CHAPITRE DIXIÈME
que l’orgueil, le luxe, la luxure, la soif, la rage de toute puissance et de toute jouissance, se sont emparées de nos âmes. Il ne lâchera prise que devant la résurrection de l’éducation chrétienne qui inspire à l’homme humilité, modération, honnêteté, sobriété, dévouement, égards et respect pour le faible et le pauvre. Jusque- lâ donc, il nous faut durement rester sur les paroles que fait retentir un saint prêtre issu de sang Israélite, et qui résument nos dernières pages :
« Naturellement habiles, ingénieux, et possédés par l’instinct de la domination, les Juifs ont envahi graduellement toutes les avenues qui conduisent aux richesses, aux dignités et au pouvoir. Leur esprit s'est peu à peu infiltré dans la civilisation moderne. Ils dirigent la Bourse, la presse, le théâtre, la littérature, les administrations, les grandes voies de communication sur terre et sur mer; et, par l’ascendant de leur fortune et de leur génie, ils tiennent enserrée, â l’heure qu’il est, comme dans un réseau, toute la société chrétienne'. »
Avons-nous entendu ces paroles? les avons-nous comprises? Non! pas encore! Elles semblent nous étonner, et notre étonnement fait sourire de pitié le premier ministre du royaume de la Grande-Bretagne, un des princes de la politique moderne, un des vaillants soutiens du protestantisme anglican, un des fils de la race juive, et qui, dans l’épanouissement de l’orgueil judaïque, s’écrie : En vérité, M le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l’imaginent ceux dont l’œil ne plonge point derrière la coulisse”. »
* Le U. P- Italisbonne, Question Juive, p. 9; Paris, 1868.
* The world is governecl by very different personnages to what is imagined by Ihose who are net beliind lhe scene. — Disraeli, dans Coningsby, livre où cet homme d’Etat met en relief la valeur des Juifs, p. 184; Paris, 1844, in-8».
NOTE
M. le baron de Rothschild, grand-croix de la Légion d’honneur,
chevalier de etc., etc., etc., consul d’Autriche , laisse en mourant
quatre fils, et quelque chose , se dit-il, comme huit cents millions de fortune. Au taux légal do cinq pour cent, huit cents millions produisent par an huit cents fois cinquante mille francs, c’est-à-dire quarante millions. Quelle puissance aux mains du possesseur d’un tel revenu!
Ajoutons que le taux de cinq pour cent n'est qu’un intérêt platement bourgeois, et qu’il nous est impossible de savoir à quel degré s’élève la fécondité des écus sous la main d’un banquier, mais surtout sous la main des hauts seigneurs et des princes de la Banque. Ce que tout le monde sait, à Paris, et cela nous dispense de tout détail, c’est que, chez certaines classes de gens de finance que le langage ordinaire ne qualifie nullement d’usuriers, la moyenne du produit, nous ne disons point de l’intérêt de l’argent, est de Vingt-cinq pour cent. Chez ces financiers, huit cents millions donneraient un revenu de deux cents millions!
On affirme qu’en 1812 M. de Rothschild ne possédait qu’un unique million, et l’on dit que ce banquier donne à son fils aîné, en préciput et hors part , sa magnifique terre do Ferrières , en Seine-et-Marne , outre la somme de deux cents millions. Quelle que soit sa fortune, M. de Rothschild, n’étant pas Français, si nous ne nous trompons, a le priviléye, en France, d’être le propriétaire sérieux de sa fortune. L’État ne peut en conséquence se permettre de tester pour lui , comme il le fait pour nous, en faisant la part de nos enfants. M. de Rothschild fait donc ses parts à son gré, dans l’intérêt de sa maison. La France peut ainsi se couvrir de hauts et puissants seigneurs, de potentats qui, parce qu’ils sont étrangers, se donneront sur notre sol, et à leur gré, la puissance à laquelle nous ne pouvons prétendre, parce que nous n’y sommes que Français. En d'autres termes, un Français, pour acquérir le privilège d’être le propriétaire véritable de ses propriétés, doit renoncer à sa qualité de Français et se faire étranger '.
« Un célèbre financier vient de mourir, nous dit l’un de nos grands et véritalles économistes, M. Coquille. Les uns portent sa fortune à huit cents millions, d’autres au chiffre fabuleux de deux milliards (soit cinq cents millions de rente au produit de vingt-cinq pour cent). Plusieurs journaux saisissent l’occasion de vanter le désintéressement de M. de Rothschild, et les services qu’il a rendus à la France. 11 eût mieux valu que la France n’eût pas eu besoin de ces services. Car il est trop évident que la fortune de M. de Rothschild ne s’est accrue que par nos désastres financiers. N’est-il pas honteux que les sociétés modernes soient toujours à court d’argent? Rien n’indique plus la faiblesse d’esprit de nos gouvernants *. »
Et voilà comment les Juifs , même les plus honnêtes , sont le suçoir
* Lire le bel ouvrage de M. le Play, téoatcur, &ur ces questions, etc. : La Ae- /orme sociale en France, Paris, Plon , 1864-
^ Le Monde, 23 novembre et 24 novembre; id., 1868. « — La Providence, disent les ,drchivet Israélites, a comblé cette famille d'une fortune plus que princière. • Vil, p. 213; 1869.