‹ Le juifChapitre 178 sur 312 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

Cependant le flot de ces prétentions énormes, devant lesquelles il faut que le christianisme recule , ce flot grossit et menace de noos atteindre , non plus même au dehors de nos temples, mais jusque sous le couvert de nos réunions chrétiennes, jusque dans le for de nos solennités antiques. Un pas de plus , et , demain même , défense sera faite au prédicateur de prêcher la Passion du Christ; mais, sous prétexte d’ordre public, et dès aujourd’hui le Juif nous interdit, selon la mesure de ses forces, d’en représenter les mystères.

Que si nos paroles, après ce que nous venons d’exposer, pouvaient encore sembler excessives , ouvrons les yeux , lisons et jugeons : « En présence de la haute bienveillance que nous montre le gouvernement de l’Empereur,.... nous SOMMES étonnés que l'autorité supérieure ait toléré dernièrement certains spectacles dans les deux départements de l’Alsace. Iaîs journaux de cette province ont annoncé que la Société bavaroise de la Vie et de la Passion de Notre-Seigneur Jésns-Christ, a donné une longue série de représentations devant un public toujours très nombreux, dans la ville de Strasbourg, où elle fut même honorée par la présence des plus hauts dignitaires de l’Église, aussi bien que par le préfet du Bas-Rhin , le maire, et autres. Cette Société a donné aussi des représentations à Colmar. Un tel spectacle n’est-il pas de nature à réveiller l'intolérance religieuse,, peut-être l’antique fanatisme des populations les moins éclairées contre les Juifs, quon leur montre comme les auteurs de ta mort du Dieu des chrétiens? Nous avons droit de nous défier de ce genre d’exhibitions ' . »

un df'menti à l’histoire. Il avance que les catholiques seuls reconnaissent Jésus-Christ pour leur Messie. Ignore-l-il qu’en ce point les protestants ne ditfërent pas des catholiques?

(Suivent des textes sacré s.)

» Faut-il d’autres textes pour convaincre M. Crémioux que les Juifs , aveug’es et coupables, ont crucifié leur Messie?

» Paris, S mars 1865, publié le S id. Adolphe Lbchènb. »

* Univers Israélite, VllI , p. 343-4; 1868. Strasbourg entend ces paroles de tolérance I la ville ou les condisciples de Drachs notre

Très-clairemenl dit, à coup sûr! Mais ce genre d’exhibitions chrétiennes, que le Juif prétend interdire en pays chrétien, se répète en tous lieux avec la plus solennelle publicité chaque fois que nous est prêchée la Passion du Christ ; chaque fois que les cérémonies de la semaine sainte ramènent l’adoration publique de la croix; chaque fois que renaissent les augustes solennités du Tombeau , où chaque aimée le peuple entier se prosterne devant le corps du Messie que les Juifs ont jiercé de leurs coups. Et depuis des siècles, dans les jours où ce deuil religieux remue les multitudes, chaque fidèle s’associe aux prières de l’Église contre ceux qu’elle appelle publiquement alors les per^^des ennemis du Sauveur (pw perfidis Judœis). Quelle insulte plus grande au judaïsme! Comment donc, après l’éclat de ces prodigieuses doléances, comment le Juif s’abstiendrait-il de requérir, au nom de l’ordre et du re>pect que la Synagogue est en droit d’exiger de nous, la clôture de nos églises, la réforme de nos liturgies, la suppression du culte public et l’abolition du nom chrétien! Car celui qui ose se nommer chrétien ne peut être pour le Juif (|ue le complice d’un scélérat, que l’adorateur d’un inlame qui le rend infâme lui-même si l’innocence du Christ est proclamée, et si le Juif s’associe à la condamnation que ses pères ont portée contre ce coupable. C’est là, nous dit-il à propos de la représentation de nos mystères, ce qu’il ne saurait souffrir s’il est notre égal; c'est là ce qu’il ne souffrira pas, c’est là ce qu’il commence à ne plus souffrir!

Certes, M. Crémieux, l'illustre président de Y Alliance israé lue universelle, cl l’iin des hauts dignitaires de la maçonnerie, ne l’ignore nullement ce progrès judaïque, cette marche des choses qui déjà tend à rendre celui qui porte le nom de chrétien, fût-il ministre d'un empire et fût-il empereur, si souple, si prévenant devant le Juif! Loin de l’igno-

vieille connaissance, attendaient la venue du Messie pour tomber .sur les chrëiiens et les piller. Deuxième lettre d’un rabbin converii, p. 319; Paris, 1827.

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