CHAPITRE NEUVIÈME
été le statut, la suppression des corporations religieuses, l’abolition du Concordat, la déclaration de la complète égalité des citoyens de tous les cultes... A la suite de pareilles améliorations, il est facile de prévoir ce que pourront faire nos coreligionnaires de la Vénétie... Ils sont k même de se montrer, tout de suite, à ta hauteur des temps nouveaux, et ils apportent un précieux contingent à l’israélUisme du royaume'. »
Se tournant ensuite vers l'Angleterre, l’organe du libéralisme judaïque s’écrie : » Vous dites que l’humanité est arrivée à son âge viril? » cependant « nous n’avons pas appris que Londres, qui aime les meetings, ail demandé l'abolition de la Société biblique*!...
El vous, France, a quoi donc s’use votre courage? car « l’établissement de renégats (c’est-k-dire de Juifs convertis) dirigé k Paris même par des abbés Ralisbonne et autres ejusdem farince, n’a pas encore été exproprié pour cause d’utilité publique. » Comment donc! laisser debout dans un pays libre des institutions que le libéralisme ne peut avouer, et qui lui font horreur! Eb bien, nous, « tant que le soleil ne brille pas, nous ne pouvons éteindre notre flambeau... la mission confiée par Dieu à Israël est loin d’être terminée »
Devant des textes judaïques si précis, une même question sort de mille bouches, et, de mille côtés k la fois, on se dit ; La liberté du culte, pour le Juif, dans les pays qui l’accueillent, c’est donc la destruction du culte chrétien? c’est donc l’assujettissement des populations aux lois de cette Révolution que, dans tous les royaumes, son génie domi-
* ilrctiî'm Israélites, XX, p. 905-906; 1866. Au lieu de dire à l’israélilisme, disons à la judaisation du royaume : sorte de civilisation qu’ont entreprise les Sociétés secrétes, qui ne sont que l'instrument du Juif. La preuve morale en ressort de ce fait qu’elles ne pensent et ne veulent que ce qu’il pense et ce qu’il veut.
2 Si la loi de Moïse était votre loi, feriez- vous la guerre aux missionnaires de cette loi?
® Archives Israélites, VIII, p. 363; 1867. Ré|)étons que nos citations enire guillemets sont littérales; ce qui se trouve en dehors est, ou l’extrait de passages trop longs, ou ce qui relie le tout conformément à notre sens général.
LES JÜIFS.
Dateur inspire et dirige contre la civilisation chrétienne? Des maisons d’agiotage et d'usure; des maisons de débauche et d’orgie, soill et qu’il s’en élève en tous lieux ; les spéculateurs ne manqueront ni pour les tenir, ni pour en assurer les fonds; mais, de corporations religieuses, point! Non, plus de maisons de retraite ouvertes aux existences brisées, aux cœurs navrés, désolés; plus de maisons destinées au défrichement des terres, à la culture opiniâtre des sciences, aux études approfondies de la théologie, et h la perfection de la vie chrétienne. Les chrétiens dehors! les chrétiens de toutes sectes â la porte de l’édifice sacré de leurs institutions, et que cet édifice s’écroule sur leur tête! Les textes sonc précis, et ne sont point rares! Voilà donc la liberté que, chez les peuples chrétiens qui se l’assimilent, daigne leur accorder le Juif, ce faux fils de la liberté, dont ils ont eu l’audace de faire leur égal.
Ces flambeaux que le Juif menace de n’éteindre que lorsque brillera le soleil, ou la lumière, — termes mystiques â l'usage du monde occulte, et qui signifient la doctrine des révolutions, — ne sont-ce point là les flambeaux redoutables que brandit la philosophie régénératrice d'Israël? N’est-ce point là ce qui, de la bouche même de sages et loyaux Israélites, arrache contre Israël le cri releniissant de fanatisme ‘ ? N’est-ce point là ré))0uvantail qui force à reculer et à se retirer de la direction des œuvres Israélites d’bonorahles membres semblables au savant dont nous enregistrons les paroles : « Je n'hésite pas à reconnaître avec peine que les sentiments de la tolérance n’ont pas encore pénétré parmi nos coreligionnaires autant qu’il le serait désirable : je crois donc qu’il est dans l’intérêt de notre œuvre, comme dans celui de ma dignité, de me retirer. » L. S. Kœnigswater, membre correspondant de l’Institut*.
* Univers israèlite, Vit, p. 292, et aMas; 1868.
- Archives israélites, Xtlt, p. 1035, l" décembre 1866. Cette intolérance perce et se manileste avec un certain éclat dans le style de quelques uns de ces Messieurs, et se manircsle jusque dans les écrits où ils s’érigent en professeurs de bon ton : Exemple : Le chef du con-