‹ Le juifChapitre 10 sur 312 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Un seul Dieu créateur sera ton Dieu; — Tu ne tueras point; — Tu ne commettras pointée fornications; — Tu ne déroberas point; — Tu ne porteras point de faux témoignage; — Tu ne convoiteras ni la maison de ton prochain, ni sa femme , ni son serviteur, ni son bœuf, ni son âne , ni aucune des choses qui lui appartiennent... Voila, voilà la foi, voilà la loi du Juifl Respect et honneur à ce digne croyant , et que la porte des alcôves , que celle des plus secrets coffre-forts restent ouvertes devant la main de cet homme; car, au simple énoncé des préceptes de sa religion et des règles de sa morale , qui ne croirait voir en lui le modèle, la force et la joie de l’humanité?

Telle est en effet la conclusion à laquelle nous amène en faveur du Juif l’Israélite Bédarride. Et que notre étonnement soit de courte durée, car si tout se voit en France, tout, à plus forte raison, doit se dire. Sachons donc prêter une oreille complaisante à ce fils de la race judaïque.

K Le monde, nous dit-il , a découvert qu’il est impossible de détruire les Juifs... Pharaons égyptiens, rois assyriens, empereurs romains, croisés, Scandinaves, princes goths, saints inquisiteurs, tous ont déployé toute leur énergie pour arriver à ce but. » Et cependant, « lesJuifs, après ces coups, sont probablement encore plus nombreux aujourd’hui qu’ils ne l’étaient à Jérusalem à l’époque du règne de Salomon '. La conséquence à tirer de ces faits, c’est que l'homme ne peut manquer d’échouer quand il tente de violer l’immuable lor naturelle qui veut qu’une race supérieure ne soit jamais détruite ) ou absorbée par une race inférieure. »

Cependant, « il ne faudrait pas se méprendre sur le sens, de ces mots : race supérieure. Les Juifs ne sont pas, ne prétendent pas être, individuellement, supérieurs au reste des hommes; mais ils sont dépositaires d’une loi qui, remontant au berceau du monde, se trouve, quand on la considère

‘ Même pensée dans Coningsby, de M. d’Israëli, homme d'Élat britannique d’origine juive; elle y est plus insolemment exprimée: Do. you think thaï lhe quiet huradrum, etc., p. 183. — Paris, 1844.

dans son essence, quand on l’examine dans sa pureté, au niveau de la civilisation la plus avancée... Voilii l’écueil contre lequel les persécutions sont venues se briser; voilà ce qui explique la merveilleuse résistance des Juifs '. »

Oh non! tel n’est certainement pas l’écueil contre lequel les persécutions sont venues se briser , car de longs siècles se sont écoulés depuis que le code religieux de Moïse a cessé d'étre le régulateur de la nation juive ; et d’ailleurs, le fûtil encore, ce serait faire une brutale insulte à la raison de l’homme que de comparer à la loi magnifique, mais terrible, qui porte le nom de Moïse, la loi d’amour ou de charité du Christ, la seule, si l’histoire est un témoin fidèle, dont la vertu parvint à civiliser le monde des nations policées et le monde des hordes barbares.

Âflirmer que la loi de Moïse est la loi du Juif, ce serait tromper les peuples disposés à le juger d’après sa foi; ce serait jeter au milieu du monde social l’assertion la plus dangereuse par ses conséquences , et la plus fausse en réalité; cependant, la ténacité caractéristique des fils de Jacob ne se lasse point de la reproduire au milieu des nations chrétiennes, et toujours elle s’y reproduit avec un étonnant succès; telle est, auourd:hm^ la singulière et calamiteuse ignorance des peuples sur les personnes et les choses du judaïsme. Aussi voyons-nous cette monstrueuse et grotesque erreur tourner au très-grand et singulier avantage du Juif le cours des relations d’homme à homme, les dispositions du législateur et les plans de la politique européenne, tandis qu’elle facilite l’œuvre des philosophes, qui, devenus les docteurs infaillibles de l’humanité, se sont faits les auxiliaires des ennemis de la foi chrétienne, les hommes du Juif.

Entre les autorités sans nombre dont la parole a tranché

' Page 434. Les Juifs en France, en Italie, en Espagne, 8' édit., par Bédarride, avocat à la Cour impériale de Montpellier, che\ alier de la Légion d’honneur, ancien bâtonnier, Paris, 1861 . Nous ne voulon.s nullement douter de l’honorabiliiéMe M. Bc^darride , mais il esi avocat, il est Juif, et nous verrons, chemin faisant, de quelle encre les Juifs écrivent l'histoire...

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