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CHAPITRE DIXIÈME

Voilà donc ce que nous allons, page h page, demander à ce chapitre, et peut-être nous dira-t-il ce que le Juif peut, veut et ose, grâce à la force dont jouit Israël en formant des membres épars de sa communauté un État particulier dans le sein de chacun des États de ce monde-, grâce au secours que lui prêtent des associations composées d’hommes de toutes croyances, ou plutôt de toutes les incroyances imaginables-, grâce à l’empire qu’il exerce sur des sociétés dont quelques-uns de ses chefs sont l’âme secrète, et dont l’origine remonte aux traditions les plus intimes de l'occullisme ; grâce ’a l’art, où nul ne l’égale, de faire travailler ces sociétés à son profit-, grâce 'a l’immensité sans cesse croissante de ses richesses-, grâce ’a l’instinctive habileté qui le caractérise de savoir soulager de leur or tous les peuples-, grâce aux leviers qu’il se forge de cet or pour soulever et mouvoir l’opinion ' -, grâce encore â la prodigieuse flexibilité de scs aptitudes, grâce h l'inflexibiliié de son vouloir, ’a l’imperturbable tenue de son esprit, â la supériorité de sou intelligence partout où les questions religieuses ne font point de cet Argus un être à part dont les yeux ont la propriété de tuer la lumière-, grâce enfin aux singuliers et merveilleux privilèges de sa nature physique, qui fait de cet homme l’homme unique, formé pour braver impunément les climats les plus opposés de la terre , et se créer de tout sol une patrie : c’està-dire pour donner dans sa personne l'unique échantillon de l’espèce humaine qui puisse, sans mentir à la vérité scientifique, s'intituler cosmopolite, ou citoyen du monde entier*.

Un souille irrésistible et mystérieux pénètre aujourd’hui l’éducation de l’homme que nous appelons libéral; et ce souille, ce n’est déjà plus celui du ministre de la religion à qui le fondateur, le restaurateur de la civilisation, le Cbrist*, a dit : Allez et enseignez tous les peuples. Non! loin de la-, ce souille est l’esprit de ceux qui, fauteurs ou flatteurs des

' Si souvent la reine des sols!

2 Voir en ce chapitre plus bas.

^ Instauraro omnia in Christo.

révolutions, s'intitulent de leur propre bouche le sacerdoce de la presse-, dociles instruments, ou directeurs pour la plupart, et dans la plupart des Étals de l'Europe, du conseil des sociétés secrètes, dont un conciliabule, où le Juif domine, est l’inspirateur secret et suprêmel

Or, l’éducation qui transforme le chrétien en fidèle de la grande communauté révolutionnaire, — et peut-être le chapitre qui précède nous permei trait-il de dire judaïque, — commence par lui inculquer des principes auxquels les moyens de communication moderne ont donné la plus incroyable force d’expansion.

L’égalité, nous disent ces principes, est la loi suprême des êtres intelligents; elle est la seule que le juste sentiment de leur dignité leur permette d’accepter sans déchéance. Tous les hommes ne sont en définitive que des égaux; tous se valent les uns les autres, et, par conséquent, un Anglais ne doit être pour un Français que l’équivalent de tout, autre Français, un membre de la même famille humaine, un frère auquel ni la loi de nature ni les lois de la raison ne l’autorisent à préférer un compatriote. Ainsi sera-t-il de l’Allemand, ou du Russe, ainsi de l’Asiatique ou du Juif. Car, aimer son voisin du même pays, aimer son prochain du même toit, aimer sa province ou .sa patrie d’un amour privilégié, c’était là le fait d’une àme étroite, d’un esprit illibéral et sans grandeur. L'homme véritablement digne du nom d’homme cesse aujourd’hui de voir sa jiatrie dans une bande de terre limitée; il la voit dans l’espace sans bornes du monde habitable; et ceux qu'il appelle ses frères, ce ne sont point les simples rejetons d’un simple rameau de la race humaine, ce sont les hommes de l’humanité tout entière. Tout pays, toute famille, tout peuple, aura sur son cœur un même droit, et le seul nom dont il ait à se glorifier, le seul qui doive flatter sa raison est celui de cosmopolite, c’est-'a-dire de citoyen du monde entier '1

* Si tous les liommes sont frères, comme le dit dans un sens conforme aux intérêts de l’oidre social l’Ecriture sacrte, il n’existe sur

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