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CHAPITRE HUITIÈME

l’Alliance-Uraélite-universelle; pour dogmes, ceux que la grande association de la Franc-Maçonnerie et les plus actives Sociétés de l’occultisme n’enseignèrent jusqu’ici que dans l’ombre. Ouverte au genre humain tout entier, sou$ la haute direction (titraël, a elle attire nos regards par ses services distingués en faveur de l’égalité et du progrèt moral de nos coreligionnaires. » Ët déjà ses œuvres retentissent d’un bout à l’autre de la terre; « car le programme de l’Âlliance ne consiste pas en phrases creuses. Il est la grande œuvre de l’humanité, l’anéantissement de l’erreur et du fanatisme, l’union de la société humaine dans une fraternité solide et fidèle-, et ce programme est devenu un fait accompli au Maroc et en Perse, en Syrie et en Grèce, dans les principautés danubiennes et en Suède, c’est-h-dire au nord et au sud, » dans les zones glaciales et dans celles où sévissent les feux d’un soleil dévorant '.

Nous l’entendons, et qui le croirait.^ ce langage qui range Israël sous la bannière de l’incrédulité philosophique du dix-huitième siècle, est offert k notre admiration par la feuille judaïque qui se donne pour l’un des boulevards de l’orthodoxie! Mais fermons l’oreille à ses paroles pour les ouvrir à celles de la grande Alliance , empressée de nous exposer ses titres par la bouche même de son illustre président, l’une des gloires du judaïsme moderne, et, par une conséquence presque rigoureuse, l’un des coryphées de l’association maçonnique :

(( Notre siècle se rend volontiers cette justice, que le fanatisme religieux a disparu parmi nous. » Mais,... « ayons le courage de l'avouer, ce qui domine... c’est, — en dehors * d’un amour excessif pour le bien-être matériel , — l’indifférence! Il y a comme un poison lent qui s’est infiltré jusque dans le cœur de nos coeurs ; indifférence religieuse, indifférence morale, indifférence pour tout ce gui fait vibrer les cordes élevées de notre nature. Tout cela est recouvert d’une espèce (t hypocrisie officielle qui n'ose s’avouer à elle-même. »

‘ Univers israilite, VIII, p. 357; 1867.

Cependant, tel, Jésus n s’est substitué d’autorité aux dieux établis et a trouvé sa plus baute manifestatim dans le sein de Rome*, tel, »n Vemanitme det nouveaux jours doit éclore et se développer; telle, une Jérusalem de nouvel ordre, sainte* ment assise entre l'Orient et l’Occident, doit«r substituer i ta double cité des Césars et des Papes Or, je ne m’en caebe fms, dopais une longue suite d’années je n’ai nourri d’antre pen* sée que l'avenir de cette œuvre. Autant que mes force» ont pu le permettre j’en ai dressé le drapeau; il ne tardera pas k flotter avec efflcaeité entre des mains plus jeunes que les miennes’. »

« h’ AUianco-israétite--imiv'erselte commence b peine, et déjâi son influence salutaire se fait sentir an loin... Elle ne s'arrête |»8 'a notre culte seul, die s’adresse b tous les cultes. Elle veut pénétrer data toutes les reügionx comme elle pénètre dans toutes les contrées. Que de nations disparaissent ici* bas!... Que de religion» s’évanouissent 'a leur tour! itmJil ne finira pas. Cette petite petq>lade , c’est la grandeur de Dieu! La religion d’Israël ne périra pas; cette religion, c’estl’uisté de Dieu ’t »

« La voilb, cette loi qui sera un jour la loi de l’univm. Toutes les religions révélées l'ont prise de ce petit peuple... la Bible est partout. Sa morale devient la morale de tou» les peuples. La religion juive est la mère des religions qui répandent la civilisation. Aussi, à mesure que la philosophie émancipe l’esprit humain, les aversions religieuses contre le peuple juif s’ effliccnt. On se demande pourquoi cette odieuse persécution * !... Ch bien, Messienrs, continuons notre mis- * sion glorieuse. Que les hommes éclairé», mus distinction de culte , léunissent dans cette Association-israélite-universelle dont

> Un nouveau pouvoir dont hraël serait Time et le chef, dont la mls'ion serait de renverser toute puissance politique et religieuse antérieure à lul-niéme. Or, ce chef, ce Messie, h quelle idée fépond-ll?

2 Archives hraéliles, XXV, p. 600, 6ot ; 4864.

3 Ibid., p. 54 4-5.

^ Pourquoi? C'est que les traditions talmudiques, et non la Bible, étaient la loi, la conscience du Juif.

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