‹ Le juifChapitre 172 sur 312 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

sentiment de sa valeur social», qui monte, cherche le jour, et se développe à mesure que s’éteint en lui la foi talmudique, source d’une morale antisociale. C’est pourquoi nous voyons son orgueil grandir et dépasser toutes limites lorsqu’il se prend h comparer ce qu’il est depuis qu’il a cesté de croire, à ce que deviennent les populations catholiques depuis qu’elles perdetu la foi; depuis que, par une juste conséquence de cette perte, elles élèvent à leur niveau cet homme qui, de jour en jour, se fait moralement leur égal. Ce sentiment de complaisance en lui-même, qui décuple les forces du Juif, ne s’aQirme et ne s’affiche au milieu de nous que d’une manière trop sensible^ et, si peu que nous suivions de l’œil cet être dont rien ne lasse la persévérance et dont l’audace est indomptable, nous voyons le flot montant de ses prétentions s’élever, grossir, déferler et frapper, en l’ébranlant sur tous ses rivages, le roc an^que de la civilisation chrétienne.

Un groupe île quelques exemples pris au hasard sera pour nous le thermomètre des exigences déjà brutales qui commencent à se dessiner et à s’accentuer dans le camp judaïque, et qui bientôt nous étonneront trop tardl Hier encore le Juif, humble et rampant, feignait de trembler pour la liberté de son culte, si largement respecté dans notre royaume 5 aujourd’hui ce même Juif, le parvenu du jour, se tient pour insulté par la liberté du nôtre. Ainsi, par exemple, les processions de la Fête-Dieu continuent, comme dans les temps passés, à suivre leur cours ordinaire dans la ville de Marseille : ces processions chrétiennes que le sultan laisse libres de développer leurs files pieuses dans les rues de Constantinople. Et tout à coup voici que , devant leurs pacifiques bannières, le Juif se sent menacé, se dresse, s’insurge, et d’une voix tonnante s’écrie : Halte-là! chrétien! K ces cérémonies extérieures du catholicisme violent à notre détriment la loi; elles outragent souvent et les sentiments et même les personnes des citoyens appartenant à d’autres cultes. » Rentre donc chez toi ; va, cherche l’ombre

LES JÜIFS.

de tes églises, et laisse libre au Juif la largeur entière de la voie publique, le pavé de tes anciens rois très-chréiiens. Arrière ' 1

La loi de Moïse punit de mort quiconque viole le saint jour du sabbat’, c’est-à-dire quiconque ose voler à Dieu le jour qu’il s’est réservé, convertir en un jour de travail le jour du Seigneur. Eh bien, ce Juif que nous venons de faire citoyen, de rendre notre égal, notre pair, ce Juif daignerat-il nous permettre l’observation de ce jour qui lui doit être si sacrée, si la lui de Moïse est sa loi? Permettra-t-il au chrétien de respecter ce jour, que des populations libérales et protestantes entourent d’un si profond respect? Malheur, par exemple, malheur, sur le sol libre de l’Angleterre, à l’audacieux, fût-il prince, qui, bravant l’œil du public, oserait profaner par le travail extérieur ou par des réjouissances mondaines le repos du dimanche ! Le peuple, insulté dans sa foi par nn tel acte, s’y rendrait sur-le-champ justice. Mais en Fiance, la loi si dérisoirement obserfée qui prohibe le scandale de ce travail, est un scandale pour le Juif; elle doit être conspuée et chassée de nos Codes si l’on veut que le Juif se taise. Trente-huit millions de citoyens dont se compose la |>opulation française comptent dans leur sein soixante-quatorze mille Juifs environ, dont nn quart à peine se soucie de l’observation de la loi judaïque’. Eh bien, devant cette poignée d’hommes il faut que la loi chrétienne et

1 La loi du 1 8 germinal an X ne permet à l’autorité locale d’interdire aux catholiques tes cérémonies extérieures du culte que si quelque perturbation de l’ordre public en est la conséquence probable. — Exception, exemple contraire : Le dimanche 6 juin 48H9, à Paris, 'ors de ta pri cession de la Madeleine, au lever Dieu, l’un des assistants bravant le public dont l’indignation se maîtrisait à peine, se tint debout, tête couverte, et refusa de s’éloigner. Un vigoureux coup de poing lui fit tout à coup sauter deux dents; quel était donc ce champion du sailli Sacrement? Un Juif, que la brutalité de ce provocateur avait exaspéré. Nous admirons non point la vivacité oe l'acie, mais le noble mouvement qui l’inspira, et la liberté des cultes eut en ce jour un défenseur inattendu I — Lire le Monde et le Droit, etc., etc..., 40 juin 1869.

* Exode, XXXV, V. 2, etc.

^ Lire les Revues judaïques.

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