‹ Le juifChapitre 136 sur 312 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

désastreuses? Laissons cependant le critique se livrer un instaul à ses appréciations , et ne donnons pour première réponse à Israël qu’lsraël lui^méme , représenté par un de ses plus illustres rabbins :

Un prédicateur juif, un rabbin en plein exercice de fonctions, nous dit VUnivert ûraélite^ se livre à « une sortie violente contre le fanatisme religieux, au milieu du peuple juif lui* même; » puis, nous racontant u les faits les plus odieux et les plus absurdes, attribués aux Israélites d’une grande et célèbre communauté de Gallicie , il ajoute : « Nous avons des lamentations sur les persécutions que les Juifs eurent k

supporter; mais je loue à l’avance l’homme qui nous

montrera V horrible tableau du fanatisme juif. »

« Et, CO rabbin accusateur, dénonciateur et calomniateur de ses frères, provoquant contre eux la haine et le mépris des peuples », quel est-il? Il est, et « nous éprouvons une vive douleur h le dire, — le célèbre docteur Adolphe Jellinek, prédicateur à Vienne! Comment, hélas! pouvons-nous nous plaindre encore des attaques et des [>crsécutions étrangères, lorsque nous voyons un orateur de notre sanctuaire, un pasteur en Israël , frapper ainsi ton troupeau avec toutes les armes empoisonnées et meurtrières de la dénonciation et de la calomnie? »

« Heureusement les peuples, qui voient notre conduite et nos œuvres , reconnaissent la fausseté de ces hideuses insinuations d’un /aux prêtre juif, et ne croient pas plus au meurtre des enfants chrétiens pour les besoins de notre pàqne qu’h la persécution par nous-mêmes de nos pieux rabbins et de nos hommes de science »

L’organe judaïque qui s’emporte contre le ministre de son culte, contre l’illustre rabbin dont l’éloquence reproche aux Juifs les crimes odieux de leur fanatisme, nous affirme que les peuples ne croient plus aux meurtres d’enfants par

< Univers israélite, Vi, p. S41-3; 4S6S. Notons que ce rabbin noos parle de ce qu’il voit, de ce se passe sous ses yeux; et que l’ Univers israélite nie ce qu’il ignore!

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les hommes du Talmud pour les besoins de leur pàque; mais il oublie que dans l’instant même il vient , ainsi que son confrère des Archives israélites, de nous affirmer le contraire, et d’accuser l’Orient tout entier de ne pouvoir se puiser de cette croyance ! Se serait-elle tenue debout dixhuit siècles dans les lieux les plus célèbres et les plus civilisés de la terre, cette croyance, sans avoir jamais eu d’autre fondement que l’imagination des peuples? Mais au seul Juif de la pure orthodoxie le mérite ou le crime de ces actes , que répudient avec une légitime indignation les Juifs détalmudisés des parues les plus civilisées de l’Europe.

CONCLUSION

Lorsque, si nous l’en croyons lui-même, nourri pendant quarante ans de miracles dans le désert-, lorsque, vivant pendant des siècles dans la Terre sainte d’une vie qui le familiarise avec le miracle , Israël cède aux prestiges des faux dieux, adore les plus honteuses divinités, se livre à des turpitudes dont la Bible, son histoire, n’a même point accusé Sodome -, lorsqu’il immole et livre au feu ses propres enfants, mange la chair des victimes humaines et boit leur sang commet-il , en se livrant à ces actes monstrueux, un crime d’une autre nature que lorsqu’après la mort et le triomphe du Christ il immole les chrétiens qu’il abhorre, et mêle leur sang aux pains que son code religieux , entaché de magie, lui donne à titre de pains sacrés? Non, sans doute ! Mais en outre , Israël , en se livrant k ces crimes religieux, fait-il autre chose que ce que faisaient ses pères? Non, sans doute; non mille fois encore I

Lors donc qu’Israël nie, contre le genre humain qui l’accuse, ces derniers crimes, plus rares et moins compliqués d’horreurs et de turpitudes que ceux qu’il a jadis et de su propre main consignés dans les pages de son histoire , comment s’y prendre pour ne point reconnaître dans son premier aveu, dans sa confession biblique, soutenue des auto-

* Voir au commencement de ce chapitre.

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