‹ Le juifChapitre 197 sur 312 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

Nous tenions à ne point dire un mot au delU du nécessaire le plus strict sur le personnel vitib/e et invisible de ces organes de l'opinion publique. El, tous, nous savons que chaque feuille périodique, que chaque journal est une propriété -, que semhlahle k tout objet, à tout édifice capable de tenter un acquéreur , il change de maître chaque fois que la mort ou que des convenances l’exigent. Nous savons qu’il se vend alors aux enchères, et que l’acheteur est libre d’en congédier le locataire, c’est-k-dire l’esprit qui l'habite, pour j loger et y installer le sien. Grâce donc k la surabondance de son or, le Juif est, tantôt ouvertement et tantôt sous un nom d’emprunt, l’acheteur de cette mobile propriété qui penche et verse sans cesse sur son terrain.

Ajoutons k ces notions générales une réflexion ; c’est que l’influence des idées religieuses s’étend, aujourd’hui surtout, fort au delk des limites que leur assigne le vulgaire. Elles gouvernent, en mille circonstances, la politique des peuples; et des allures de cette politique dépendent ou la marche ou le sommeil des entreprises dans les voies du commerce et de l’industrie. Or, mieux que tout autre agent, ce sont les feuilles publiques qui donnent l’essor k ces idées dirigeantes et qui les compriment au besoin , qui les pétrissent, et forment l’opinion d’après les vœux de leur maître; ce sont elles, plus souvent encore, qui trompent gouvernements et gouvernés en se donnant pour les représentants de cette opinion dont elles usurpent audacieusement la place. Ce fait malheureux, et qui ne saurait échapper aux regards de l’observateur, nous dit assez quel instrument indispensable sont devenues ces feuilles aux intérêts et aux machinations du Juif, le prince de tous les commerçants de la terre, et, dans les intérêts de son commerce et de sa foi, le politique le plus machiavélique de ce monde !

Plein de confiance que nous sommes dans la pénétration de nos lecteurs, nous indiquons ces choses du bout de la plume, et nous disons, sans la moindre crainte de blesser le nombre considérable des écrivains fidèles aux lois de

l’honneur, que la presse est, par la nature môme de sa constitution et des usages auxquels elle consent à se prêter, essentiellement vénale. A ce litre, elle appartient au plus oiïrant-, le plus offrant, quand il le veut, c’est le Juif, et ce chapitre ne sera point terminé que la bouche d’Israël ellemême ne s’ouvre pour donner h nos paroles une preuve sans réplique , et légitimer des conclusions qui de prime abord auraient semblé téméraires.

Mais avant de passer outre, il nous importe de savoir, autrement que par des paroles , si la presse , cette forme orgueilleuse de l’opinion qui s’intitule la reine du monde, a réellement quelque valeur, et .si la puissance prétendue de ce levier que manie le bras du Juif est ou n’est pas une pnissance surfaite.

Elle est peu de chose en vérité, nous disent les uns, moins que rien , une sorte de néant \ car ses deux pôles opposés se font équilibre l’un k l’autre. — Ah! laissez donc! c’est bien tout le contraire, reprennent les autres-, elle est tout k elle seule! Elle est la force des forces, et la plus ferme des puissances ne saurait se tenir debout devant elle. De ces deux affirmations, en est-il une qui soit acceptable et solide?

Nous nous contenterons de donner pour réponse un exemple de la valeur qu’un gouvernement fondé par des journalistes, juste appréciateur des services de la presse et maître d’un nombre considérable de journaux, attachait k la plus éminente de ces feuilles. Mais cette feuille était-elle vénale ? Mettait-elle au bénéfice du premier venu tel ou tel prix k ses faveurs? Prostituait-elle k des inconnus ses folles tendresses et ses amours? Ou plutôt, et sans lui prêter de telles bassesses, était- elle de celles que les gouvernements indemnisent par des subventions et des grâces, des peines qu’elles se donnent k les servir et des pertes dont les sympathies qu’elles leur témoignent deviennent pour elles une inévitable source? Ainsi l’établit, en nommant celte formidable feuille des Débatt, M. Toussenel, l’un de nos plus

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