‹ Le juifChapitre 104 sur 312 · CHAPITRE CINQUIÈME. 1T · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME. 1T

L'ii écrivain parfaitement anticatliolique et révolutionnaire, M. Michelet, venant clore la liste de ces dénonciations liistoriques, a donc pu s'écrier avec vérité : « Au moyen âge, celui qui sait où est l’or, le véritable alchimiste, le vrai sorcier, c’est le Juif, ou le demi -Juif, le Lombard; le Juif, l’homme immonde: l’homme qui ne peut toucher denrée ni femme qu’on ne les brûle ; l’homme d’outrage , sur lequel tout le monde crache ; c’est à lui qu’il faut s’adresser!... Sale et prolifique nation! Mais ils ont résolu le problème de volatiliser' la richesse. Affranchis par la lettre de change, ils sont' mainienant libres, ils sont maîtres! de soufflets en sotifflets, les voilà au trône du monde '. »

Maintenant, après le parcours de ces pages prises en quelque sorte au hasard, et détachées d’une montagne de documents authentiques, prêtons, une fois encore, notre patiente oreillehl'IsraéliteBédarride, dont la parole s’élevant calme et impassible contre l’histoire de tous les peuples du monde, et contre l’histoire de l’Église, nous rappelle les imperturbables réponses du grand Sanhédrin à Napoléon I" ;

« Non! notre loi ne saurait « autoriser l'usure, » et, pour nous, sur ce point, « nulle différence entre le Juif et l’étranger. » Que dis-je? « les Juifs sont tenus de regarder les Français comme des frères! Notre devoir est d’exercer envers les chrétiens des actes de charité, « et la charité nous fait quelquefois un devoir de prêter sans intérêt à i celui qui est dans le besoin. » Notre loi repousse, « par son esprit et par ses termes, les préventions dont elle a été l’objet. » Ainsi donc apparaît-elle aujourd’hui « sous son vrai jour, énergiquement vengée, ce qui fait perdre â la persécution toute excuse! »

un tableau aussi vxai qu’il est énergique de la bassesse et des vices reprochés aux Juifs, pour lesquels il sollicite, avec sagesse et mesure, l’humanité des gouvernements, etc. » De Bonald, pair de France, Mélanges littéraires politiques et philosophiques , t. 11, p. 274; Paris, 1819, t. XI des œuvres, Adrien Le Clerc.

* Cité dans Hallez, ami des Juifs, ibid.. Les Juifs, etc., p. 37-38 ; etc., Paris, 1845.

- Bédarride, t'6. , p. 401 à 405, deuxième édition, Paris, 1861. « Les

Eh quoi! l’on vous avait dit le Jgif usurier, et vous l’appelliez le roi de l’usure, le démon de l’usure! Mais y pensiez-vous donc, chrétien notre ami?...

Réponse ; Devant cette placide et froide négation de l’usure, où se mêle l’audace a l’originalité (le mot effronterie sera banni de notre phrase), nous nous bornerons à répéter une excuse, et par cousé(|uent une reconnaissance de celte faute (|ue nous avons enregistrée quelques pages plus haut. Elle est un peu singulière sans doute, mais nous la choisissons avec d’autant plus de confiance qu’elle s’échappe d’une plume judaïque h laquelle, déjà, nous avons dû quelques aveux d’un certain prix... Si les Juifs « ont fait le commerce d’argent, c’est qu’il était réputé infâme, et interdit par la loi religieuse aux chrétiens. On trouvait sans doute bon et commode d’avoir une sorte de corporation damnée d’avance, qui pût se charger de ce métier de réprouvé'. » Les Juifs avouent donc qu’ils se prêtaient (le tout cœur, et moyennant gains usuraires, à toutes les infamies dont tout autre homme eût refusé de se couvrir. Comment donner à la vérité, contre soi-même, ces angles aigus, ces armes incisives et poignantes! ,

Croyons-le bien, et que les faits humains nous apprennent ù juger de la valeur d’une législation et par conséquent d’une éducation bonne ou mauvaise : en tout temps, en tout lieu, les mœurs de l’homme furent une conséquence de ses lois. Les histoires de tous les peuples nous disent que i les premières lois furent dictées d’en haut; les lois divines furent donc le principe et la clef de la morale humaine. Celles qui méritent, ou qui passent pour mériter ce titre, sont donc encore la source des mœurs chez les peuples qui,

députés Israélites, plus soucieux de leur bicn^tre que de la loi du Siiial, diss<mu/éren< les conditions inflexibles de leur foi religieuse, et en sacrifièrent plusieurs points fondamentaux, p>our ne pas s’aliéner la bienveillance de l’Empereur. Ainsi, etc., etc. » Li question juive, p. 5, par le R. P. Th. Hatisbonne, 1868. Voir ce que valaient les assertions du Sanhédrin dans l’ancien rabbin Dracli, deuxième lettre, p. 300; 1827.

I Archtnes israéiites, XXIV, p. 1113; 1867.

Page 1