‹ Le juifChapitre 12 sur 312 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

seîn de la Synagogue des maximes entièrement opposées au ^ Mosaîsme et A LA RAISON naturelle. » Déjà même Adrien Fini comptait « douze dogmes pharisaïques combattus par Notre-Seigneur dans l’Évangile comme contraires b l'esprit des lois de Moïse et au droit des gens; et il ajoutait que cette doctrine s’était maintenue jusqu'à nos jours parmi tous les Juifs dispersés dans le monde '. »

Que si donc nous remontons au moment où ces traditions menteuses étaient devenues vulgaires, nous rencontrons le Juif lalmudisnnt dès avant le Talmud et le Christ. C’était l’époque où Juda commençait à changer d’aspect, où sa beauté pâlissait, où la pureté de la croyance allait cesser d’êire le trait caractéristique entre le Juif et le Gentil : calamité que le législateur s’était efforcé de prévenir. Car, tant de rites minutieux de la loi Mosaïque, tant d’usages et de restrictions ridicules aux yeux de ces observateurs superficiels dont l’esprit ne peut faire une halte auprès d’un sujet sérieux sans donner cours à sa verve puérile et railleuse; tant de prescriptions accumulées et pénibles, n’avaient eu pour objet principal que de préserver le Juif des corruptions de l’idolâtrie*, en l’isolant de l’idolâtre par les obligations d’un commerce avec la lui divine dont la fréquence égalât l’intimité.

De ce commerce étroit et incessant étaient nés l’intelligence et l’amour des choses justes et saintes, haute distinction d’un peuple d’élus! Mais le temps n’était venu que trop tôt où les séductions de l’idolâtrie payenne avaient envahi le peuple saint; où la malice humaine, mêlantaux doctrines patriarcales le venin de ses doctrines, ne laissait plus subsister de la loi religieuse que la lettre morte; froid cadavre que des mains sacrilèges ne venaient remuer auprès de l’autel que pour provoquer le courroux céleste.

Deux siècles environ avant le Christ (175 ans), on voit le

' L. IX, cap. III, l’Église et la Synagogue, par L. Rupert. Caslerman, Paris, 1859, in-18.

^ DU gentium dœmonia. Ps. xcv, 5. Et tels étaient les dieux sabéistes de la cabale, c'est-à-dire les dieux de la tradition démoniaque. Voir ailleurs dans mes chap.

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