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CHAPITRE DIXIÈME

ses Évangiles et dans son histoire, se garde-t-elle si fort de ne point nommer ses Judas? Est-ce que jamais elle a voilé ses plaies, les stigmates qui prolongent dans son corps la Passion de son divin Chef? Est-ce que sa gloire n’a pas loujours été de-vivre dai:s le grand jour de la vérité? Moyen admirable de prouver, aussi bien par 1rs faibirsses et les trahisons que par la sainteté de ses serviteurs, la divinité de son caractère.

Ces choses dites, nous nous hâtons de soumettre à l’appréciation du lecteur, et en simple i note, un extrait de la pièce importante dont M. l’abbé Davin ne craignit point d’assumer devant le public la responsabilité : nous y ajoutons peu de chose.

L’illustre et très-chrétienne im[)ératrice Marie- Thérèse crut devoir introduire dans ses Etats deux médecins célèbres, naais que, fidèles à leurs plans destructeurs, les habiles initiés qui poursuivent le Christ de leurs haines mortelles avaient à son insu cht'isis dans la Hollande parmi les hommes les plus dangereux pour la paix de l’Église : Van Swieten et de Haën. A peine ces deux savants ont-ils pris pied dans l’empire, que a le jansénisme, c'est-à-dire la Révolution, » jette un bandeau sur les -yeux de l’Impératrice et des futurs Empereurs, s’empare « du ministère de l’instruction publique, et marche à pas de

géant. » V Tn nie ans après, elle sera maîtresse de tout. Le

Samiédri.v jansé.vistb aura partout ses sytuigogues, sous le nom de loges maçonniques; elles dirigeront tous les cabinets, et elles occuperont presque tous les temples ‘. »

Van Swieten meurt en 1772, et son fils, qui s’est lié lors de son séjour à Paris avec les apôtres de la nouvelle philosoj hie, se fait l’in-lrumont d’un parti si puissant'que , sur le terrain religieux, il règne « abi^o'ument, et durant vingt ans, sous les noms de Marie- Thérèse, de Joseph II ce misérable empereur à qui la chrétienté, l’humanité devront tant de maux, et de Léopold II... »

’ Observons l’alliance ctroilc que le perspicace investigateur établit, par le* seuls mots Sanhédrin et S/natjogne, entre te judaïsme et l hérésie représentée par le haut jansénisme. Voyons encore le jaitsénisnie transcendant se confomire, par se* convulsionnaires, avec les illnminét, c'est-A dire a>ec les conspirateurs de f ordre epin te, adt/sles de la Cabale mufoimiijtie. Car la Cahale, nous dit l'initié Hagoo, est a la mèredes sciences occultes » [Mofoiinerie occulte , p 78; Pad*, 1853) , et nous savons qti’elle est t'âine du Talnuid et du Zoliar! Ne perdons de vue aucune de ces expressions, aucun de ces points de repère.

* Joseph II, ce singe du graud Frédéric, à qui les Juifs n’ont pas ménagé la louange, et que ce monarque ajtpelait nton frère le sacristain, était incapable de gouverner ses Étals; mais, possédé de la manie th-s réformes, il y .agit en despote, il y usurpa le pouvoir papal, régenta , bouleversa, désola l’figlise, cl prépara par ses prodigieuses inepties la ruine de l’Autriche. Bien plus niais que niécbant, il fut pour la chrétienté un fléau dont l’action ne cessa point avec sa vse ! Lire dans l'IIietnire de l'Église de Rolirbaeher, t. XXVII, p. 231 ; 1852, etc., un résumé des actes de ce triste et implacable novatesir (élève de l’abbé janséniste de Terme, etc., etc. Cours d'histoire ecclé.'iaetufue, t. 111, p. 436; 1867, par M. labhé J, J, Blanc; très-savant ouvrage).

« La destruction totale de l’Église , dit le P. Theiner, «Itait réservée à un seul homme. Cet homme était le janséniste baron Van Swieten, qui par son hypocrisie sans égale, et par le crédit qu’il s’était acquis grâce à ses relations avec les philosophes français et allemands, mais surtout avec ceux de Berlin, sut amener l’Empereur à le nommer directeur de l’instruction publique en Autriche. » Nous comptons au nombre de ses appuis, Sonnenfels, Born et Eybel, c’est-à-dire « les propagateurs les plus zélés de l’Illuminisme! »

Tel fut , en conséquence , l’homme dont les Illuminés qui se révélèrent en France par les exploits auxquels se rattache le nom de saiht Médard, se servirent pour « décapuciner et déniaiser les Autrichiens. » Van Swieten , afin de faciliter cette œuvre, « ne donna de places qu’à Ys des hommes dépourvus de conscience et de religion , de vertus , de p piété, de mœurs et de dignité '. La véritable science n’entrait Jamais chez li^enjsoBgidilration. Je diraTinême plus, partout où elle sé trou'-^’ vàil, êlîë était repoussée, parce qu’un la craignait. Il fallait être philo- ^ sophe ou Illuminé, pour obtenir une chaire en théologie. — Les charlatans les plus impies étaient ceux qui obtenaient le plus de facilité pour l’avancement. Enfin, l’esprit immonde a jeté son masque; il s’est fait cynique, il a installé l’orgie en plein soleil et en plein sanctuaire ; c’est à peine si l’on ose en croire ici l’histoire la plus authentique, et surtout la citer. »

11 serait trop long, écrivait le 17 septembre 1788 un vertueux franciscain , professeur à l’académie de Rattenberg , de vous faire part de tout ce que j’ai éprouvé à Vienne. Sachez, en tous cas, « et soyez convaincu que je ne parle point par hyperbole. « J’ai vu , dans cette '\ université jadis si florissante, le renversement de toutes choses, et i « une si effroyable immoralité que, si je ne l’avais vue de mes propres/ yeux, je n’ajouterais pas foi à ce que d’autres m’en diraient. » '

On compte dans le séminaire général quatre-vingts séminaristes « mais le nombre de filles de joie à qui les directeurs accordent la \ libre entrée, dans le but d’ôter à ces jeunes gens tout sentiment de 1 honte, est beaucoup plus considérable. Et que dirai-je des thèses que l’on y soutient! Les écrivains les plus dangereux se trouvent dans toutes les mains, et plusieurs professeurs complètent dans leurs expUcations ce qui manque à ces ouvrages en impiétés et en infamies. > ' D’ailleurs, « ce que je vous dis du séminaire général de Vienne est plus ou moins vrai de toutes les institutions du même genre à Gratz en Styrie, à Olmutz en Moravie, à Prague en Bohême, à Pavie dans le

Milanais, à Inspruck dans le Tyrol Le janséniste Tamburini, après'',

'avoir été chassé de l’Éltat vénitien pour ses blasphèmes et ses propositions scandaleuses, et s’être réfugié à Pavie, y a été nommé recteur du séminaire général. Le recteur du séminaire d’Inspruck est le fameux incrédule et franc-maçon Albertini. »

Ce même travail, ce même criaie, est eii voie de s’accomplir dans un très* ,j;rand Bombre d'Étais; et, par ses effets, la Révolution exerce des ravages autrement redoutables que par la terreur.

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