‹ Le Juif ErrantChapitre 14 sur 43 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Précédens , hors BARBATUS.

SiMOK, à Prochore. Que ferons-nous? Vous soumettrezvous à ces ordres iniques ?

PROCHORE. Non; selon la parole du maître, je rendrai à César ce qui est à César , mais à Dieu ce qui est à Dieu. Nous devions nous retrouver ici dans une heure; je vous y attendrai. Nous ne conspirons point, nous obéissons de bonne foi aux lois de l’empire ; mais les lois de notre maître céleste sont saintes aussi , et je les obseiTerai , quand ma soumission devrait être scellée de mon sang. Retirez-vous , et soyez tous ici dans une heure. {A £.r/7;er.) Ne serait-ce plus ton avis, jeune fiancée de Manassès?

ESTHER. Oh! plus que jamais, sage et digne ministre du vrai Dieu ; les pt’rils dont vous êtes menacé, je les braverai tous avec joie.

PROCHORE, à Manassès. Et toi ?

MWAS.SÈS. Ob ! que voulez-vous que je réponde , après ces paroles qui remplissent mon cœur d’espérance et de joie? Si mon impatience pouvait l’emporter sur votre sagesse, ce ne serait pas dans une heure, ce serait à l’instant meme que la sainte cérémonie s’accomplirait.

PROCHORE. Allez.

SIMON , à Manassès et à Esther. V enez , mes enfans.

(On sort, )

ISAAC , à Simon . Permettez-moi de dire deux mots en particulier à celle qui va être votre beUe-fille. {A Esther, qui montre quelque étonnement. ) Ne craignez rien. {A Simon.) Je ne la retiendrai pas ; elle vous aura bientôt rejoint.

MANASSÈS. Mais...

SIMON. Viens, mon fils, nous l’attendrons à l’entrée de la Le Juif errant. 2

grotte ; uous ne la perdrons pas de vue et ne nous éloignerons pas sans elle.

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