CHAPITRE SIXIÈME
de rectitude mais de générosité si souvent irréfléchie , — la masse de la nation ne peut admettre les motifs qui ont fait assassiner le Père Thomas, cela se conçoit-, mais il est permis aux hommes qui ont séjourné quelque temps en Opent, aux hommes qui ont fréquenté les Juifs , h tous ceux enfin qui ont vécu parmi les peuples orientaux, de penser autrement ' », et nous allons, dans un instant, une fois de plus, en voir la cause.
CONCLUSION
Ces immolations accomplies par des Juifs franchement orthodoxes sont de tous les siècles. — La loi religieuse du Talmud leur en fait un devoir et un singulier mérite. Un beau jour nous les voyons, sous le règne de Philippe Auguste, lever le masque et perpétrer a ciel ouvert cette œuvre talmudique-, car l’impunité, cette fois, leur semble légalement acquise-, mais ils ont compté sans leur hôte. Leur habitude, fondée sur les lois de la prudence, est de nier avec l’aplomb, l’inexprimable aplomb qui caractérise dans leur bouche toute oifense à la vérité , cet acte qui ne cessa de soulever contre eux l’unanime réprobation des peuples. Mais la justice humaine les a mille fois pris sur le fait. Les pages les plus irrécusables de l’histoire, les arrêts des tribunaux laïques les plus éminents, et les plus inattaquables procès-verbaux de l’Église, répondront jusqu’à la fin des temps aux audacieuses dénégations du Juif.
Et, chose aussi naturelle que digne de remarque, ces faits qu’engendrent une même inspiration , une même idée religieuse, se ressemblent d’une ressemblance si frappante, que l’intervalle de plusieurs siècles ne saurait altérer leur physionomie, modifier leur caractère. C’est pourquoi, si nous parcourons du regard les actes relatifs au martyre du jeune Simon et les actes de la procédure du Père Thomas , que sépare un espace de temps près de quatre fois séculaire, la pensée de deux dates distinctes s’efface devant la nature
‘ Hamont, ib., p. 373, l’Egypte sous Méhémet-Ali ; 2 yo). in-8", 1843. Laurent, t. II, p. 339.
des faits; l’un est l’exacte répétition de l’autre, et nous
croyons assister au même drame.
En se rendant coupable de ces crimes religieux, ce peuple, qui ne vit que de ses traditions, se bornait d’ailleurs, ainti que nous le dira le chapitre suivant, à répéter ce que, dès avant le Christ, avaient fait ses pères, adonnés aux pratiques sauvages de l’idolâtrie, et fanatiques anthropophages, si la Bible est un livre d’histoire!
Quoi qu’il en soit, n’oublions point le mot que font retentir k nos oreilles les fils de Jacob : « Les Israélites, a qui Dieu a révélé sa doctrine et prescrit des lois si justes, sont animés de bonté envers toutes les créatures. — C’est là le caractère dominant en Israël; on peut l’appeler peuple au cœur tendre ' ! » Amen !
> Archives israélites, XVIIl, p. 845; 1867.