K PAVILLON. -IM
dort, p( qii'cllo m'a di^fciulu dViifrci' cIipz pIIo avant midi. »
Cet entretien avait lieu à quelque distance du pavillon dont on voyait le péristyle au bout d'une assez (paiidc avenue terminée en quinconce.
Tont à coup, madame Grivois s'écria en étendant la main dans cette direction : a Grand Dien... estce possible... qu'est-ce que j'ai vu !
— Quoi donc? qu'avez -vous vu ? — l'épondit Georjjette en se retournant.
— Qui... j'ai vu ?... — répéta madame Gi'ivois avec stupeur,
— Mais sans doute.
— Alademoiselle Adriennc ! !
— Et où cela ?
— ^lonter rapidement le péristyle. , . Je l'ai bien reconnue à sa démarche, à son chapeau, à son manteau... Rentrer à huit heures du matin, — s'écria madame Grivois , — mais ce n'est pas croyable !
— Mademoiselle ?... vous venez de voir mademoiselle ? — et (jcorgette se prit à rire aux éclats. — Ah ! je comprends... vous voulez renchéi'ir sur ma véridique histoire du petit fiacre d'hier soir... c'est très-adroit...
— Je vous répète qu'à l'instant nuMue... je viens (le voir...
— Allons donc, madame Grivois, vous avez oublié vos lunettes...
— Dieu merci, j'ai de bons yeux... La petite porte (|ui ouvre sur la rue donne dans le quinconce près
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du pavillon , c'est parla sans donto que madrnioisello vient de rentrer... Oh ! mon Dieu ! c'est à renverseï-. .. (lue \% dire la princesse ?... Ali ! ses pressentiments ne la trompaient pas... voilà où sa faiblesse pour les caprices de sa nièce devaient la conduire ; c'est monstrueux... si monstrueux, que, quoique je vienne de le voir de mes yeux, je ne puis encore le croire...
— Puisqu'il en est ainsi , niadame, c'est moi maintenant qui tiens à vous conduire chez mademoiselle, afin que vous vous assuriez par vous-même que vous avez été dupe d'une vision.
— Ah î vous êtes fine, ma mie... mais pas plus que moi... Vous me proposez d'entrer maintenant ; je le crois bien... vous êtes sûre, à cette heure, cpu' je trouverai mademoiselle Adrienne chez elle...
— j\Iais, madame, je vous assure...
— Tout ce que je puis vous dire, c'est que vous , ni Florine , ni Hébé ne resterez pas vingt-quatre heures ici ; la princesse mettra un terme à un aussi horrible scandale ; je vais à l'instant l'instruire de ce qui se passe. Sortir la nuit, mon Dieu! rentrera huit heures du matin... mais j'en suis toute boideversée... mais si je ne l'avais pas vu... de mes yeux vu... je ne pourrais le croire. Après tout, cela devait arriver... personne ne s'en étonnera... Xon... certainement, et tous ceux à qui je vais raconter cette horreur me diront, j'en suis sûre : — « C'est tout simple , cela ne pouvait finir autrement, y Ah ! quelle douleur pour cette respectable princesse , quel coup affreux pour elle! i>
LA TOIÎ.KTTE DADRIEWE. 23:5
Kt niaflanie Grivois rptoiirna prccipitammont vers l'hôtel , suivie de Monsieur, qui paraissait aussi courroucé qu'elle-même.
Georgette, leste et légère, courut de sou côté vers le pavillon, afin de prévenu* mademoiselle Adi'ienue de Cardoville que madame Grivois l'avait vue... ou croyait l'avoir vue rentrer furtivement par la petite porte du jardin.