CHAPITRE DIXIÈME
au public de s’en rendre juge. Faisons dans la foule un tri quelque peu soigné^ choisissons dans le rebut de nos populations européennes un assortiment det mêmes types d’ignorance et de grossièreté, de crasse et de misère. Le voilk fait, ce choix-, voici nos hommes: eh bien! de quelques coups de peigne et de brosse que nous caressions leurs habits et leurs tètes; de quelques flots de lessive ou de savon noir que nous leur inondions le corps; de quelque luxe de fin linge, et de quelque coupe élégante de vêtements qu’il nous plaise de les ébahir et de les couvrir, arriverons-nous jamais à ce résultat subit et prodigieux de haute contrefaçon baronialeP Non; notre canaille, malgré la trompeuse similitude des apparences, restera de cent piques au-dessous de la leur; ou plutôt, la canaille, au point de vue intellectuel, n’existe point chez ce peuple d’élite. Grattez son répugnant épiderme; il n’est chez lui qu'un effet de peinture, un trompe-l’œil, et sans cesse aurez-vous la surprise de voir apparaître l'homme dont aucune nation n’aurait b rougir.
Que si l’on se prend b comparer en Israël les premiers aux derniers, ces gens quelquefois si rapprochés l’un de l’autre 1 ou, pour mieux dire, si l’on étudie l’ensemble de cette population chez laquelle, esprit et corps, tout est prodige de vie, bien vite s’apercevra-t-on^ue nous avons parlé sans hyperbole. Et comment, dans les temps nouveaux que\ le dix-neuvième siècle inaugure, échapper devant la nation | juive b un étrange sentiment où se mêle , b la crainte et I au dégoût, une singulière admiration? Comment dès lors ' *se figurer que les merveilleuses facultés et l’influence si rapidement progressive de ce peuple, « qui commence b se distinguer partout et sous tous les rapports, avec une tendance de supériorité visible devant laquelle toutes les nations semblent s’incliner, » ne seraient pas « l'instrument principal de ■ son rétablissement' » au milieu des peuples, et de sa gloire j prochaine?
•J. (le Félicité, pseudonyme (F. Vercruysse), les Douze tribus, p. b7-68; Paris, 1860.
Mais laissons Israël lui-mémc nous tenir un langage d’autant plus vrai, si d’ailleurs il est peu modeste, que la date de ses paroles est celle de l’année 1844, et que les qualités qui font marcher l’Israélite ’a la conquête de sa position future se sont développées depuis cette époque avec une vertigineuse rapidité. L’œuvre que nous prenons la liberté de traduire porte le seing de ce premier ministre de la Grande-Bretagne auquel, dans le chapitre précédent, nous venons de faire un bref et décisif emprunt. Cet homme d’État est de race judaïque, et sa plume expose avec une indicible complaisance aux yeux de notre monde judaïsé, c’est-à-dire livré sans réserve aux instincts cupides et sensuels que le christianisme réprouve, la supériorité constante, mais surtout la supériorité croissante de la race juive, dont les merveilleuses facultés et l’audace progressent du même pas que ses immenses richesses.
« A la suite de luttes mille fois répétées, signalées par des traits d’héroïsme que jamais Romain n’égala : luttes fécondes en actes de patriotisme qu’Athènes, Sparte et Carthage eussent déclarés inimitables, le poids de quinze cents ans de senitude sumaiurelle' s’est abattu sur nos têtes! Mais loin d’être brisés sous ce fardeau d’oppression et d’ignominies, nous n(jus sommes joués des efforts de l’inven- ■ tion humaine, qui s’épuisait vainement ’a nous avilir et à nous perdre. Oui, le fils du Juif n’a grandi que pour apprendre qu’il était le paria de cette ingrate Europe qui lui doit la plus belle partie de ses lois, le côté le plus exquis de sa littérature et sa religion tout entière! » '
« Les Juifs! les Juifs! est-ce que jamais vous verrez se prononcer en Europe un mouvement intellectuel de queUpie importance sans que les Juifs y figurent pour leur large part? Qui seront les premiers Jésuites? des Juifs^'ii-J Cette diplomatie russe si pleine de mystères*, et devant laquelle pâlie
' Fifleen hundred years of supernatural slavery.
^ Cette politique russe qui renouvelle, au dix-neuvième siècle, les [iJus atroces et hypocrites persécutions du christianisme par les Cd-