‹ Le juifChapitre 213 sur 312 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

rieuse pour que nous tentions de l'allonger en inscrivant les talents secondaires, quelle que soit la vivacité de leur éclat. Assez sera-t-il de nommer les trois grands génies \ créateurs devant lesquels aujourd'hui toute nation s’incline : Rossini, Meyerbeer, Mendelssolin ; Et je doute que chez vous , les arbitres et les régulateurs de la vogue , les muscadins de Paris — your muscacUns of Paris — et les dandies de Londres soupçonnent, lorsqu'ils se pâment aux mélodieux accents de la Pasta ou de la Grisi, que leurs hommages tombent aux pieds des enchanteresses d’Israël'. »

Mais pour conclure, et sans nous égarer dans les champs de riiistoire et de la politique, de la science ou des arts, voici notre mot ; « Aucune loi pénale, aucune torture physique ne fera jamais qu’une race supérieure soit absorbée par une race inférieure. La race bâtarde (mixed) et persécutrice disparaît; tjiais la race pur sang et persécutée tient et subsiste! Vainement donc s’écroulent sur nous, en nous saÜssant, en nous aplatissant sous leurs débris, des siècles et des décades de siècles, l’esprit du Juif se relève, reprend vie, marche, et, de nos jours enlin, exerce sur les affaires de l’Europe une induence dont le prodige est saisissant. Je ne veux, toutefois, faire allusion ni â leurs lois, qui sont celles sous lesquelles vous vous courbez encore {whkh you still obey) , ni k leur littérature dont vos esprits se rassasient ; non, je n’entends parler ici que de l’intelligence du Juif actuel : of the living hebrew intellect* \ »

Mais chaque fois qu’une race active s’enrichit et se développe dans un pays où il y a plusieurs races en présence, il

‘ Disraeli, ibid., p. 185; 1844. As lhey thrill inio raptures at lhe notes of a Pasta, or a Grisi , liltio do they suspect thaï lhey are offerin^ tlieir homage lo the sweet singers of Israël. — N'allons point au delà; ne parlons ni des Rachel, etc., etc.

- //>., p. 183. On voit que si nous donnons à notre traduction quelque liberté d'allure, ce n'est jamais au détriment d’une rigoureuse exactitude. Ce véridique et insolent morceau de l’homme d’Etat anglais a lrop d’importance pour ne point mériter un certain res[>ectl Ce qui n’est point entre guillemets est de nous, comme souvent, mais conforme au sens du texte.

semble que les moins actives « se vengent de leur infériorité j)ar la calomnie. On déprécie ceux qu’on n’a pu égaler, et le grief qui se pardonne le moins, c’esl le succès ' ! »

Que si déjh tel est le succès pour le Juif à peine émancipé, que sera-ce donc tout à l'heure et dès que son émancipation sera complète? Un prochain avenir s’apprête ’a nous le dire, et nous aiderons quelque peu nous-méme 'a la lettre. Nous demanderons, en attendant, si la supériorité intellectuelle du Juif sur le chrétien est accompagnée , comme il serait naturel qu’elle le fût, de la supériorité morale? Grande question que nous ne traitons point, mais h laquelle voici pourtant un mot de réponse.

Si’ les types sur lesquels s’arrête notre choix sont le chrétien orthodoxe et le Juif de l’orthodoxie talmudique, non; la supériorité ne sera point du côté d’Israël ; cela ne peut être; et pourquoi? Parce que la supériorité mt^le dérive de la supériorité de la religion, qui, chez le Juif orthodoxe, est monstrueuse, de même que chez le Juif de la réforme, elle est bâtarde, d’une instabilité pareille â celle des sectes ou des vents , absurde !

Z' On ne le répétera jamais assez ; la corruption des hommes qui furent les meilleurs , et celle des meilleures choses , est ^e toutes la plus détestable : Comiptio optimi pessitna. C’esl pourquoi le Juif qui corrompit sa foi, c’est-k-dire le principe de sa morale, qui est la règle de ses mœurs; le Juif talmudisant, qui, rebelle aux enseignements de la Synagogue antique, repoussa la perfection que venait imprimer à sa loi religieuse la main divine du Christ; ce Juif est le plus immoral et le dernier des sectaires, car ilagit ^dpm'sa croyance.' '15ë~mèîne , et par la même raison, le catholique franchement orthodoxe est-il le plus philosophe, le plus moral et le moins imparfait des hommes.

Mais de ces deux purs échantillons le nombre se restreint chaque jour; et, lorsque nous leur voyons franchir le seuil de l’orthodoxie, nous ne daignons plus accorder k ces

‘ Archives Israélites, p. 726, n“ t6; 1866.

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