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CHAPITRE NEUVIÈME

car uous ne voulons pas étendre sans limites le champ de nos observations. Nous apprendrons de la sorte si l’éloignement qui s’est tout à coup manifesté chez le Juif occidental pour l'orthodoxie talmudique suffit à la régénération de ce Juif, qui continue de faire corps avec les fidèles talmudisants ; et, peut-être, de ce nouvel aperçu de l’une des faces du judaïsme découlera pour nous quelque utile leçon. Il nous convient d’ailleurs plus que jamais d’admettre sur ce terrain les exceptions heureuses, et de les admettre dam la pim large mesure.

Eh bien, ces Juifs que nous voyons s’éloigner h des degrés si différents l’un de l’autre des préceptes absurdes ou haineux du Talmud, se scntent-ils enfin capables de quelque reconnaissance pour les services que leur rend le monde chrétien, pour les bienfaits dont il les comble? Et, sans se rendre coupable d’un excès de candeur, la société chrétienne devra- t-elle se fier désormais au langage qui s’échappe de la bouche d’Israël, ou qui semble être quelquefois un débordement de son cœur ! Ce langage fu t h certaines époques rempli de tendresse et d’effusion pour l’Église; Israël aurait donc, k son égard , contracté de temps en temps quelque dette sacrée? Consultons k ce propos deux ou trois pages de l’histoire.

Un aréopage moderne, et qui traite avec une rare et délicate bienveillance les questions judaïques, nous a dit ; « En général, quoique les Juifs se soient toujours montrés extrénement hostiles au christianisme, jamais, k partir du jour où l’Évangile établit son empire dans le monde , jamais ni l’Église ni les gouvernements chrétiens ne traitèrent les Juifs avec la même sévérité que l'avaient fait les payent '/... Les empereurs et les Papes protégèrent leurs synagogues, défendirent qu’on les troublât dans l’exercice de leur culte et la célébration de leurs fêtes, qu’on les inquiétât dans leurs propriétés et leurs personnes, et jamais ils ne consentirent à ce qu’on les baptisât contre leur gré!

' Cf. J. H. Bœhtner, Jus eccles. prolest. ad. tit. De Judœis, 1. V, lit. IV, § 4< .

Les Juifs, et il nous importe de le bien savoir, tant l’histoire fut déligurée par les historiens d'origine ou de tendance judaïque, « les Juifs étaient protégés par le» haute» cla»»e»; et les émeutes qui éclatèrent contre eux, tout comme celles qui eurent lieu à l’origine des croisades, étaient de brutales violences d’hommes pervers et de bas étage, que k» autorité» et le clergé désapprouvaient et arrêtaient de tout leur pouvoir'. »

Telle est la vérité générale , que valident en toute rencontre les exceptions dont le propre est de confirmer la règle, mais que les gens perfides ou que les esprits faux exploitent avec un succès trop souvent regrettable. Les Juifs cependant, ces implacables ennemis de la loi du Christ malgré leur singulière avidité pour les distinctions marquées au signe du Sauveur^ se montrèrent partout ennemis des hautes classes et du clergé, c’est-à-dire de ceux que leur position rendait les instruments et les colonnes de la civilisation. Tout sentiment de reconnaissance et de respect pour la vérité se glaçait donc et mourait dans le cœur du Juif, dès que la justice le réclamait eu faveur du chrétien. Mais laissons la parole céder sur ce point la place aux faits; et, puisqu’il s’agit pour nous de juger en Israël ceux dont l’orthodoxie s’est laissée vaincre , ne prenons à témoin de cette vérité, raille fois répétée par Thistoire, que les faits de l’époque actuelle, celle où le Juif se délalmudise.

Aujourd’hui, l’esprit des révolutions déchaîne et soulève de tous côtés à la fois ses flots et son écume contre les murs de la Ville éternelle, contre le siège de la puissance apostolique , qu’assaillent à la fois les plus brutales et les plus hypocrites fureurs : magnifique occasion pour le judaïsme,

‘ Dictionnaire encyclopédique de la théologie catholique, par les plus savants professeurs et docteurs en théologie de l’Allemagne, traduit par Goschler, t. XII, p. 4io-4o0, in-8“; Paris, 1861. Lire aussi le grand Traité de la police, Delamaro, t. 1"', p. 279, etc.; 1705.

Croix, ordres et distinctions honorifiques et nobiliaires. En parcourant les revues judaïques de deux ou trois années, on voit avec quelle fureur de vanité, malgré leur horreur du Crucifié, les Juifs se parent de nos croix et des Ordres qui portent le nom de nos saints et de nos mysiéres.

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