CHAPITRE DIXIÈME
croyants déchus d'autre nom, s’il s’agit du chrétien, que celui de baptisé, s’il s'agit du Juif, que celui de circoncis. N’appartenant plus à leur Église que par un signe caractéristique, le circoncis et le baptisé sont alors, chacun dans leur espèce, plus ou moins protestants ou fantaisistes, puisque chacun ne reconnaît d’autre règle et d’autre mesure de sa foi que celle de sa fantaisie, nommée par lui sa raison.
Ils ne peuvent, en conséquence, avoir l’un sur l’autre de supériorité morale que celle qui dérive de la règle de leurs mœurs, c’est-k-dire de la croyance dont il leur plaît, — s’ils croient k quelque chose en ce monde , — de se faire heure k heure une religion. Savoir ce qu’ils croient, lorsqu’il est impossible de les voirk l’œuvre, serait donc la première et la plus essentielle des conditions pour leur a.ssigner un rang dans l’échelle des êtres moraux-, mais rarement le savent-ils eux-mêmes, et plus rarement encore se montrentils stables et conséquents dans leur foi. Réduits que nous > sommes alors k n’opérer que dans les ténèbres et k ne juger que d’instinct, nous avouons que nos préférences nous portent vers le circoncis; car, élevé qu’il fut dans les grossièretés absurdes de l’erreur, il est incontestablement moins déchu , moins dégradé que l’être élevé selon les lois de la raison, qui se laissa tomber de gaieté de cœur des hauteurs de la doctrine chrétienne dans l’abîme de la libre pensée , mère de la libre morale, c’est-k-dire de la morale sans règle et sans frein. y
Le circoncis peut donc, k notre sens, regarder en face, souvent même avec avantage et de haut en bas , celui qui ne conserve du chrétien que le signe indélébile du bap'tême, et qui, grâce aux doctrines et aux afbliations de l’occultisme, n’est en général que le disciple et souvent que le valet du Juif!
CINQÜIÈME DrVISION. — SÜPÉKIORITÉ PHYSIQUE DU JUIF, SA CONSTITUTION.
Sa constitution tout cxceptionneile et privilc^giée ; immunité d’infirmités et de maladies qui frappent toute autre famille humaine. — Conséquence : le Juif, le peuple de la dispersion, est le seul peuple vraiment cosmopolite, c’est-à-dire dont e,ha(]uo individu peut habiter impunément tout lieu quelconque de la terre. — Causi s de ce privilège insigne , d’après certains explicateurs imperturbables. — Second privilège; le Juif n’a jamais cultivé les arts qui fortifient le corps; ses membres sont généralement grêles et faibles; et pourtant ses forces vitales, sa longévité, l'emportent sur celles des autres peuples. — Exemples, statistiques, autorités diverses. — .Mais, outre le phénomène de cette railleuse vitalité qui se produit en sens inverse de la vigueur des corps, et celui de ses immunités, un nouveau phénomène signale cet unique cosmopolite. — Quel est-il? Une fécondité subite , que la science ne peut expliquer, et qui rappelle celle d’Israël en Egypte à l'époque des miracles de l’Exode. — Exemples. — Cette constitution qui a fait du Juif errant et dispersé l’homme le plus inde.structible, le plus tenace missionn.iire du mal, l’apôtre universel de l'occultisme, le prédispose- t-elle ou non à être le plus universel, le plus tenace et le mieux doué des missionnaires de l’Evangile? — Tableaux statistiques de l’élément
Juda'fque répandu dans le monde, et résumé des supériorités do ce peuple; ce qu’il pourrait oser et faire dans un moment donné. — Exemple au chapitre suivant.
A celte supériorité intellectuelle du Juif que vient de signaler notre plume, et qui, dans l’état où se trouve notre monde, nous présage la suprématie prochaine des fils de Jacob, nous devons ajouter une supériorité physique étrange, et que jusqu’à ce jour aucune raison tirée de l'ordre naturel n’e.vplique d’une manière acceptable. Celte supériorité ressort dun privilège de constitution que nous devons appeler unique; et, pour conséquence, elle engendre une immunité singulière des infirmités et des maladies qui frappent et moissonnent chaque famille humaine, lorsque, s’éloignant du berceau de ses pères, celle famille s’implante sous un climat nouveau. Mais une question préalable et intéressante, celle du cosmopolitisme, doit jeter sur la route de celle-ci quelques lumières.
L’homme est-il un être cosmopolite, ainsi que l’a répété