SCÈNE V
Les Mêmes, BARBARA, Religieux et Religieuses, Soldats ^ et Bourreaux.
BARBARA. Ici, ici, qu’on dresse le bûcher; que le lieu de leur criminelle assemblée soit celui de leur supplice.
BAR.ABBAS. Les hérétiques ne sauraient nous échapper ; j’ai
pris mes mesures, et nul doute qu’avant peu Renaud, leur clief, ne soit entre nos mains.
(lise retourne et les regards d’Esther rencontrent son visage.)
ESTHER. Qu’ai-je ATI?... c’est lui... c’est l’envoyé de Claude! l’iiorrible auteur de tous mes maux !
IS.\AC. Non, mais le digne héritier de son sang et de ses crimes. Barabbas,me poursuivras-tu donc jusque dans ta race?
BARBARA. Qui parle là? {S’approchant.') Une jeune fille! un linceul ! u«e tourbe ouverte et brisée ! Que s’est-il donc pas.sé ?
ISAAC. Un miracle.
TOUS. Un miracle !