CHAPITRE SEPTIÈME. t
la maison de M. Bélier, où se trouvaient la famille du mari de Ben-Noiid et un rabbin. « Ab! combien sourirait aux Juifs, disait-elle, la possibilité de sacrifier un chrétien au lieu d’un coq ! Ils ont deux fêtes dans lesquelles ils chargent les chrétiens d’imprécations ; et les Juifs qui paraissent les plus craintifs sont ceux qui montrent dans toutes ces horreurs le plus d'acharnement et de cruauté »
Devant ces faits hideux , dont les plus menus détails ont une effrayante précision, nous voyons l’intention rester la même, que la victime réclamée par le culte orthodoxe et traditionnel se trouve être un chrétien, un coq, un agneau, ou qu’elle soit tout autre animal. En d’autres termes, le vœu du culte est l’homicide, la mort d'un chrétien, la manducation de son sang; et la figure du sacrifice n’est acceptée par le sacrifiant que s’il lui devient impossible d'en atteindre la réalité. D'où ces paroles qui semblent ici se répéter d’clles-mémes : « La fin tragique du Père Thomas n’a pat cauté d’étonnement en Égypte. Les habitants sont persuadés, et tous ont cette conviction, que les Juifs égorgent parfois des esclaves chrétiens dont Ut prennent le tang pour le mêler au pain azyme. Si les descendants des hommes qui ont crucifié Jésus-Christ ne peuvent acheter des enfants nés dans le christianisme, disent les Égyptiens, ils choisissent un mouton bien gras, et le poignardent l’un après l’autre, en faisant ainsi allusion à la mort du Sauveur du monde V »
Cependant , si ces paroles sont claires , si ces faits sont innombrables, s’ils sont de toutes les époques et de tous les pays, et si l’histoire semble, par la précision et la prodigalité de ses détails, vouloir nous en livrer en quelque sorte
' Comte de Durfort-Civrac, t. II, lire p. 320 à 323. Fêtes et insultes analogues à celles que, dès et avant Théodose, ils se permettaient en Ëuro[>e; voir le grand Traité de la police, t. 1 , p. 280 , etc. ; Paria, 1705; et Imprécations : Baronius, Annales : Abusiones ferè innumerabiles, etc., ann. 1320, t. XXVI, et p. 139.
* Uammont, l’Egypte sous Méhémet-Ali, p. 367 ; Paris, 1 843. — Celui qui voudra en savoir davantage, dit Laurent, n’aura qu’à lire le chapitre XXXIII de l’œuvre du médecin Paolo, touchant la haine des Juifs contre les chrétiens, et les assassinats d’enfanta chrétians, t. Il, p. 382.
LES JDIFS.
les photographies, le Juif les nie-, il les nie avec l’effrayant aplomb dont tout h l’heure il niait l’usure; avec l’aplomb qui le fixe h nier tant de faits que le reste des hommes a rangés au titre de l’évidence. Et cet homme h qui le Talmud fait un mérite de mentir au chrétien , qu’oppose-t-il à ces monceaux de témoignages et de preuves que lui objecte le monde? — 11 oppose sa parole de Juif. Est-ce assez? En tout cas, notre devoir est de la laisser retentir, cette parole, et de la livrer au critique, qui la placera, s'il lui trouve un poids quelconque, dans un des plateaux de sa balance. Écoutons :
(I Parmi tant de prétendus enlèvements des chrétiens faits par les Israélites, et *» souvent signalés en Orient par la clameur publique durant les deux derniers siècles; au milieu des poursuites sévères qui, par suite d’accusations formelles, y avaient toujours été exercées tant par les autorités mahométanes que par celles des communes locales des chrétiens, ainsi que par les consuls des puissances occidentales résidant en ce pays;... on n'a jamais pu constater, ni légalement, ni MÊME PAR DES PRÉSOMPTIONS JURIDIQUES, aucun des meurtres commis par des Israélites. Au contraire, il y a eu mille circonstances et mille faits historiques qui ont évidemment démontré que c’était une indigne calomnie employée contre ce peuple infortuné, soit par une malveillance préméditée, soit par un aveugle fanatisme, pour couvrir, par cette présomption généralement accréditée en Orient , d’autres crimes qui y étaient réellement commis '. »
« De nos jours encore, on répète quelquefois cette erreur : qu’il nous faut du sang chrétien pour la célébration de notre Pâque. Nous n’avons pas oublié la triste affaire de Saratoff; nous n’avons pas oublié qu’une brochure française destinée à prouver que les Israélites se servent de sang dans leurs cérémonies pascales, fut répandue en Russie afin de raffermir les convictions chancelantes des juges. Enfin , nous nous rappelons encore que, dans une élection qui n'est * ilrcfciws israélitts, XIX, p. 890-1 ; 1867.