DEUXIÈME APPENDICE
Méconnaissant les jntérêts les plus évidents de la France , la presse révolutionnaire presque tout entière "s’est portée avec un désastreux , entrain à produire les deux grandes unifications de l’Italie et de T-ïtle- ecoi'ri,-* f T' magne, ([ui sont la ruine de notre prépondérance, et qui déjà nous' réduisenXTàTa cruelle et impérieuse nécessité de ruiner nos finances, notre agriculture et notre indusirie, en faisant de tout Français un y soldat. Entre mille preuves de ce déplorable esprit, nous ne citerons que l’un des mille passages du journal l’ Étendard, dont les premiers succès furent dus à celte annonce : qu’il s’abstiendrait de toute appréciation politique, parole qui nous trompa. Sa spécialité devait être la relation des événements de la guerre entre la Prusse et l’Autriche.
Mais ce qui frappa le public, et ce qu’on vit s’épanouir avec une complaisante na’fveté dans celle feuille, ce sont les sentiments d'horreurl^ qu’inspire à la Révolution tout État coupable d’une tendance catho-ji lique, l’existence et la prospérité de cet Etat fussent-elles nécessaires* à la puissance et à la prospérité de la patrie. Il est donc question de l’Aulrii he, où les principaux organes de l’opinion sont la bouche et la v
j^ume du Juif. '” -■
« Pendant la guerre , nous dit le journal l’Étendard, tout a servi la Prusse, tout a desservi l’Autriche... » El d’où vient ce singulier phénomène? AhI ahi vous en iriez chercher trop loin les causes, et vous y perdriez trop de temps, lecteur non slylél Qu’il nous soit donné de vous épargner cette peine. La cause de toutes ces catastrophes , l’Étendard vous la dit : « L'Autriche a u» pacte funeste qui absorbe, ^tourne.
paralyse toutes ses forces vives » ; et ce pacte c’est un concordat
^ avec Rome! Donc, et puisque ce n’est point un concordat avec la
no-'f'vy Révolution, a les citoyens se défient les uns des autres; et, tous enpouvoir! Le magistrat tre7?i6(ejdevant le prêtre, le mar- Ÿ f' I Æhand devant le soldat. Toutes les relations sont faussées et forcées... » J liüU'T'* « Il n’en saurait être autrement! L’Autriche ne s’appartient pas;
toute sa vie nationale est aux mains de son clergé, ,%i-même à la
nierci de qui le mène! Il n’est pas une des branches de l’activité
li( /.ViV lailuelle le concordcd do 185.^ ne donne au clergé autri-
i chien une souveraineté complète. (If. Qu’on s’étonne, après cela, de voir
* à Vienne tant de sourds mécontentements se répandre, et, dans toute
l’AUemayne, les hommes d’action, d’étude et de pensée, »e rallier à la
Prusse' Nous pouvons donc dire de l’Autriche ce que nous avons
dit de l’Espagne ; il s’y forme fatalement deux sociétés dans la société, deux États dans l’État... Voilà le mal, et ce mal est tout entier dans le concord^de 1855, dont le Reichsrath n’a cessé de demander la révision. » 'x V'
« En donnant sa démission en masse » lorsque l’ennemi vainqueur est sur le territoire de l’empire, le conseil municipal de Vientie aura-t-il fait un acte utile? Cette leçon ouvrira-t-elle les yeux du pouvoir? « Nous voudrions le croire, nous n’osons l’espérer. Mais il faut
que la situation soit bien grave, le mécontentement bien vif, la compression bien lourde , pour que Ui ville de Vienne se soit vue ohiiyèe d’élever la voix dans d’aussi douloureuses circonstances -.
« C’est qu’en effet un prince qui fait de pareilles concessions, et qui laisse ainsi amoindrir la couronne, devient par son exemple un danger public , non-seulement pour ses peuples , mais pour tous les Etats ^1 »
O singulier patriotisme , et dont le premier ministre de la Grande- Bretagne, l’Israélite Disraeli, vient de nous donner le mot! On croit rêver en lisant ces lignes! Non, notre tâche ne saurait être de dire ce qu’il y eut de lâchetés et de trahisons dans l’Empire devant l’invasion prussierme, d’autres l'ont fait! Il nous suffit d’indiquer le rôle de' ceux qui crurent devoir se faire au dehors les auxiliaires des vainqueurs, dans la campagne contre le concordat. Eh quoil un Étal, un prince, oser se reconnaître catholique au dix-neuvième siècle! Oser donner ce dangereux exemple au moment où l’anlicatholiqueM. Toussenel a jeté ce cri de terreur ; Les Juifs! les Juifs sont les rois de i l’époque! Un Étal, un prince, oser traiter avec Rome, oser régler, à l’exemple de Napoléon I" , l’accord, la concordance des droits de la religion avec les droits de l’État! Un prince, enfin , oser se soustraire à la Révolution qui concentre sur le Christ toutes les haines! un prince oser ne céder que pied à pied aux sociétés secrètes , cette milice cos-
* ÉctiamilloD du patriotisnie judaïco-maronniquc.
* Profiter de l’;*gonie de la patrie pour arriver à de telles fins i.Prolk pudorf
Ou sait- comtnem était composé ce cuoseil. Xa 4Avf '
5 Les entrcogiiillemeis sont de VKiendardf 30 juillet l866.