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CHAPITRE NEUVIÈME. m

et que celle métropole ne soit ni Londres, ni Paris, ni Rome, mais Jérusalem relevée de ses ruines, une Jérusalem nouvelle « appelée b de grandes destinées», et qui se trouve être « a la fois la ville du passé et de l’avenir'. »

RÉSUMÉ ET CONCLUSION Des deux chapitres : la Marche du Juif, et Mœurs nouvelles.

Telle est, depuis quelque temps déjh, la parole que fait retentir le Juif, et la plupart des détails du tableau que ce chapitre et le précédent viennent d'offrir aux regards se résument à peu de chose près dans la page que nous allons emprunter b de maîtres écrivains, avant de nous résumer nous-méme.

Un pénétrant observateur, le rationaliste Kluber, nous faisait remarquer, dans son livre Du droit de la Confédération germanique, u que depuis quelque temps, en face du judaïsme rahbinique ou du lalmudisme, il se formait, parmi un petit nombre relativement encore de Juifs, un judaïsme réformé ou non rahbinique préparé par Moïse Mendcissohn, qui professait la croyance en Dieu et la morale naturelle, mais s’alfrancbissait du joug du culte cérémonial, des lois alimentaires du judaïsme, et de la stricte observation du sabbat. — Ce judaïsme SC transformera, selon toute vraisemblance, disait Kluber, en un pur déisme ou en une religion naturelle, dont les partisans n’auront pas besoin d’appartenir à la race judaïque * ! »

Si, quelque temps après ces paroles de Kluber, nos yeux s’arrêtent sur les Juifs de France et d’Allemagne, déjà nous les voyons, en effet, se décomposer en trois groupes essentiellement distincts : les talmudistes, les réformés ou protestants du judaïsme, et les indifférents.

Les talmudistes, nous disent les plus doctes professeurs de la faculté théologique de l’Allemagne, dont le saint

' Isidore, grand rabbin de France. Archives israélites, XI, p. 49S,

* Kluber, 4' édit., § 516, note 4, Droit germanique.

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prêlre Goscliler, d’origine israélilc, a réuni les lumières en faisceau, « les talmudistes, composés de la vieille génération, des gens de la campagne et de ceux de la plus basse classe des villes, reconnaissent l’aiitorilé religieuse des rabbins, l’autorité législative du Talmud, observent scrupuleusement non pas la loi mosaïque, mais la loi rabbinique, ne se mêlent aux chrétiens que pour leurs alTaires d’intérêt, et continuent à être les ennemis traditionnels de l’Église. »

« C’est le novaü indestructible de la nation qui subsistera jusqu’à la ftn dans son entêtemeut et dans sa fidélité à conserver les Éa'ilures. »

« Les réformés, éclairés, riches, bien élevés, ont secoué le joug des rabbins , les formes surannées de la Synagogue et les mœurs nationalts de leurs ancêtres. Mais n’ayant pas la foi chrétienne, voulant toutefois conserver leur nom historique et leurs dogmes fondamentaux, sentant la nécessité d’un cul/e et le vide des rites purement rabbiniques, ils ont inventé un culte réformé dont la langue est toujours l’hébreii et dont les cérémonies sont celles de la tradition, mais où ils ont introduit de l’ordre, de la décence, un chant plus régulier, l’usage de l’orgue, de la prédication et d’un luminaire brillant, etc., etc. Hors des réunions religieuses, où les zélés se rendent au jour du sabbat et aux grands jours de fête, le plus grand nombre une seule fois par an, ils ne pratiquent absolument aucun rite judaïque, et vivent tant qu'ils peuvent et de préférence avec les chrétiens. »

Les indifférents, dont les rangs commencent à se confondre avec ceux des libres penseurs, semblables k ceux (( de toutes les religions, ne s’inquiètent ni de la tradition, ni de la réforme, ni des rabbins, ni des synagogues, ni de Moïse, ni du Consistoire, k peine de la circoncision! Us ne conservent le nom de Juifs que par un respect humain honorable... Quand l’occasion s’en présente, ils épousent volontiers des chrétiennes, font sans hésitation baptiser leurs enfants, et, « progrès remarquable », pratiquent dans ce cas, k l’égard des croyances religieuses de leur famille,

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