CHAPITRE DIXIÈME
ner les fondements de notre société et ^.préparer les révolutions. Ils appartiennent a une race admirablement bien douée, qui produit des génies dans tous les domaines et dans toutes les tendances; le veux dire des hommes originaux, d’une haïue intelligence et dé une grande puissance d'action. En Hollande, par exemple, deux des protestants évangéliques les plus influents ont été deux Juifs convertis, d’Acosta et Cappadose; en Allemagne, le grand historien de l’Église, Néandre, était pareillement né d’une famille Israélite^ à Neuchâtel, dans le camp opposé, le propagateur le plus infatigable et le plus heureux de l’athéisme, c’est un Juif, un banni d’Allemagne, qui a su se faire une magnifique position dans ce pays; l’État lui fait un gros traitement et lui a bâti un observatoire. Depuis la recrudescence révolutionnaire de 1848, je me suis trouvé en relation avec un Juif qui, par vanité, trahissait le secret des sociétés secrètes auxquelles il s’était associé, et qui m’avertissait huit â dix jours d’avance de toutes les révolutions qui allaient éclater sur un point quelconque de l’Europe. »
« Je lui dois l’inébranlable conviction que tous ces grands mouvements des peuples opprimés, etc., etc., sont combinés par une demi-douzaine d'individus qui donnent leurs ordres aux sociétés secrètes de C Europe entière! n
« Le sol est tout à fait miné sous nos pieds, et les Juifs fournissent un large contingent â ces mineurs... Les banquiers juifs seront bientôt, par leurs prodigieuses fortunes, nos maîtres et seigneurs. » On m’affirme enfin « que tous les grands journaux radicaux de l’Allemagne sont entre les
mains des Juifs » Les premières lignes de cette lettre
nous ont dit quelle y est leur tâche.
Quelques mois s’élaient écoulés à peine depuis que nous l’avions reçue, et, sous les coups foudroyants de la Prusse, l'un des plus puissants empires du monde s’affaissait sur lui-même, et tombait avec un tel fracas de ruines, avec une si effrayante soudaineté, que l’Europe en tressaille encore. Leçon terrible et peut-être inutile, mais qui nous
apprend, lorsque dans le domaine de la pensée chaque agent destructeur a rempli sa tâche, avec quelle vélocité de foudre, — dans le siècle de la vapeur et de l’électricité, c’est-k-dire dans un siècle de miraculeux raccourcissements de temps et d’espace, — viendront fondre sur nous les événements les plus gros de surprises; événements qui ne cesseront de paraître aussi lointains aux yeux de ceux qui ne savent ni croire ni voir, que le semblait aux contemporains de Noé le déluge universel', la veille même du jour où ce cataclysme , si longtemps prophétisé, bouleversa la terre.
Or, le secret du vaste ensemble de machinations et de trahisons au centre duquel s’accomplissait ce tragique changement â vue, ce secret se trouvait avoir été celui du public, qui tout k coup, se le rappelant, commençait k en saisir le sens. Chose étonnante et « fait incroyable, quoique signalé depuis longtemps, » s'écriait-on, c’est que -.toute la presse de l'Empire entrave, arrête, neutralise les efforts du pouvoir, et semble militer bien autrement dans les intérêts des ennemis de l’Autriche que de l’Autriche elle-même; c’est que : toute parole de haut enseignement sort d’une bouche judaïque ; « c’est que ; toute la presse est entre les mains des Juifs! n c’est que les Juifs, là comme ailleurs, senties instituteurs de toute la jeunesse de l’Empire, les chefs invisibles et suprêmes des sociétés secrètes , qui , toutes ensemble, sont en voie d’achever et de parfaire la ruine de toute puissance chrétienne'.
Et, de' fait, qui le croirait si les yeux n’en portaient témoignage? les journaux mêmes de IfAutriche « qui dé- Jendent la' monarchie et l’Église catholique sont commandites par des Israélites. » Lk comme ailleurs , le judaïsme %; s’est fait le maître, afin de l’être partout; « et la noblesse \ autrichienne n’a pu trouver en elle-même ni le talent ni le ‘ dévouement nécessaires pour fonder des journaux! Aussi cherche-t-oa vainement dans les feuilles allemandes une I défense sérieuse des droits et des intérêts de l’Empire.
‘ Voir, à la fin de cette division, les notes.