du luxe se répandait, grâce au cinéma qui Le révélait et aux industries qui en vivaient ; la mentalité particulière des anciens combattants qui croyaient avoir tous les droits, parce qu’ils s’étaient sacrifiés pour leur pays, et qui entendaient monnayer ce sacrifice, qu’ils avaient dù consentir au péril de leur vie ; enfin le discrédit dans lequel tombaient les classes dirigeantes et le monde politique par les scandales nombreux révélant l’immoralité des classes supérieures, qui semblaient avoir le devoir de montrer l'exemple.
Dans certains Etats, une réaction assez vive se produisit pour enrayer cet abaissement de la moralité en trouvant un point d’appui dans la conviction politique des individus et en leur donnant un idéal collectif, écartant définitivement l’égoisme, auquel semblait être conduit l’homme moderne. Dans la destinée de leur pays, dans la conviction d’un ordre social nouveau, les habitants de ces Etats ont trouvé une
nouvelle morale, qui admet l'injustice, mais qui prépare une justice possible et une morale certaine pour le moment où l'Etat sera définitivement organisé et où l’ordre social régnera d’une façon normale. Ces efforts peuvent être jugés sévèrement sur d’autres terrains que celui du droit pénal et, st certains crimes abominables, si certaines spoliations injustes furent commis, il n’en reste pas moins vrai que, malgré tous ces crimes, la conscience morale de l’ensemble des habitants de ces pays s’est relevée par la création d’un idéal nécessaire pour l’organisation sociale d’une société moderne, acculée à mourir de l’égoisme des citoyens ou à vivre par leurs sacrifices.
La France n’a point encore connu cet élan et ne le connaîtra peut-être point, parce qu’elle a moins souffert que les autres pays des différentes causes de démoralisation. — Elle a souffert de ces maux, mais avec modération : d’abord la concentration dans les villes s'accorde assez bien avec les goûts modestes du Français et ie manque de dignité entourant les hommes de mérite paraît pour beaucoup une liberté, dont s’accommode avec plaisir l’individualisme de nos nationaux ; ensuite la dévaluation, aussi considérable qu’eile fut, n’apporta que des changements relatifs dans la situation des fortunes et non la ruine comme dans d’autres pays ; enfin la crise fut moins Lerriblement sentie dans notre pays que dans les autres, ainsi que les statistiques sur le nombre des chômeurs tendent à le montrer.
Malheureusement un certain nombre de causes spéciales à la France ont augmenté l’abaissement de la moralité publique. La France était une société organisée sur la cellule familiale, ce qui donnait une force considérable à l’ordre social institué et la famille allait s’effriter lamentablement au contact de la vie moderne et de l’égoisme en résultant. — La famille.
comprenait autrefois, non seulement le père, la mère, les frères, les sœurs, mais encore les cousins, les neveux, les oncles, les grands parents, lorsque tout ce monde vivait dans la même localité. L'arrivée dans les grandes vilies dispersa ces différents éléments et ne laissa plus que les parents, les frères et les sœurs, ce qui formait encore un noyau de solidarité assez puissant pour entrelenir une vie morale suffisante. Avec le travail de la femme, nécessaire pour apporter le bien être au foyer, trop pauvre par le seul travail de l’homme, ou pour satisfaire aux goûts de luxe de la femme ou du ménage, la famille se désagrégea. Le foyer était vide, l'homme et la femme à leur travail, les enfants à l’école. Rien ne réunissait plus ces êtres, seul demeurait entre eux un intérêt discutable qui pouvait être moins fort qu’un autre intérêt surgissant. Les enfants devinrent rares dans les familles, soit parce que les parents ne désiraient pas s’encombrer d’une charge inutile, soit parce que le désir d’avoir des enfants se combinait chez les parents avec celui d'assurer leur avenir en leur laissant une pelite fortune. Ces enfants vivaient dans un foyer désert sans cette affection maternelle si douce et si consolante aux premiers malheurs de l’enfant, sans celte netteté de vie qui donne aux enfants une morale nécessaire. La mère ne pouvant s'occuper d'eux, le père travaillant aussi, les enfants ne reçoivent aucune ligne de conduite pour les guider dans la vie. Ils ignorent la différence entre le bien et le mal et ne connaissent que Les actes punis et ceux qu'il est possible de faire sans ètre corrigé. Parfois le père est inconnu, et l'enfant souffre sans comprendre du rire de ses camarades. Parfois le divorce est venu écarter l’enfant de toute espèce de foyer normal et sa jeunesse restera assombrie de tous les plaisirs qu’une famille heureuse procure et qu’il n’aura jamais sentis. El malheureusement, le divorce a été rendu plus facile par le travail que la
femme peut trouver dans notre société moderne pour subvenir à son existence ou satisfaire ses goûts de luxe ou d’indépendance. La famille désorganisée a détruit le foyer, dans lequel l’homme pouvait chercher un refuge salutaire contre les malheurs occasionnels de la vie. Dans la foule considérable des habitants d’une ville, il n’est pas rare de rencontrer quelqu’un qui ne connaît pas une seule personne à qui confier sa peine.
L’enfant n’est pas mieux protégé et se trouve aussi isolé que ses parents dans la ville immense aux millions d’habitants. Et il n’a rien reçu de ce qu’il pouvait attendre. Sa famille n’a pu lui donner ni conseils, ni ligne de conduite, ni principe de morale. A l’école, au collège ou au lycée les quelques vagues notions de morale qui lui sont apprises ne sont que des leçons théoriques qui ne sauraient compenser: la loi de la force régnant en maîtresse daus les cours de récréation, les conversations ignobles où les fanfarons du vice font les beaux parleurs et les exemples trop nombreux d’une injustice qui surprend l'enfant et le révolte avant qu'il ne cherche à s’en servir. On a supprimé la religion et ce ne fut peut-être pas un mal ; mais cette religion donnait une morale à l’enfant et, maintenant qu’elle n’existe plus, l’enfant ne comprend plus la valeur des notions de bien et de mal dans une société organisée. [l ne suit plus qu’une loi naturelle, celle de son intérêt personnel et il la suivra toute sa vie. Sur Le plan moral, se trouve réalisé maintenant cet « homo economicus » cherchant uniquement son intérêt dans toutes les manifestations de la vie économique. — Dans la famille, à l’école une instruction morale insuffisante ne réussit pas à donner à l’enfant une ligne de conduite à tenir durant toute sa vie. De plus, l’école unique permettant d’atteindre toutes les situations, en dehors du cadre social des familles, procure, en théorie, la
satisfaction de toutes les ambitions proportionnées au mérite et à l'intelligence, mais apporte, en fait, toutes les rancœurs et toutes les déceptions aux plus nombreux qui ne peuvent accepter la vie médiocre qui leur est proposée, maintenant que leur orgueil s’est enflé d’une instruction diplômée. L'école unique a voulu supprimer l'inégalité de fortune, mais elle l’a remplacée par l'inégalité des mérites et des intelligences que l’homme se refuse toujours à accepter dans son idée orgueilleuse de lui-même. |
Au service militaire, le jeune homme apprend une morale négative de toutes façons. Comment faire admettre à un jeune paysan que celui qui vole un objet militaire n’est pas puni, alors que celui qui est volé se voit infliger une punition sévère ! On aura beau lui expliquer, ce qui est improbable, qué l’on a confié cet objet à celui qui se l’est fait voler, et qu'on le punit pour ne pas en avoir eu soin ou pour l’avoir perdu. Quant au coupable, on ne le connaît pas, on ne fait rien pour le découvrir. Malgré ces discours, qui ne seront pas faits, mais qui pourraient être faits, le paysan pensera que le volé est puni pendant que le voleur ne subit aucune sanction pour son acte frauduleux. De plus, il verra parfois des jeunes intellectuels, traités durement par des sous-officiers sachant à peine le français et ignorant l'orthographe. Enfin la prison, qui pour la plupart des jeunes gens était une peine réservée aux individus dangereux, aux délinquants haïssables, sera distribuée avec générosité par des officiers désireux de faire régner une sévère discipline, même si le sens moral du soldat peut être choqué par le manque de proportion entre la faute commise et la sanction infligée.
Et l’adolescent, devenu homme, trop tôt souvent grâce à l'influence néfaste du cinéma, où l'enfant peut voir les films les plus licencieux, sans qu’on le préserve d’un tel spectacle
par cette pancarte affichée dans les cinémas belges « interdit aux enfants », pourra résumer la morale apprise durant son adolescence en deux ou trois phrases indiquant l'intérêt d’éviter certains châtiments et les moyens divers pour parvenir à ce but louable. S'il a fait des études, ses lectures pourront lui enseigner la morale que les humains ont été incapables de lui apprendre. Malheureusement avec le concours, imposé à l’entrée de chaque carrière, il verra disparaître toutes les bonnes idées apprises chez les différents auteurs qui ont fait la grandeur de la France.
Le trop grand nombre de jeunes gens, possesseurs de diplômes, a amené les concours d’entrée aux différentes administrations qui seules pouvaient offrir un refuge commode à ceux qui n'avaient pas la fortune nécessaire pour tenter les hasardeuses carrières libérales. Les administrations n’ont pas réussi à placer dans leurs cadres un assez grand nombre de jeunes diplômés, pour que les élus ne soient pas considérés comme des favorisés par les malheureux refusés, qui ont trop de connaissances pour accepter un travail manuel ou un iravail tout à fait inférieur et pas assez pour imposer leur emploi pour un travail supérieur. Il en résulte une course à la situation dangereuse, où la haine du concurrent finit par s'implanter en chacun et où le sens moral disparaît. Un nombre considérable de jeunes aigris, sans morale et poursuivant uniquement la satisfaction de leurs égoïsmes exacerbés, forment une masse nombreuse de délinquants probables et de criminels possibles. Si nous ajoutons à ce tableau peu brillant que le nombre des individus atteints de maladies mentales, occasionnées par la vie moderne et par la moindre résistance du corps humain aux réactions nerveuses, a augmenté et fait accroître dans des proportions inquiétantes le nombre des crimes les plus
odieux, nous aurons une assez exacte vue de tous les dangers résidant dans l’ordre social actuel.
Seule une répression particulièrement sévère a pu empécher l’augmentation considérable des délits et des crimes, mais il y a lieu cependant de remarquer que toutes les classes sociales maintenant se retrouvent sur les bancs de la Correctionnelle ou de la Cour d’Assises.
Dans ces conditions, il semble difficile d'admettre une réforme considérable de notre organisation judiciaire pour obtenir un relèvement moral du coupable, qui ne correspondrait à rien dans la société actuelle et qui ne se traduirait que par un adoucissement des pénalités, dangereux pour la société, uniquement protégée par la crainte de la répression. Déjà la Correctionnelle a perdu toute sa signification honteuse, déjà l’emprisonnement n’entraîne plus le mépris par suite des trop nombreuses mesures législatives, qui ont cru pouvoir l'utiliser pour la répression de faits correspondants à des sentiments ou à des soucis de bonne gestion d’une entreprise. Trop de faits sont punis correctionnellement : infractions aux lois sur le travail ; infractions à certains décrets ; abandons de famille ; infractions aux lois sur les chemins de fer, pour que le Tribunal correctionnel puisse conserver un caractère infâmant à la peine qui frappe les coupables. La prison est prévue trop facilement dans nos textes législatifs pour que son action répressive conserve une valeur considérable. Et cela n'empêche évidemment pas l’effet démoralisant de la promiscuité dans les prisons. Les courtes peines d'emprisonnement prononcées si aisément par le Tribunal correctionnel, transforment par la promiscuité fâcheuse de ceux qui pourraient être honnêtes et des mauvais sujets, les délinquants d'occasion en délinquants d'habitude.
Dans une société aussi dangereusement constituée, où tant d'individus ne se sentent retenus par aucun sentiment moral, la seule sauvegarde de l’organisation existant encore est la crainte d’une répression sévère. Le relèvement moral du coupable n’est pas à envisager avant que celui de la société n’ait été effectué.