CHAPITRE HUITIÈME
mèmea aapiratioDS nisnant le Juif, te fraBC>miçon et le libre pevseur ou le solidaire. — Quiconque entre dans les sociétés occultes est l’alIMdn Joif. — Son amour nouveau-në pour la liberté ne méconoail que le culte calboliqoe. — Mol d’Eekert.
Les prodigieux et fautasmagoriques préceptes de U réforDie judaïque nous conduisent, par une entraînante et irrésistible déclivité, non plus aux préceptes d’une religit» quelconque, ou plutôt d’un simulacre de religion, ma» k la philosophie sceptique et avouée du dix-huitième nècie, que nous voyons effectivement aujourd’hui s’établir de piaiu-pied dans le judaïsme. A la lueur que projetteiit ces doctrines, uous témoignons que tout ccmtemptear d’une religion po«tive rencontre chez le Juif réfonniste un allié naturel , un auxiliaire, un frère, un autre lui-mênae. Et, si noos proionli la peine de gravir, eu nous élev»at dans le vide, un nouvel échelon de l’échelle dont la base repose dans notre Occident sur le faux et pulvérulent granit de l’orthodoxie judaïque, un simple coup d’œil nous révélera sous un jour plus clair encore le point extrême où toute loi périt en Israël, Mais ne progressons qu’avec une sage lenteur, et contem]dons k notre aise l’étendue et la variété de ce st>eetaele,
(( Convaincu qn’en matière religieuse l’esprit est tout et la forme peu de chose, — l'Israélite HippolyteKodrigiie-~s’adresse successivement aux trois filles de la Bible : au judaïsme, au christianisme, et k l’islamisme. » De sa voik la plus pathétique il les ^xborte et les conjure « de mettle de côté les formes extérieures de culte qui les sépwent', et de s’unir sur le terrain qui leur est commun , de l’anilé de Dieu et de la fraternité universelle. » *
« Que partout des temples s’élèvent, recevant d»m leur enceinte tous les hommes, sans dislinctioo d’origine religieuse 1 Que tous les cœurs, remplis des mêmes sentiments d’amour, s’épanchent devant le même Dtett, père de tous les êtres. Que tous soient nourris des mêmes principes de
^ Les mysteres et les sacrement» seront lUê forme» pour ee dbetenr en Israël! *
vertu, de morale et de religion, et les haines de secte disparaîtront, et l'harmonie régnera sur la terre, et Us temps Messianiques, prédits par les prophètes d’Israël, seront réalisés. »
Dans ces retentissants appels du sentimentalisme religieux, la Revue du judaïsme réformiste admire « une grandeur, une élévation et une générosité d’idées d’autant plus admirables et contagieuses que l’auteur les expose avec une chaleur, une conviction et un enthousiasme qui transportent et enlèvent le lecteur'. » Et, comme les temps sont enfin venus où les faits s’empressent de répondre aux paroles, le plus vaste, le plus merveilleux des temples, un temple dont les pierres sont vivantes et douées de la pensée, s’élève pour recevoir dans son élastique enceinte, sous la bannière à jamais sacrée de la raison et de la philosophie, tout ce que le genre humain renferme dans son sein de généreux, d’hostile au mystère et à l’ignorance , de vrais fils de la lumière et de la liberté. Ce temple abritera donc la religion juive, qui survit k tout et que rien n’ébranle; religion élargie et rendue digne de l’humanité tout entière, s’écrie aux tumultueux applaudissements de ses frères l’un des princes d’Israël. Et, ce n'est pas du sein du judaïsme, c’est de la France , notre patrie , que part l’idée libératrice , l’idée qui fusionne toutes les croyances et tous les cultes; c’est de notre France adorée « qui régénéra le monde, et reçut avec bonheur Us saintes et généreuses maximes de la philosophie du dix-huitième siècle* . r> ^
Mais quittons toute figure de discours. Ce temple composé de pierres vivantes, quel est-il, si ce n’est la plus vaste association qui jamais doive étonner l’humanité par le nombre et la prodigieuse diversité de ses membres! Née d’hier, cette association a pour date l’année 1860, pour titre
• Archives israélites, XIV, p. 628-9; <866.
* Archives israélites, XXIV, p. <074; <866. Philosophie cosmopolite, qui renonce à tout patriotisme, à tout devoir, à toute affection particulière ou positive, pour se dévouer à l’amour de l’humanité, et qui dit à la religion du Christ, après qu’elle a civilisé le monde : Tu n'es que mensonge et que ténèbres !