CHAPITRE PREMIER
LK PAUILLO.Y.
L'hôtel de Saint-Dizier était une des plus vastes et des plus belles habitations de la rue de Babylone à Paris.
Rien de plus sévère, de plus imposant, de plus triste que l'aspect de cette antique demeure : d'immenses fenêtres à petits carreaux, peintes en grisblanc, faisaient paraître plus sombres encore ses assises de pierre de taille noircies par le temps.
Cet hôtel ressemblait à tous ceux qui avaient été bâtis dans ce quartier vers le milieu du siècle dei*nier : c'était un grand corps de logis à fronton triangulaire et à toit coupé, exhaussé d'un premier étage et d'un rez-de-chaussée auquel on montait par un large perron. L'une des façades donnait sur une cour immense, bornée de chaque côté par des arcades communiquant à de vastes communs ; l'autre façade regardait le jardin, véritable parc de douze ou quinze aipents : de ce côté deux ailes en retour, attenant au