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CHAPITRE NEUVIÈME

la foi, et de quelque façon que ce chacun raisonne ou déraisonne, cet ensemble confus, ce chaos forme la foi commune, s’il en reste une en Israël ! La libre pensée se confond en conséquence chez le Juif avec ta religion, ce qui équivaut, en bon français, à cette absurdité : que la liberté de la pensée SC confond avec la pensée soumise à la foi.

Et quiconque est libre penseur, c’est-a-dire quiconque pense ce qu’il veut, fùl-ce vingt-quatre fois le contraire en vingt-quatre heures, peut se dire ou rester Israélite; il est reconnu membre de la grande fraternité, digne d’adorer dans les temples d’Israël et de reposer dans sa terre sainte-' Ainsi l'a ])roclamé dogmatiquement le grand rabbin de l’un des royaumes de l’Europe.

Voilà donc Israël, ce peuple hier encore partout si semblable à lui-même, réduit, des qu’il s’éloigne du Talmud sans se réfugier dans l’Eglise du (Jirist, à se proclamer libéral, philosophe, libre penseur et religieux à la fois. O miracle des temps! le voila réduit à se donner pour centre, sous le nom A’ Alliance israélite universelle, une association dans laquelle tout homme de toute religion est en droit d’apporter, pour en former un fonds commun, toutes les croyances et toutes les incrédulités dont il s’éprend 1

Il est vrai que ce centre où sa religion se noie le rendnmitre d’un monde où sa croyance, et par conséquent ses mœurs, ont désormais perdu toute fixité , toute boussole, et (jue ses machinations antichrétiennes ont formé de longue date à son image. Or ce monde que nous voyons aujourd’hui le Juif sommer avec arrogance de se dépouiller des derniers restes de sa foi , de se jeter dans scs bras et de lui témoigner son admiration, ses sympathies et ses respects; ce monde, qui, loin de s'indigner de ses prétentions, répond docilement à sa voix, est celui de la grande Révolution mise au jour par la philosophie du di.x-huitième siècle , dont nous venons de voir le Juif revendiquer la gloire; c’est le monde de la grande idée messianique, le monde qui, sapant les institutions chrétiennes, appelle les peuples à fonder en commun

une religion humanitaire, où l’homme, débarrassé d’un Dieu qu’il ne peut comprendre et auquel il refuse d’obéir, devient à lui-même son propre Messie.

NOTE se rapportant à la page 300 de ce chapitre.

Voici ce que, l’an 1771, nous disent du Ghetto d’Avignon, ville papale, les Essais historiques et critiques sur les Juifs anciens et modernes : « Les Juifs ne sont tolérés que dans une partie de la France, mais ils vivent tranquillement dans tout le comtat l'enaissin (appartenant a Rome). La juiverie d’Avignon est un quartier affecté aux Juifs, qui y font leur demeure, et qui y sont sépares des autres (labitants. Le nombre de ces Juifs, hommes ou femmes, monte à six cents personnes environ, tous malpropres et dégoùlanis. Autrefois, ils ne faisaient presque pas d’autre commerce que celui de la friperie; mais, depuis quelque temps, ils ont éleudu leurs vues sur des objets plus propres à favoriser leur amour pour la richesse. Sous l’apparence de faire le maquignonnage et de commercer en élofles et en toiles, ils sont venus à bout de mettre dans leur dépendance une infinité d'honnétes gens qui ont eu le u.alheur de trouver chez eux les premières ressources, et ils exercent impunément sur ceux qui leur sont ledevables une tyrannie d'autant plus affreuse qu'ils sont plus habiles à imposer le joug par degrés, n

« Les habitants d’Avignon et ceux du comiat Venaissin ne sont pas les seules victimes des Juifs, '.eux des provinces voisines, et surtout de Provence, en augmentent le nombre. Il faut cependant que les Juifs soient bien entreprenants pour oser établir leur empire en Provence, car les arrêts de règlement du Parlement d'Aix des 12 et SO mai 1660, 8 mai et 28 septembre 1696, et 11 septe.Tibre 1697, leur défendent expressémentdefréquentercelieprovinceàpeinedu/'ouet'...»

Lorsque du fond de leur juiverie, ou de leur Ghetto, une poignée de Juifs infimes peuvent exercer un sî cruel despotisme sur la population de plusieurs provinces, et braver impunément les peines les plus ignominieuses, de quel côté se trouve la tyrannie, de quel côté les martyrs? Mais plus ces Juifs garrottent et pressurent les chrétiens plus leurs cris contre l’oppression chrétienne déchirent Pair. — Vite donc , des places au Sénat , des places au Parlement pour ces opprimés !

T. !•', preaiière partie, p, 204-205; Lyoa, 1771.

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