CHAPITRE SEPTIÈME
Nous venons d’énoncer ce fait étrange que, pour le Juif, la troisième raison de l’usage du sang des chrétiens c’est le soupçon nourri chez les rahbins « que Jénu-Ckriti pourrait être le vrai Metsie; » et ce soupçon s’élève pour un grand nombre au niveau d’une véritable croyance-, mais un indicible orgueil refoule et comprime dans leur cœur cette foi qui les poursuit k la façon d’un remords. Aussi , lors de la circoncision d’un enfant, lekhakham méle-t-il dans un verre de vin, k une goutte du sang de l’enfant, une goutte de sang chrétien, qu’il introduit dans la bouche du circoncis. D’après leur bizarre interprétation de quelques paroles des prophètes, ils se figurent que, si la circoncision est inefficace, « l’enfant non baptisé pourra se sauver au moyen du sang de ce chrétien martyrisé, lequel a reçu le baptême, et dont le sang a été versé comme celui du Christ, au milieu des tortures' I »
(c J’ai démontré par maintes preuves, dit ce rabbin devenu moine, les erreurs des Juifs, et je publie « des mystères qui ne se trouvent dans aucun de leurs livres. » En effet, cet usage de tuer des chrétiens et de recueillir leur sang ne s’y lit nulle part. « Les pères et les rabbins en communiquent la prescription de vive voix, et par tradition, k leurs enfants, qu’ils conjurent avec la menace des plus grandes malédictions d’en consener le secret même k leurs femmes, au risque des plus terribles châtimeuU et des plus grands dangers. » A l’âge de treize ans, les Juifs placent sur la tête de leurs fils une corne, nommée tiphilm, symbole de la force. « Mon père, en la plaçant sur ma tête, me découvrit le mystère du sang. Quand tu seras marié, quelque soit le nombre de tes enfants, tu ne révéleras ce mystère qu’k un seul, au plus sage,... au plus inébranlable dans sa religion. Garde-toi jamais de le révéler k aucune femme ! et que , sur la terre, tu ne trouves point d’asile, mon fils, si tu divulgues ce mystère,/üNce même si tu te convertissais au christianisme. Malheur k toi si tu le dévoiles! Or, ayant adopté (wur père Notre- Seigneur, et pour mère notre sainte Église, je fais con- ‘ Ibid.
naître la vérité dans tous les lieux où s’étend son domaine'. »
Et ee que nous affirme si didactiquement ce rabbin converti , nous est et nous fut confirmé de tous temps et de toutes parts. Il est avéré que chaque année, écrivait jadis Thomas de Catimpré, les Juifs tirent au sort dans quelques provinces, pour décider quelle ville, ou quel village habité par eux, doit fournir du sang chrétien à leurs coreligionnaires des autres pays. Un Juif très-savant, et converti depuis peu, m’affirma qu’un de ses coreligionnaires, sur le point de mourir, avait fait aux Juifs cette prédiction ;
(( Sachez que vous ne pourrez vous guérir de la honteuse maladie dont vous souffrez , que par l’usage du sang chrétien’ !» — Il vous suffit d’ailleurs de les écouter tour k tour, et vous entendrez chacun vous détailler, selon la superstition locale du pays qu'il habite, la vertu merveilleuse de ce *ang ; il arrête les hémorrhagies, il ranime l’affection des époux; il délivre les femmes qui le boivent des incommodités de leur sexe-, il facilite les couches; il les préserve de la mauvaise odeur qu’ils exhalent; il est enfin pour le Juif la panacée universelle, et celui qui le verse en tuant un chrétien, accomplit un des grands préceptes de la loi des sacrifices ’.
Enfin , chez les Juifs , ces superstitions traditionnelles se mêlent aux enseignements de la magie, dont le dogme est la doctrine cabalistique répandue dans le Talmud, et qui sans cesse réclame le sang de l’homme. Le seigneur Giles de Raiz recueillait la pellicule irisée qui se formait sur le sang
' Ruine de la religion hébr., Laurent, t. Il, p. 378 à 393 ; 1 816.
^ Thoinas de Catimpré, De vita instituenJa, lib. III, cap. xxix, art, 83.
^ Lire l’Eglise et la Synagogue, p. 31 i, etc.; Kolirbacher, Histoire universelle de l'Eglise, t. XXII, p. 861 ; 1 862. — L’odeur caractéristique du Juif est-elle ou non un préjugé? Le Juif pur sang, nous disait notre ami le docteur Boudin, ancien présidentde la Société anthropologique, sent la punaise. — Voir sur leur odeur un curieux passage des Annales de Baroniiis ; Cum eorum corporibus tam gravis feetor inhæseril. Ex eoenim et nomen sunt asseculi utfœtentes Judæi nominedicerentur, etc. T. p. 677 (72, xxxi).